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lundi, 14 avril 2008

RENCONTRES TROPICALES

La dialectique peut-elle encore
 casser des briques ?    
                              

 

Rencontres à la librairie :

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D'où venait cet air de satisfaction apaisée, rassérénée, confortée ...
de tous ceux et de toutes celles qui étaient présents ce 28 mars 2008 ?
Je préfère vous laisser le découvrir vous-même et vérifier si , eussiez vous été présents,
vous auriez vous même trouvé, comme les privilégiés qui étaient là,
des motifs sérieux d'en-couragement ,
dans les réponses claires et distinctes du rationaliste platonicien,
à la perplexité scrupuleuse du vitaliste honnête et sincèrement troublé.

(Pour lutter) contre la déploration, le reniement, la veulerie conformiste du libéralisme globalisé, le divin marché et sa société du spectacle :
un dialogue platonicien sur le mode contemporain,
sans Socrate ni Parménide, mais avec Alain Badiou et Alain Brossat,
dont chacun(e) pourra, selon ses critères et sa perception propre, 
mesurer la force de vérité et d'évidence, à l'aune de l'analyse qu'ils proposent de ces temps difficiles et des moyen d'y faire face.


 

Non, nous ne sommes pas condamnés à la médiocrité et au crétinisme des "faiseurs d'opinion",
des rats, des politiques et médiacrates de tous poils, de tous bords et de toutes les antennes et publications.
Si vous en doutiez voici une occasion de vous en restituer la conviction.
Ces agitateurs compulsifs de formes mortes qui encombrent et accaparent la scène politico-médiatisée,
qui in-forment comme on rend informe, sont à proprement parler des occupants,
aussi néfastes et illégitimes que ceux qui les précédèrent au siècle passé.
Il convient donc, aujourd'hui
comme précédemment, et selon le mot d'Alain Brossat,
de résister à leur pouvoir spectral,
avec la belle énergie dialectique que nous fournit Alain Badiou,
et dans laquelle déjà plusieurs dizaines de milliers de lecteurs ont saisi, spontanément,
l'évidence de la vérité.


 

Urbain

 

Commentaires

Merci Urbain, je réitère.
J'ai eu la chance et le plaisir d'assister à ces rencontres, c'est intense et à partager sans modération avec le plus grand nombre.

Écrit par : agathe | lundi, 14 avril 2008 08:08

Au fait ... la réponse est : OUI
( il suffit de visionner ces 19 "séquences" pour s'en convaincre , en convaincre d'autres et ainsi de suite, de proche en proche, jusqu'aux lointains ...)

Écrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 09:57

Un débat certainement digne d'intérêt.

Cependant la présentation soulève un problème : "la force de vérité et d'évidence" du propos, suivi de " l'évidence de la vérité" de l'analyse proposée, sont des qualificatifs qui sonnent étrangement s'agissant de philosophie.

Pourquoi ?

Peut-être parce que le philo-sophe n'est pas sage. La maïeutique est plus une opération de purgation - de ses évidences et de ses vérités qui sont le fardeau de tout homme vivant en société sans penser, nous tous quoi - que de remplissage par des vérités vraies.

La philo-sophie (amour de la connaissance, amour de la sagesse) est une histoire d'amour qui, d'une certaine manière, finit mal. C'est un amour impossible, Orphée aux Enfers, qui ne connaît pas la satisfaction repue mais simplement la quête inlassable du Graal.

On ne peut espérer dans cet apprentissage de la pensée qui est une sorte d'éveil à la Vie vraie, qu'obtenir le moyen de discerner le faux qui s'insinue dans tous les aspects de l'existence et des relations avec les autres médiatisées par des objets, des intérêts, des désirs accessoires et illusoires dans chaque situation, chaque cas d'espèce qui se trouve placé sous le regard de la raison critique. Mais cela ne conduit pas à déterminer l'évidence et la vérité, tout aussi illusoires s'il s'agit d'y voir des positivités que les artefacts de la société telle qu'elle est.

cette vérité là ne construit rien, elle est pure négativité, libération des chaînes invisibles du prêt à penser, indication d'un chemin alternatif à découvrir en s'y engageant.

Une négativité qui est foncièrement expérience, expérimentation et donc, à cet égard, a partie liée avec l'espoir, qui maintient l'utopie vivace de formes de vies sociales "plus humaines", plus accordées à la "réalité" de ces êtres sociaux que sont les êtres humains.

Enfermer la négativité dans la vérité de l'évidence, l'évidence de la vérité révélée, c'est en faire une nouvelle religion. Il n'y a plus qu'à s'y soumettre. Plus de laboratoire, plus de contradictions, mais un autel.

Un autel qui peut rapidement, si l'on n'y prend garde, devenir sacrificiel.

Écrit par : niemand | lundi, 14 avril 2008 10:47

Ecrit par : niemand | lundi, 14 avril 2008 10:47

Faudrait peut être se renseigner (un peu) sur ce dont on parle, avant ( et pour éviter ) d'écrire des niaiseries,
et par exemple lire le livre de Badiou ( entre autres) pour savoir ce à quoi évidence et vérité renvoient dans ce contexte ( philosophique, dialectique et platonicien) explicitement connoté, et qui n'a rien à voir avec cette lourde péroraison.

Écrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 11:25

C'est off iciel, Urbain n'aime pas niemand......

Écrit par : odm | lundi, 14 avril 2008 13:10

Ecrit par : niemand | lundi, 14 avril 2008 10:47
Ecrit par : odm | lundi, 14 avril 2008 13:10

Le problème c'est que "personne n'est personne pour personne". B Lamarche Vadel

Écrit par : nef | lundi, 14 avril 2008 13:14

L'homme aux rats à ouvert son blog : http://www.blogg.org/blog-71492.html

Écrit par : odm | lundi, 14 avril 2008 13:25

Ecrit par : nef | lundi, 14 avril 2008 13:14

- Mais qui t'a fait mal ?

- Ulysse

Écrit par : cyclope | lundi, 14 avril 2008 13:26

Ce qui est dit sur le temps, les séquences, la culture, le courage, l'action et le vote est important.

Je ne vois pas d'autel, plutôt une manière de laboratoire. On prend, on laisse, ça explose, ça se liquéfie...

Écrit par : f | lundi, 14 avril 2008 15:35

HS
Ce qu'il y a de bien avec Raffarin, c'est qu'il sait se mettre au niveau du Minibush pour contribuer à élever le débat.

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 15:48

Niemand, c'est le nouveau copain réac d'odm?

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 16:05

Les rencontres tropicales se passent dans la bonne humeur.

D'autres rencontres, en revanche...


08/04/2008
Quand Fillon entarte Barnier.

Hier, à Ervy-le-Chatel, petit bourg de l'Aube, on a été témoin de la scène suivante:
Pour illustrer la ruralité, le sujet du jour, François Fillon se fait photographier sur une terrasse dominant un magnifique paysage vallonné: la Champagne humide, exceptionnellement enneigée ce lundi 7 avril. Deux de ses ministres l'entourent: Christine Albanel, ministre de la Culture et Hubert Falco, secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire.

Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, devait aussi être du voyaqe. Mais il est en retard (1). Retenu à Paris, il a raté les étapes précédentes (la visite d'une fromagerie puis celle d'un élevage d'ovins). Dans l'entourage de Fillon, ce retard agace. Enfin Barnier arrive. Il prend l'air aussi détaché que possible pour rejoindre ses collègues. Mains dans les poches, bronzé, souriant, il fait un commentaire enjoué sur le temps qu'il fait. Toute cette neige, ça lui rappelle son fief de Savoie...

Pour Fillon, la tentation est trop forte. Il faut corriger ce Barnier qui la ramène alors qu'il devrait raser les murs.Alors, le Premier ministre attrape une poignée de neige fraîche et la balance en rigolant sur le retardataire. Sous les yeux médusés d'une trentaine de notables locaux, conseillers et journalistes.

La neige coule sur le visage de Barnier sidéré. Rouge de colère. Il sait qu'il est censé trouver ça drôle. Mais non, c'est plus fort que lui. Il est atrocement vexé. Presque autant que BHL après un entartage. Un instant, il avise le manteau de neige sur le muret de pierre qui borde la terrasse. On devine la tentation: "et si je la lui faisais bouffer cette neige...?".

Mais non, il reste stoïque et suit sagement le Premier ministre dans sa visite de la "médiathèque" D'Ervy-le-Chatel. Quel rapport avec l'agriculture? Tant pis, il faut escorter Fillon jusqu'au bout. Christine Albanel est, elle aussi, héroïque. Une fromagerie, un élevage ovin, ... Quel rapport avec la culture? La ministre se serait bien passée de ce détour par la Champagne humide. Elle doit être le soir même à Cannes pour le salon international des programmes audiovisuels.

Mais pour Fillon, c'est une question de standing. Les motards, c'est bien. Une escorte de ministres, c'est encore mieux. A chaque voyage, il essaie d'en réquisitionner quelques uns. Certes, il n'a ni Rachida Dati ni Rama Yade. Ces deux là sont à la disposition exclusive de Nicolas Sarkozy, gros consommateur de ministres figurants.

Tout de même: Barnier, Albanel et Falco pour deux petites heures dans l'Aube, c'était déjà pas mal. Et Jeudi, Fillon s'envole pour Tokyo avec Nathalie Kosciusko-Morizet, Anne-Marie Idrac et Valérie Pécresse. Classe.

(1) comme le révèle ce mardi Le Figaro, Barnier s'est décommandé au dernier moment, quand il a appris que Nicolas Sarkozy s'était invité à petit déjeuner autour d'une dizaine de ministres chez Brice Hortefeux!

http://droite.blogs.liberation.fr/alain_auffray/2008/04/fillon-entarte.html

Écrit par : info | lundi, 14 avril 2008 16:10

Les rencontres tropicales ont lieu dans une chaude ambiance.

D'autres rencontres, en revanche, disgrâce oblige, n'auront plus jamais lieu.


D'après le Journal du Dimanche d'hier, Georges-Marc Benamou (qui a toujours son bureau à l'Elysée) et David Martinon (qui a déjà déménagé) ne peuvent plus entrer à l'Elysée par la grande porte du Faubourg Saint Honoré !
En passant par la loge pour le contrôle des papiers, on peut lire, noir sur blanc, relate le journal, qu'ils sont interdits d'entrée principale !
Dur dur, pour les courtisans, de n'être plus dans les petits papiers du roi.

Écrit par : info | lundi, 14 avril 2008 16:11

Ce Badiou, là. C'est un pseudo mécréant ? ça sonne un peu comme "Bad" "Diou".......

Écrit par : jesus | lundi, 14 avril 2008 16:11

HS/http://www.sauvonslaculture.fr/spip.php?article1#sp1

encore que... (parce que là dessus, je ne suis pas complètement en phase avec Brossat...)
Mais c''est un long débat... que j'amorcerai peut-être ici...

Écrit par : Valdo | lundi, 14 avril 2008 16:40

Ecrit par : jesus | lundi, 14 avril 2008 16:11

Je demande à voir !

Écrit par : Thomas | lundi, 14 avril 2008 16:54

Ecrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 16:05

Ëtrun la lumière.....

Écrit par : Thomas | lundi, 14 avril 2008 16:56

Ecrit par : Thomas | lundi, 14 avril 2008 16:54

Menfin, c'est tout vu, boudi!

Écrit par : jesus | lundi, 14 avril 2008 16:58

Ecrit par : Thomas | lundi, 14 avril 2008 16:56

Thomas taquin!!!!

Écrit par : Alma Nakvermö | lundi, 14 avril 2008 17:04

Ecrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 16:05

Nouveau/réac, c'est un oxymore, une antinomie, une antilogie ou un paradoxe ? Traducteur SVP.

Écrit par : nef | lundi, 14 avril 2008 17:08

On peut dire aussi :
Etrun, la lumière !

Écrit par : Thomas | lundi, 14 avril 2008 17:09

RÉACTIONNAIRE, adj.
POL., péj. [Corresp. à réaction B 2; en parlant d'une pers., de son attitude] Opposé au changement ou qui cherche à restaurer le passé. Synon. conservateur, réacteur (vx); anton. novateur, progressiste, révolutionnaire. Idées, lois, mesures, opinions réactionnaires; livre, journal, gouvernement, parti réactionnaire:
Turgot ne pouvait combattre les abus sans blesser des intérêts et rencontrer des résistances, celle du Parlement, en premier lieu, qui, à peine réintégré avec promesse de ne pas retomber dans son ancienne opposition, manifestait de nouveau son bizarre esprit, à la fois réactionnaire et frondeur.
Bainville, Hist. Fr., t. 2, 1924, p. 10.
− Empl. subst. [La Révolution] a produit de brillants et vigoureux réactionnaires, des restaurateurs ou des prédicateurs du passé, Bonald, de Maistre, Chateaubriand (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 3, 1862, p. 240). Évidemment, le Dr Barbentane était tout de même un radical, pas un réactionnaire (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 123).

Écrit par : Traducteur bénévole | lundi, 14 avril 2008 17:10

oui, ou encore etrun c** ou ne pas être

Écrit par : chatquiexpire | lundi, 14 avril 2008 17:11

Ecrit par : nef | lundi, 14 avril 2008 17:08
"nouveau" s'applique ici à "copain", pas à "réac".
Cela dit, il y a des précédents, comme la "nouvelle droite" qui se voulait un oxymore, ne fut qu'un pléonasme néo-paganiste et antilumières.
Vous pouvez rappeler odm, s'il vous plaît ou lui offrir un os à ronger? ça me gênerait de devoir le bannir.

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 17:26

Et pendant ce temps, le monde environnant va de mieux en mieux. Deux infos sympas :

* Italie : les premières tendances donnent Silvio Berlusconi vainqueur
LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 14.04.08 | 16h13 • Mis à jour le 14.04.08 | 16h45


L'alliance de droite de Silvio Berlusconi serait la grande gagnante des élections législatives italiennes, selon deux sondages "sortie des urnes" publiés, lundi 14 avril, après la fermeture des bureaux de vote. Le Peuple de la liberté (PDL) remporterait une majorité à la Chambre des députés ainsi qu'au Sénat, selon ces études. Les premières projections en sièges sont attendues en fin d'après-midi.

Un sondage de l'institut Piepoli pour SKY-TV donne notamment M. Berlusconi gagnant avec 42 % des voix, contre 40 % au Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni à la Chambre, et avec 42,5 % contre 39,5 % des voix au Sénat, avec une marge d'erreur de 2 %. La RAI donne également la coalition formée avec Ligue du Nord et un mouvement autonomiste sicilien victorieuse dans les deux chambres du Parlement.


* Le possible désengagement de la Sécu pour les frais d'optique provoque colère et incompréhension
LEMONDE.FR avec AFP | 14.04.08 | 15h37 • Mis à jour le 14.04.08 | 16h09

La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, n'a pas écarté, dimanche 13 avril, la possibilité que la Sécurité sociale se désengage complètement de certains secteurs, notamment l'optique, au profit des assurances complémentaires, provoquant l'incompréhension des responsables de la Mutualité française et la colère de l'opposition, qui dénonce "une privatisation annoncée" du système de santé.

Écrit par : inf-off | lundi, 14 avril 2008 17:29

Vous pouvez rappeler odm, s'il vous plaît ou lui offrir un os à ronger? ça me gênerait de devoir le bannir.

Ecrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 17:26

La majorité des chiens est plus aimable que toi machin etrun....

Écrit par : Traducteur bénévole | lundi, 14 avril 2008 17:32

Ecrit par : Traducteur bénévole | lundi, 14 avril 2008 17:32
Tu es un ami ou un avatar d'odm?

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 17:35

HS/

Devinette du soir:
Huit français sur dix donnent raison à "NKM". Que va faire le Minibush?

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 17:52

Ecrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 17:52

La virer, enfin elle devrait démissioner, si elle est cohérente..

Écrit par : Pamela de Barres | lundi, 14 avril 2008 18:48

Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 14 avril 2008 18:48

Nan nan nan, je crois pas. Comme il est prêt à ramper sur 500 km pour regagner un quart de points dans les sondages, comme il l'a nommée secrétaire général adjoint de l'UMP il y a un mois et comme il veut rappeler à franfois fillon qui est le fef, -pardon, le chef! et comme il n'est évidemment pas à une contradiction près, - il va donner raison à Nkm.

(A bientôt, je file...)

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 19:25

Sur Nathalie Kosciuko-Morizet, fille à papa notoire, un éclairage un peu différent du rôle de sainte nitouche pure et dure qu'elle joue à la perfection...

lisez donc : http://www.bakchich.info/article3302.html

Après on en reparlera ! c'est dire si la Donzelle n'est pas prête à démissionner avec des dents qui rayent autant le parquet...

En faire une Jeanne d'Arc moderne me fait autant rire que vouloir faire de Berlusconi un Simon Bolivar italien !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 19:35

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 19:35

Bien vu...Et le frérot n'est-il pas le (co)fondateur de Price Minister? Cela dit, paraît aussi que l'arrière-grand-père du tandem était (co) fondateur de la SFIO...;-)))))
http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1337Kosciusko.html

Écrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 20:00

Bien vu...Et le frérot n'est-il pas le (co)fondateur de Price Minister?
Ecrit par : etrun | lundi, 14 avril 2008 20:00

donc elle est responsable de ce que fait son frère ?

Écrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:14

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 19:35

Les femmes politiques sont souvent pointées du doigt pour leur supposée hypocrisie. On ne peut pas se fier à elles... Le cliché de la sainte nitouche : un reproche qu'on fait aux femmes et non à leurs collègues masculins : qu'un homme politique soit matois, retors, qu'il reprenne sa parole et on louera son "intelligence politique" ; en revanche une femme sera aussitôt taxée de duplicité...
NKM prétend avant tout être compétente dans son domaine (en tous cas elle l'est davantage que Borloo et Copé !), elle affiche de légitimes ambitions politiques (pourquoi n'en aurait-elle pas ?), et elle a sans doute un caractère bien trempé (nécessaire d'autant plus qu'on est une femme en politique).
Mais ce n'est pas si grave, puisque ses principaux défauts sont d'être la fille de son père, et d'être la soeur de son frère : et là, malheureusement, elle ne peut pas y changer grand chose !

Écrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:32

Ecrit par : Valdo | lundi, 14 avril 2008 16:40

Le préambule de cette sotte pétition est emblématique de ce que dénonce ( à juste titre ) Brossat : une confusion totale entre art, culture, éducation, politique de la ville (!!) , et pourquoi pas le ramassage des ordures et l'entretien des piscines ...
L'art, la création , n'ont rien à voir avec ce salmigondi .

Écrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 20:36

Ecrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:32

Son principal défaut c'est surtout d'être une souris au milieu des rats, et ça " c'est son choix".

Écrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 20:38

Ecrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 20:38

exact, elle aurait dû démissionner et les laisser dans leur mouise...

Écrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:41

Ecrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:32

Vous avez raison pour les femmes mais je vais vous dire : elles sont tellement rares à l'UMP qu'on ressort toutes les filles à papa : la godiche Michèle Alliot Marie, la pédante Roselyne Bachelot, l'arriviste Kosciuko, la sèche Pécresse sans compter la fameuse Panafieu.

Elles ont eu la chance de naître avec une cuillère en argent dans la bouche. Ce n'est pas une critique mais un constat.
Mais mon cher mouais, on trouvera aussi beaucoup de fils à papa dans l"assemblée, dans le cinéma, dans le journalisme, chez les maires etc, et de plus en plus... On retourne peu à peu dans les critères de la société nobiliaire, aristocratique et bourgeoise du 18ème siècle...

Seule deux femmes que j'aime bien émergent alors qu'on les déteste dans les milieux de gauche, Dati un peu trop futile et arriviste et la jolie Rama Yade qui est bien obligée d'avaler des couleuvres de par sa fonction...

Je suis iconoclaste mais je m'en branle...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 21:00

Ecrit par : mouais | lundi, 14 avril 2008 20:32

Je ne remets pas en cause la compétence de NKM mais si elle avait été fille de plombier, vous vous doutez bien qu'elle n'aurait pas fait la même carrière... Est il utile de le rappeler ?

Donc l'hérédité et l'entregent dans notre société sont des facteurs déterminants pour réussir. Point final. Autrement, il reste la chance.

Quant à la compétence ? J'ai trop souvent vu autour de moi de gens très intelligents finir dans la médiocrité sociale pour croire encore au mythe ridicule du mérite personnel, valeurs essentielles de la droite pour faire croire que chacun a sa chance afin favoriser à la fois conformisme et une certaine soumission sociale !
Balivernes que tout cela...

J'ai passé l'âge de croire aux contes de fées !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 21:25

Concernant Kosciusko-Morizet, inutile de se leurrer ; c'est une "crise" interne, générée par le vote d'un amendement proposé par un député "communiste". Les français donnent (prétendument) raison à Kosciusko-Morizet mais à quel titre, sur quels critères ? D'avoir combattu les OGM (mouarf), d'avoir pointer la cacophonie, la lâcheté, de râler simplement ? Le savent-ils ?
Voir l'article de O. Bonnet :
http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/04/09/8710406.html

La question du sondage : "Vous savez que lors du débat sur les OGM à l'Assemblée Nationale, Nathalie Kosciusko-Morizet a défendu des positions assez restrictives concernant la culture des OGM. Vous personnellement, estimez-vous qu'elle a eu raison ou qu'elle a eu tort de défendre de telles positions ?"

...........

L'art et sa version médéfisée, la création d'entreprises ; et l'oeuvre d'art "à l'ancienne" comme valeur refuge.

Écrit par : f | lundi, 14 avril 2008 21:35

Ecrit par : f | lundi, 14 avril 2008 21:35

Tout juste !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 14 avril 2008 21:39

Sur la "compétence" des ministres ( ça me fait bien rigoler au passage ), vous devriez écouter la petite "story" de Ch.Salmon sur ce conte de fée là !
Ministre n'est pas une fonction "technique" c'est une fonction essentiellement politique. Ils sont là dans un cadre "représentatif", rien d'autre, rien de plus, et même plutôt moins car dorénavant ils sont là pour "incarner" une histoire ( généralement un scénario plein de clichés et de poncifs, écrit pour un très mauvais sitcom destiné au prime time de TF1/M6).
D'ailleurs vos échanges passionnés sur cette engeance sont assez révélateurs du fait que le public est plus large que ne pensent les concepteurs de la série.
Des rats, des rates, des souris, des rastignac au petit pied, des demi-mondaines et des courtisan(e)s.

Écrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 23:13

Ecrit par : urbain | lundi, 14 avril 2008 20:36
Absolument pas d'accord...
Considérer ou en être venu à trouver normal que l'art ne concerne que 10% de la population, c'est une parenthèse dans l'histoire...
et ça n'a rien à voir avec la consommation culturelle ou le socio culturel..
Mais bon, trop crevée pour entamer le débat ce soir...

Écrit par : Valdo | lundi, 14 avril 2008 23:34

Valdo,
tu confonds la production de l'art et sa consommation, ou si on veut la possibilité de sa jouissance.
Quant à ce que ou ce qui concerne l'art...c'est tout le monde ( au plan de la jouissance des oeuvres ) ou certainement beaucoup moins de 10 % de la population ( relativement à leur production ) et je ne vois aucune raison de nous en émouvoir .
Les cris d'orfraie des pétitionnaires que tu pointais relèvent d'une promotion déjà ancienne, le plus souvent corporatiste et toujours profondément néfaste et stérile ( au plan artistique) du "fourre-tout" socio-culturel qui débouche , au mieux, sur une production d'oeuvres ou manifestations "officielles" , ultra conformistes même et surtout quand elles miment des postures "subversives".
Meilleur exemple : les résultats de la loi sur le 1% culturel des beaux jours du ministère de la culture : un pitoyable art officiel" et décoratif de la cinquième république.
Comme l'ont justement rappelé les deux Alain, l'Art est subversif et autonome, le "culturel" est , à l'inverse, essentiellement consensuel et récupérateur, communautaire et reproductif.
Les oeuvres d'art authentiques n'ont rien à voir avec les produits culturels .

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 00:01

Je ne parle précisément pas de "produits culturels" mais de "partage du sensible", comme le disait Rancière. Et c'est là que je ne suis pas d'accord avec Brossat: la culture, ou plus exactement la politique culturelle que tu définis comme au service d'intérêts corporatistes (et qui de totues façons est en train d'être abandonnée), a originellement pour objet de faciliter ce partage du sensible. C'était l'ambition de Malraux, qu'elle ait été complètement dévoyée est une autre histoire. Mais pour moi, ce serait assez paradoxal que de confier ce "partage du sensible" et la possibilité de rencontre avec l'art aux seules forces du marché !
Je pourrais donner pas mal d'exemples pour moi assez forts artistiquement de ce qu'a permis une politique publique en art, mais bon, là je dois filer, à plus tard!

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 08:32

"partage du sensible", désolé je ne sais pas ce que ça "veut" dire ... et d'ailleurs je doute que Rancière soit jamais capable de formuler cette "idée" avec plus de "clarté et distinction" qu'il ne l'a fait jusqu'ici.
L'art - et je le dis très péremptoirement par ce que c'est quelque chose qui à ma connaissance ne fait pas débat - est précisément , dans l'ordre du phénomène, l'inverse du sensible, au sens de ce qui offert, "naturellement" donné ( a fortiori hypothétiquement offert "en partage" ) aux sens, c'est précisément l'effort fait pour s'en démarquer, le déplacer, aller au delà.
Cet effort est produit symétriquement par le créateur de l'oeuvre et celui qui en jouit. Autrement dit, l'oeuvre est "spontanément" un partage ou elle n'est pas ( une oeuvre "d'art"). Aucun "encouragement" , aucune promotion n'a de sens à cet égard, aussi bien à l'égard de l'artiste que de "l'amateur". Le seul obstacle c'est ... le marché . Car ce rapport à l'oeuvre est néantifié à partir du moment où il se réduit ( comme c'est le cas dans le "culturel" ) au rapport fétichisé de la marchandise.
Simplement et brutalement : l'artiste est un artiste (a ce talent) ou pas , et en face de ses oeuvres il y a des gens qui sont capables ( se sont donné les moyens ) de s'en apercevoir, ou non .
Faciliter/promouvoir la consommation des oeuvres c'est entériner le fait de de consommation. Or la jouissance des oeuvres suppose un effort symétrique et comparable des "deux partis" : l'auteur et le jouisseur. Une émancipation progressive du sujet par l'acquisition progressive d'une autonomie, ce que les allemands semble-t-il appellent "bieldung" et que nous traduisons, fort improprement et confusément par "culture" - par extension du sens traditionnel de l'épithète "cultivé" communément attribué à celui qui aurait accompli ce parcours, par ailleurs souvent associé à "civilisé", donc double (contre)sens dont toutes les ambigüités délétères du "culturel" sont issues - avec le résultat que nous constatons.
Cette dérive désastreuse aboutit notamment à l'illusion que TOUT est "culturel", et l'enjeu est que "l'art" qui est inclus/réduit dans ce "tout" soit plus "facile d'accès" ( à tous les sens qu'on peut accoler à l'association redoutable de ces deux termes), afin que tous "en profitent" .
Marché de dupes s'il en est .

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 09:41

" L'art - et je le dis très péremptoirement par ce que c'est quelque chose qui à ma connaissance ne fait pas débat - est précisément , dans l'ordre du phénomène, l'inverse du sensible, au sens de ce qui offert, "naturellement" donné ( a fortiori hypothétiquement offert "en partage" ) aux sens, c'est précisément l'effort fait pour s'en démarquer, le déplacer, aller au delà."

C'est un peu facile de fonder tout son raisonnement sur quelques siècles d'art bourgeois et occidental.

Pour en revenir à des fondamentaux bien plus anciens que ceux abordés par Urbain, l'art fut pendant plus longtemps, l'objet d'une jouissance et d'une consommation de masse, qu'il ne fut réservé à une élite "cultivée". Cette notion d'art qui n'est pas naturellement donné, est apparue à la Renaissance avec les mécènes bourgeois, notamment les Médicis (art d'apothicaires et de banquiers). A cette époque les cabinets de collectionneurs et de curiosités ont précédé, l'art dans les appartements et salons privés. L'art qui était publique, de par sa fonction cultuelle ou d'affirmation d'un pouvoir, est alors devenu privé. Un long travail républicain (à travers les musées, les théâtres publics...) a permis de sortir peu à peu l'art de cette captation bourgeoise de l'art du plus grand nombre au profit d'un petit nombre.

Écrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 11:26

Le PS "réactionnaire" dans ses oeuvres :


Lettre ouverte

à tous ceux et celles qui veulent que le PS se mette au travail…



Bonjour à tous,



Je reviens vers vous pour vous donner des nouvelles de notre pétition.



Rappel des épisodes précédents :

1 > nous devions déposer notre pétition le 25 mars. François Hollande nous a interdit de monter à la tribune du Conseil National mais a promis que nous pourrions la déposer au Bureau National du 1er avril et que, avant ce B.N., il recevrait quelques uns des premiers signataires pour que nous puissions parler avec lui de notre demande.



2 > le 1er avril, trois heures avant le Bureau National, nous arrivons enfin à joindre le Directeur de Cabinet de F. Hollande. Stéphane Le Foll commence par dire que nous sommes des inconscients et qu’il est impossible d’organiser une Convention sociale et une Convention européenne d’ici l’été. Au bout de 10 minutes d’un dialogue musclé, il conclut qu’on pourrait peut-être organiser une grande Convention (celle sur les questions sociales).



Il est acté avec Stéphane Le Foll que notre pétition sera donnée le soir même à tous les membres du Bureau National et que Claudy Lebreton et Patrick Bloche (qui sont signataires et membres du BN) auront un moment pour en parler. La décision sera mise "en délibéré" jusqu’au BN du 8 avril, date à laquelle j’aurai un moment à mon tour pour argumenter devant les membres du BN.



Il est acquis que nous pourrons rencontrer François Hollande avant le 8, pour parler avec lui du fond de notre demande. "On fixe le rendez-vous demain. Tu nous appelles demain et on fixe le rendez-vous !" me dit Le Foll en concluant l’entretien.



3 > Le 2 avril, nous apprenons que le texte de la pétition n’a pas été donné aux membres du BN.



4 > Malgré de nombreux appels, nous n’arrivons à joindre ni F. Hollande ni S. Le Foll entre le 1er et le 8 avril. Il faudra un jour reparler du cumul des mandats : Le Foll est payé pour garder la maison quand le patron n’est pas là. Mais, en plus d’être Directeur de cabinet à Paris, il est élu municipal au Mans et Député européen à Bruxelles et Strasbourg… Cela ne facilite pas les contacts et laisse peu de temps pour la réflexion !



A la demande de son assistante, nous envoyons par mail les 6.123 premières signatures de militants PS (les seules qui semblent intéresser la direction…) et obtenons un mail « Bien reçu » mais aucune proposition de rencontre.



5 > Le mardi 8 en fin d’après midi, pensant que Claudy LeBreton, Patrick Bloche et moi pourrons déposer et défendre notre pétition, je me rends à Solférino sans avoir pu joindre ni Le Foll ni Hollande. "Il a eu ton message et il a ton numéro de portable" me répondent imperturbablement leurs assistantes quand j’essaye à 6 reprises dans la journée du 8 de leur parler. N’était-il pas "promis" depuis le 25 mars que nous pouvions nous parler et que nous pouvions déposer notre pétition ?



6 > J’arrive à Solférino et demande à voir le Foll avant que le Bureau National ne commence (François Hollande est à l’Assemblée). Il ne répond pas à ma demande. Quand je fais mine de m’engager dans le couloir qui mène au BN, un homme de la sécurité me demande de revenir à l’accueil sur un ton peu amène. J’arrive à coincer Le Foll, qui m’explique en termes peu châtiés que nous lui cassons les pieds (par écrit, mieux vaut ne pas répéter les termes exacts). "Vous voulez foutre en l’air le calendrier décidé par le Conseil National" dit-il. Je lui explique qu’il ne s’agit pas de foutre en l’air quoi que ce soit mais seulement d’utiliser au mieux les 2 mois qui restent avant les grandes vacances : si nous nous mettions sereinement au travail pendant ces 2 mois, nous pourrions avoir un Congrès bien moins violent et bien plus intéressant…



De deux choses l’une : soit ce travail aboutira à un consensus (ce sera alors notre nouveau projet social), soit il n’y aura pas de consensus et c’est le Congrès qui tranchera entre plusieurs stratégies possibles. Mais, si nous commençons par ce travail de fond, le Congrès sera moins violent et sera l’occasion de construire un projet très concret.



J’ai le malheur de rappeler à Le Foll qu’en 2003, déjà, ils nous avaient traité de "casse-couilles" quand, avec quelques amis, on leur avait dit qu’il y aurait un référendum et que le Non allait gagner si on ne faisait pas le maximum pour obtenir un Traité social (à l’époque, toute l’équipe de Soférino était convaincue qu’il n’y aurait pas de référendum et que c’est l’UMP qui allait éclater au moment de la ratification parlementaire du Traité…). Ce rappel a le don d’énerver Stéphane : "Bien sur. Bien sur. Et c’est grâce à vous aussi qu’on a gagné les municipales !" me dit-il, assez énervé. Visiblement, à force de le répéter, Solférino commence à croire vraiment que c’est François Hollande qui a gagné les municipales. Il faudra un jour qu’on leur parle du travail réalisé par les élus et les militants de terrain, et de l’effet repoussoir qu’a eu Sarkozy. Mais, mardi, je n’ai pas voulu m’avancer sur ce terrain…



7 > Comme l’homme de la sécurité a appelé un de ses copains, plus balèze, et que le scandale n’est pas une façon de convaincre, je n’ai pas tenté d’aller au Bureau National. Quand j’ai quitté Solférino, Le Foll m’a dit qu’il allait donner notre texte à tous les membres du BN (ce qu’il n’a pas fait).



Je suis sorti de Solférino absolument furieux. C’est quand même ahurissant dans un parti qui se veut démocratique, qu’on ne puisse même pas déposer une pétition signée par plusieurs milliers de citoyens et bon nombre de parlementaires. Voir un parti aussi verrouillé m’a vraiment mis hors de moi.



Sur le fond, ce refus du débat me semble dramatique. Sarkozy et Fillon ont relancé leurs réformes. Santé, code du travail, retraites, éducation… Sur tous ces sujets, nous allons évidemment nous opposer aux réformes engagées par la droite, mais nous serions 1000 fois plus convaincants si nous pouvions dessiner une alternative ! Pourquoi ne pas le faire ?



Un des élus qui soutient notre initiative a récemment croisé François Hollande et lui a demandé pourquoi il refusait de nous écouter, pourquoi il ne voulait pas que le PS se mette au travail d’ici l’été. « Il ne faut pas nous dévoiler trop tôt, lui a répondu François Hollande. Il faut laisser la droite avancer ses réformes et ne pas nous dévoiler trop tôt ! »



L’élu n’en est pas revenu. « Ne pas nous dévoiler trop tôt, c’est super astucieux comme stratégie. Mais il ne faut pas non plus nous dévoiler trop tard ! A force de ne pas nous dévoiler trop tôt, on n’a toujours pas compris quel était notre projet en 2002 et notre projet de 2007 était tellement faible qu’il n’a pas convaincu grand monde… »



* * * *

L’image que donne le PS recommence à être catastrophique (Cf « Les reconstructeurs socialistes bâtisseurs de dissensions » dans Libération de ce samedi http://www.liberation.fr/actualite/politiques/320801.FR.php )



Depuis le 21 avril 2002, le PS a tenu deux Congrès "classiques". Nous avons passé des heures à écouter des grandes déclarations générales qui n’ont permis aucune clarification, aucun progrès réel. Au lieu de reprendre les mêmes méthodes, avec les mêmes acteurs, dans le même huis clos, pourquoi ne pas innover ? Pourquoi ne pas nous mettre vraiment au travail, en nous ouvrant à tous ceux et celles qui veulent travailler avec nous ?



Une descente en ski dépend en large part de l’impulsion qui est donnée dans la première longueur. De même, la capacité qu’aura (ou non) la gauche à se renouveler dans les prochaines années, dépend largement de ce que nous ferons (ou ne ferons pas) d’ici au Congrès de novembre.



Face à ce blocage, que pouvons-nous faire ?

Si nous voulons effectivement organiser un grand temps de travail avant l’été, il faut que la décision soit prise avant la fin avril ou dans les tout premiers jours de mai. Ensuite, il sera trop tard pour organiser quelque chose qui a de l’allure. Nous avons donc encore 3 semaines (maxi) pour débloquer la situation.



1° Parmi nos premiers signataires, plusieurs parlementaires veulent utiliser la semaine qui vient à convaincre leurs collègues : "Quand les députés rencontrent des militants, ils se rendent compte que la rénovation annoncée par Solférino n’intéresse pas grand monde. L’idée de travailler sur le fond pendant 2 mois pour avancer sur le projet et pour renforcer notre unité, est une idée qui progresse. On doit pouvoir en convaincre un certain nombre."



2° J’invite tous ceux et celles d’entre vous qui connaissent des parlementaires ou des élus socialistes à leur en parler.



3° Nous retournerons à Solférino le 22 avril avec une vraie délégation. Si, d’ici là, nous avions doublé le nombre des signatures, peut-être que F. Hollande et les membres du BN seraient plus attentifs… Chacun et chacune peut prendre quelques minutes pour appeler un(e) ami(e), PS ou non-PS, pour lui demander de signer.



Si vous allez à une réunion de section, donnez l’adresse www.nouvellegauche.fr à tous ceux qui sont ouverts au débat.



4° D’autres prises de parole collectives sont en préparation dans les grands médias d’ici au 22. Nous vous tiendrons au courant.



Pour info, j’étais lundi l’invité du NouvelObs.com (http://forums.nouvelobs.com/1348/Pierre_Larrouturou.html) et mardi, avant d’aller à Solférino, j’ai rencontré à nouveau l’équipe qui anime Les Inrockuptibles. Visiblement, à lire son blog, l’un des journalistes des Inrocks apprécie notre façon de faire :



« Déjeuner avec Pierre Larrouturou. Vous avez peut-être lu son entretien dans Les Inrocks du 25 mars, ou alors ses bouquins. Larrouturou, c'est cet économiste qui militait pour la semaine de quatre jours, qui croit fermement qu'une vraie politique de gauche est possible dans le contexte global actuel.



Gai, souriant, parlant à toute berzingue, sortant de sa manche chiffres et graphiques toutes les deux minutes à l'appui de ses idées, Larrouturou donne la pêche.



C'est à lui tout seul un jacuzzi, un energizer, un rail de coke, une capsule de viagra : après deux heures avec lui, on redevient optimiste. On aimerait que son énergie, sa croyance dans les dossiers de fond atteignent l'air raréfié de la rue de Solférino, mais ça, c'est pas gagné. »



C’est la première fois que je me fais traiter de "Rail de Coke". Je n’ai jamais été très porté sur ce genre de complément alimentaire, mais c’est vrai que Solférino aurait besoin d’un truc un peu fort !



5° Tous ceux et celles qui ont des idées à proposer pour activer le mouvement sont évidemment les bienvenu(e)s ! Vu le peu de temps que nous avons devant nous, nous ne pouvons pas organiser de rencontres « physiques » mais nous pouvons échanger par mails. N’hésitez pas à nous envoyer toutes vos propositions pour réveiller Solférino !





Ce mail est déjà trop long (désolé !). Juste deux mots de conclusion : il nous reste 3 semaines pour faire bouger Solférino. Ensuite, je crains que nous ne soyons embringués sur un toboggan qui nous mènera à un Congrès très très dur et nul ne sait dans quel état le PS et l’ensemble de la gauche en sortiront. Alors, AU TRAVAIL !



Chacun de nous peut convaincre un(e) élu de sa connaissance.

Chacun de nous peut trouver 2 ou 3 signatures d’ici le 22 avril.



BONNE SEMAINE A TOUS !



Pierre Larrouturou

Écrit par : pour info | mardi, 15 avril 2008 11:30

Avant d'être Père emptoire, il faut connaître un peu le sujet des politiques culturelles et avoir un peu vu des expériences en live!
Tu t'obstines à parler de "consommation" des œuvres alors que je m'obstine à dire qu'il ne s'agit pas de ça, et que jamais, jamais je n'emploie ce mot qui est le contraire de ce que je défends.mais d'organiser la rencontre.
Je vais donner deux exemples (et après je me lance dans un billet, pour faire comprendre ce dont je parle):
La musique contemporaine: a priori la forme la plus complexe, la plus savante, la plu prétendument élitiste, la moins "facile d'accès" (encore u mot que je n'emploie jamais, "l'accès, comme si l'art était au sommet et le peuple en bas).
et bien, Nicolas Frize , compositeur contemporain (tellement opposé à l'idée de "consommation" qu'il n'a jamais enregistré!) a fait travailler 600 habitants de la Seine St-Denis, tous milieux confondus, sur une œuvre (de la conception au chant! ) et le résultat était (à mon avis) magnifique. (Le processus serait trop long à raconter ici). Voilà ce que j'appelle du partage du sensible, ou de l'action artistique, ou et qui suppose en effet une intervention publique.
Le musée précaire Albinet à Aubervilliers: Thomas Hirschhorn, plasticien dont le boulot depuis des années se démarque plutôt bien du faussement subversif en vogue dans le milieu, a convaincu Beaubourg de lui prêter sucessivement et pendant huit semaines des oeuvres de Malevich, Mondrian, Duchamp, Le Corbusier, Warhol (...) à raison d'un artiste exposé par semaine, dans un préfabriqué dans un des quartiers les plus sinistrés de la ville. Où il a, huit semaines durant, avec effectivement la complicité d'éducateurs de la "politique de la ville" animé une forme de campemetn précaire, où les gamins (qui avaient préalablement fait un stage à Beaubourg) faisaient visiter eux -mêmes les expos,où des ateliers étaient organisés pour les plus petits, où des conférences avaient lieu toutes les semaines... Autre exmple, pour moi, de partage du sensible, d'organisation de la rencontre qui n'a rien à voir avec la consommation type Télérama.. (Bon, faut que je le ponde ce billet)

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 11:37

Oups, c'était pas précisé, je répondais, vous l'avez compris, à la dernière intervention d'Urbain.

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 11:39

Ecrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 11:37


Oui oui oui !

Écrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 11:47

désolé de devoir te dire ça valdo, mais en toute bonne foi et sincérité ( de ta part), je te vois t'inscrire , malgré quye tu en ais, dans cette dérive du "culturel" miroir aux alouettes, très commode et à ce titre de longue date instrumentalisé, notamment par ceux qui ont surtout une bonne conscience à acheter et une "histoire" à vendre aux fins d'autopromotion ( politique ou médiatique) .

incidemment
"huit semaines des oeuvres de Malevich, Mondrian, Duchamp, Le Corbusier, Warhol"
c'est à mon avis l'exemple type de la démarche totalement mortifère pour toute émancipation individuelle .
C'est exactement l'inverse d'une construction compréhensive du discernement et de l'autonomie raisonnée du jugement, ne serait-ce que par ce que précisément ça ne permet absolument pas de comprendre quoique ce soit, puisque ça oublie "l'essentiel" .
ça me rappelle ces professeurs d'art plastique qui prétendaient que "la peinture commence avec Malevich" , dans le droit fil , métaphorique de "l'histoire commence avec moi" . la glorification de la réinvention du fil à couper le beurre...

En d'autres termes c'est construire les conditions de possibilité du "fameux théorème" du "Rauschenberg vaut Velasquez" ( dont Rauschenberg lui-même connait le faible degré de vérité).

Quoiqu'il en soit il me semble évident que l'art , en tant que "procédure de vérité" comme dit Badiou, n'a rien à voir avec tout ça, quelque jugement qu'on puisse porter sur ce "partage du sensible", qui continue de ne vouloir rien dire pour moi, du moins rien d'autre que cette promotion/extension de l'alibi culturel à des fins de cache misère sociologique ( aussi bien de la création/production que de la jouissance de l'art , dans la société du spectacle) .
Bon je répondrai sans doute à ton billet ce soir et tout ceci est sans doute prématuré et ( tu vas me le démontrer) péremptoire, élitiste, archaïque, injuste, inexact et inapproprié .
à suivre ...

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 12:17

Ecrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 12:17

bourgeois (donc urbain) je réitère. Avec cette conception, l'art a une valeur (Mon dieu Rauschenberg vaut Vélasquez, on s'en fout sauf lorsque l'on est commissaire priseur). Assise sur son capital culturel et tenant à le garder comme tous ses biens. Dans une sociale démocratie embourgeoisée, l'art a donc bien du mal à échapper à la marchandise. C'est donc dans l'intervention et l'expérimentation de situations dont parle Valdo, que l'art peut échapper au spectacle et à sa marchandisation.

“L’intellectualité parle le langage de la castration. Il suffit d’écouter la plupart des conversations. Ce ne sont qu’ordres intimés ou suggérés, rapports de police, réquisitoires de procureurs, panégyriques d’avocats. Dans le ferraillement verbal du prestige et de l’intérêt, avoir le dernier mot ne dissimule même plus qu’on a la dernière des vies” Raoul Vaneigem

Ce qui change notre manière de voir les rues est plus important que ce qui change notre manière de voir la peinture” Guy Debord

Écrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 12:51

Ce qui est curieux, c'est qu'apparemment pour toi , une "construction compréhensive du discernement" ne pourrait passer que par une approche totalement académique et chronologique de l'histoire de l'art.
Or, précisément, pour moi, l'art est ce dont la transmission et le partage peut se faire autrement que par les canaux académiques, ((sauf à penser que le peuple du XVIIème siècle était incapable de comprendre quoi que ce soit à Molière parce ilettré et n'ayant pas lu les comédies de Plaute dont il s'inspire). Autrement, c'est à dire par la rencontre, voire par le fait de se frotter à sa pratique, même en amateur..
C'est précisément ce que j'appelle le partage du sensible. et je le répète, parce que visiblement ça ne passe pas, ça n'a rien à voir avec la consommation qui pousse les foules au Grand palais ni avec le "tout est culturel", de la cuisine à Courbet. Mais de la capacité de l'art à bouleverser le regard, y compris de ceux qui n'ont pas assimilé académiquement tous les codes et les références qu'il utilise.
Si je peux en parler, c'est que je côtoie beaucoup d'exemples...
Les gamins d'Aubervilliers qui ont participé au Musée précaire, je sais que leur regard a été déplacé, transformé. Que la majorité d'entre eux auront envie de creuser, de connaître de savoir, d'aller plus loin (y compris pour deux d'entre eux d'netre aux Beaux-Arts, quoi que tu en penses).
Mais il est vrai que pour moi Rauschenberg "vaut" Velasquez (c e qui au demeurant ne veut strictement rien dire. Je ne dirais d'ailleurs pas ça de beaucoup d'artistes contemporains...

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 13:01

Oups, illettré, et "entrer aux Beaux-Arts"

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 13:07

Les gamins d'Aubervilliers qui ont participé au Musée précaire, je sais que leur regard a été déplacé, transformé.

Valdo, c'est vrai que déplacer les bobos pour voir l'immonde des conditions de vie de la bas, n'a en rien déplacé leur regard.

Écrit par : exomil | mardi, 15 avril 2008 13:35

HS

C'est ça, exactement ça :

http://www.bakchich.info/article3362.html

Écrit par : agathe | mardi, 15 avril 2008 14:25

valdo, nef,
Si 'Art n'a pas de valeur ( sauf pour les commissaires priseurs) de quoi s'agit(e)-t-il ?
Marrant que tu me parles d'académisme (!) puis prenne l'exemple (édifiant) du "gamin de banlieue qui entre aux beaux arts " .
Difficile de nager davantage dans le cliché et le conformisme.
Non, décidément, l'art n'a rien à voir avec ce qui semble être l'objet de ton "partage" , encore une fois un alibi/cache misère sociologique, commode, rassurant (?) mais certainement pas une "procédure de vérité" ...
"L'académisme aujourd'hui", voilà en effet ce que pourrait être le titre pimpant de ton billet, avec un "Rauschenberg" en iconographie .
Pas se faire d'illusion : si le culturel ( uniformément valide, sans distinction, sans détermination ) se substitue à l'art, abolissant toute possible subversion, toute histoire qui la rend possible, toute hiérarchie, toute "transmission" comme tu le dis toi-même, c'est bien dans le droit fil de ce (ton) genre d'attitude et de raisonnement ... qui n'est pas fondamentalement différent de celui de notre impérial bouffon , quelque choquant que ça puisse te paraître .

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 15:00

ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain (exp. pop.) : Attitude visant à nuancer le propos, à ne pas risquer de perdre l'objet ou l'idée recherchés en faisant preuve d’excès dans l'action ou la demonstration .
Ex : Urbain par son intransigeance risque de jeter le bébé (et Valdo) avec l'eau du bain! (odm 2008)

Écrit par : Traducteur bénévole | mardi, 15 avril 2008 15:45

Bon,
je suis injuste, péremptoire et excessif, j'en conviens.
(mais de ces 3 qualificatifs seulement)

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 16:46

- Dis papa, c'est encore loin l'Amérique ?

- Sois flexible et rame !



QUESTIONS DE DROIT CHRONIQUE
Fausse flexicurité


L'ACCORD national interprofessionnel du 11 janvier sur la modernisation du marché du travail modifie en profondeur des pans entiers de la législation applicable à l'embauche et à la rupture du contrat de travail. Cet accord se veut une mise en oeuvre de la " flexicurité " à la française, même si ce néologisme n'apparaît pas dans le texte.

L'aspect " sécurité " dudit accord manifeste ainsi le souci " d'éviter une rupture de tout ou partie du bénéfice - de la couverture sociale du salarié - entre le moment où il est mis fin au contrat de travail du salarié et celui où il reprend un autre emploi et acquiert de nouveaux droits ".

On sait que les contrats collectifs de prévoyance conclus, et souvent partiellement financés par l'entreprise au profit des salariés sont souvent plus avantageux que les contrats individuels d'assurance. Les partenaires sociaux ont donc cherché à proroger les garanties de ces couvertures d'entreprise en cas de perte d'emploi. Le financement du maintien de ces garanties, qui d'obligatoires deviennent facultatives, est assuré " conjointement par l'ancien employeur et l'ancien salarié dans les mêmes proportions qu'antérieurement ou par un système de mutualisation défini par accord collectif ".

Ce dispositif apparaît à première vue séduisant. Il n'est toutefois pas novateur : la " loi Evin " de 1989 ouvre la possibilité pour les anciens salariés de continuer à bénéficier à titre individuel de remboursements de frais de maladie, maternité ou accident issus de contrats collectifs obligatoires d'entreprise sans condition de durée, mais sans subvention patronale. Ce dispositif fonctionne pourtant peu en pratique. De plus, il a donné lieu, souvent avec l'aval des partenaires sociaux à l'initiative du contrat collectif, à un cantonnement des " salariés sortants " dans des régimes d'assurance individuels dits " d'accueil à adhésion facultative ", moins avantageux que les contrats collectifs.

Ces pratiques, récemment condamnées par la Cour de cassation, risquent de renaître avec le nouveau dispositif. L'assureur pressenti par une entreprise devra, en application des nouvelles règles, tenir en effet compte, pour élaborer ses tarifs, non seulement des caractéristiques générales de la population salariée à couvrir, mais également intégrer la possible continuation des garanties au profit de demandeurs d'emploi. Or, on sait par exemple que les chômeurs ont une consommation médicale supérieure à celle des salariés. Aussi, les tarifs des assurances collectives proposées aux entreprises vont nécessairement augmenter, alors qu'ils ont déjà connu de fortes hausses pour compenser le désengagement des régimes de base. De surcroît, plus l'entreprise licenciera, plus le rapport actifs/" sortants " se détériorera, et plus le tarif augmentera : les salariés verront leurs rémunérations directes baisser ; les chômeurs - qui cofinancent leurs couvertures complémentaires - verront les tarifs augmenter jusqu'à devoir éventuellement renoncer à l'assurance.

L'accord laisse aussi pendant le sort de la protection sociale complémentaire des salariés en cas de disparition totale de leur entreprise. Sont également oubliés les salariés qui ne possèdent pas de protection sociale complémentaire d'entreprise, et les chômeurs non indemnisés. Enfin, la prolongation facultative de la prévoyance complémentaire est limitée à une durée maximale d'un tiers de la durée du chômage indemnisé, avec un plancher minimum de trois mois.

Bref, l'objectif de sécurité entre deux emplois proclamé par les signataires de l'accord n'a de chance d'être atteint que pour ceux qui sont déjà favorisés sur le marché du travail. Etrange " flexicurité à la française "...

FRANCIS KESSLER

Francis Kessler est maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
© Le Monde

Écrit par : Amérique | mardi, 15 avril 2008 16:55

Ecrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 16:46

Et bourgeois. Et de mauvaise foi, car si Valdo allait dans le sens de Sarkozy, pourquoi le gouvernement (du nain pré-cité) ne subventionne plus ou prou le culturel, ce que déplore Valdo ?

Par transmission tu vous voulais surement parler d'héritage.

héritage, nom masculin
Sens 1 Patrimoine transmis par voie de succession. Synonyme patrimoine Anglais inheritance
Sens 2 Tout ce qui est transmis par les générations précédentes [Figuré]. Ex Sa famille lui a transmis un héritage culturel. Synonyme tradition Anglais heritage


Je crois que tu es en retard d'une bataille Urbain, si tu confonds les propos de Valdo et les actions du gouvernement. La réaction politique de la droite actuellement en est à la fermeture des frontières et au retour de la morale, dans la société et dans l'art.

Écrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 17:22

Bon ben moi je vais aller me beurrer la ruche, pour soigner ma déprime post-berlusconi.

Au Martini, cela va de soi.

Écrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 17:58

Ecrit par : nef | mardi, 15 avril 2008 17:22

transmission c'était juste .... une citation de ... valdo,
évoquant ( lors du dernier "débat" à la librairie) précisément le "refus de transmission" , marque de la rupture inaugurée par le sarkozysme , en complément d'une observation de Brossat citant lui-même Sloterdjik ( les "nouveaux dirigeants", comme Sarkolusconi n'étant plus, à l'inverse de leurs prédécesseurs, des "hommes du livre" , cf la vidéo ) .
C'est le "combat" ( ou du moins la pétition ) que défend Valdo qui, pour sincère et désintéressé qu'il puisse être, est un combat d'arrière garde, de perpétuation de cette "forme morte" qui relève, aussi choquant que ça puisse vous paraître, du même refus de "transmission", simplement sur un autre mode .
Par ce que, à ce mécompte là, rauschenberg vaut velasquez, mais aussi bigard et georges mathieu .
C'est un peu le sens de la remarque de badiou, faite au prof de philo de ... banlieue, à propos de la manière dont ses ouailles sont "désinhibées" par l'effondrement des "valeurs" du savoir et de la connaissance "anciens" qu'incarne l'épiphanie du Bouffon et sa déculturation décomplexée.
C'est le sens de la remarque de badiou sur le fait que ça ne produit plus grand chose que de se déterminer "contre" , sur fond de "négativité" ( comme dirait un contributeur de ce blog ) .
l'art , comme le verbe, a d'abord et essentiellement la fonction d'affirmer ( cf la logique de port-royal ).
Et encore une fois et une fois pour toute, relisez le "point 2" de badiou, et si vous l'approuvez, mettez ça en pratique, et vous constaterez que ça conduit à une révision complète et à l'abandon de postures de pétitionnaires tels que ceux que valdo soutient .

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 18:52

urbain,
bravo pour vos explications (vaines semble-t il...) aux petites bourgeoises qui peuplent ce blog
@cuicui
shinjé, c'est une divinité du bouddhisme tibétain

Écrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 19:41

gloria,
nef et valdo, ne sont pas réductibles au statut de "petites bourgeoises" ( qu'elles ne sont pas) , elles sont sincères, convaincues et ... contrariées sans doute de ma désapprobation de positions qu'elles considèrent comme justes et "allant dans le bon sens", raison pour laquelle je persiste à prêcher dans un désert qui cependant n'est pas stérile .
La question Art et culture, le problème posé par Brossat et que lui-même se pose, la réponse "claire et distincte" de Badiou ( explicitant son "point 2" ) constituent à mes yeux un des points essentiels abordés pendant la "rencontre" .

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 20:36

ben comme on dit, qui parle ?
je doute que nef ou valdo aient des problemes financiers....
car avant de se préoccupper de l'art, il faut mettre quelque chose dans l'assiette, payer son loyer......et je suis loin d'ëtre sure que ces dames sont indépendantes, sauf votre respect

Écrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 20:54

Ecrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 20:54

Prononc. et Orth. : [glwa:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1050 glorie « béatitude céleste »

mon oeil !

Écrit par : traducteur bénévole | mardi, 15 avril 2008 21:02

Des femmes entretenues, je m'en doutais un peu ;-))

Écrit par : agathe | mardi, 15 avril 2008 21:10

Ecrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 20:54

sans vouloir répondre pour elles, je pense que ... si ( elles ont des problèmes financiers) et dans le cas de valdo il s'agit d'une authentique militante, accaparée par sa tâche quasi bénévole, ce qui justifie sans doute la "défense" de nef.

Écrit par : urbain | mardi, 15 avril 2008 21:25

@agathe
je ne parle pas de femes entretenues,....plutot de gonzesses en dehors de la vie , mébon c'est de l l'aaaarttttttttttttttt, et de la kulturrrrrrrrrrrrrrrrr

Écrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 21:30

Gloria

L'art et la culture font partie de la vie, la vie c'est un tout.

Écrit par : agathe | mardi, 15 avril 2008 21:35

si tu as du mal a nourrir ta famille, ce qui ne dois pas être ton cas.........

Écrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 21:48

Ecrit par : gloria | mardi, 15 avril 2008 21:48

Tout le monde a faim, ou a eu faim, ou aura faim.
Ne juge pas si vite.

Écrit par : agathe | mardi, 15 avril 2008 21:56

ah oui tu as eu faim...je vais bien te croire ;)

Écrit par : gloriai | mardi, 15 avril 2008 22:03

Saint Badiou, paire hampe toire Urbain et gloria la peste ! Quel triolisme !

Le tout à la gloire de là où il ferait chaud : quasi des Tropiques. Ce n'est plus un blog c'est une réclame permanente !:-)))

Écrit par : charlotte C. | mardi, 15 avril 2008 22:33

C'est bien connu, les peuples qui ont faim ne produisent pas d'art...
Les esclaves noirs qui ont inventé le blues n'avaient aucun problème de survie...

Écrit par : Valdo | mardi, 15 avril 2008 23:54

d'ailleurs, Lascaux a été créé par les bobos de l'époque, et le reste de l'humanité a attendu d'être embourgeoisé pour avoir quelque expression artistique que ce soit...

Écrit par : Valdo | mercredi, 16 avril 2008 00:02

Il est vrai que longtemps, dans de nombreuses civilisations, on nera pas précisément pas parlé d'art, parce qu'on n'en faisait précisément pas une catégorie séparée de la vie . Reste à savoir si c'est vouloir s'interroger et remettre en question cette séparation qui relève de la bourgeoisie et du sarkozyme larvé;

Écrit par : Valdo | mercredi, 16 avril 2008 00:05

Le point 2, valdo, le point 2, rien que ça, mais absolument .
Tu m'infères toutes sortes de motifs et d'intentions qui ne sont présents que dans tes préoccupations.
Mon intention est simple et s'exprime simplement (brutalement ?) :
cessez vos déplorations et vos postures de pétitionnaires, votre langue de bois "culturelle" ( l'art pas séparé de la vie !!! ce sont là de bien pauvres clichés largement mis à profit par des dandy à la Duchamp , leur seul profit, au dépens des innombrables dupes du "marché"), vous avez vu, vous voyez, vous constatez où ça mène.
Si l'Art est une "procédure de vérité" il n'a que faire des pleureuses et des plaideurs et de leur Nietzschéisme ( involontaire?) de pacotille .
Tu n'es pas du nombre, je le sais, alors fais le savoir, autrement.
Pour émanciper les autres, il faut d'abord s'émanciper soi-même... disait l'autre.
Lisez, relisez "la question juive"... et le point 2.

Écrit par : urbain | mercredi, 16 avril 2008 08:45

Bon ben, voilà, je regrette bien de ne pas avoir été là.

Écrit par : RichardTrois | samedi, 19 avril 2008 17:05

 
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