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samedi, 12 avril 2008

La famine dans le monde en 2008 : une catastrophe annoncée sans précédent.

Un collègue de travail, de nationalité égyptienne et vendeur de fruits et légumes sur les marchés de la banlieue parisienne, s’est épanché sur un phénomène auquel son pays n’avait pas été confronté depuis fort longtemps (1977) et que lui même n’imaginait plus subir…

Figurez-vous que la pénurie alimentaire et l'inflation des prix de l'alimentaire commencent à s’installer dans un pays comme l’Égypte qui n’est tout de même pas le pays le plus pauvre du monde ! La FAO tire la sonnette d’alarme sur cette hausse des prix dramatique.

Je viens de lire deux articles de RUE 89 ici et … Je vous conseille de les dévorer car ils vous concernent tous de plein fouet, vous et vos enfants, et je prédis même à moyen et long terme de terribles cataclysmes humains, génocides et tragédies inédits et d’une violence inouïe !

5de48feb28c9d718f268453bd65c5076.jpegJe ne veux pas commenter les articles (ils sont suffisamment explicites) mais il est souhaitable de mettre quelques chiffres en exergue… Dans certains pays d’Afrique, 70 % des revenus sont consacrés à l’alimentation contre seulement 15 % dans les pays occidentaux… Les céréales et le riz, base de l’alimentation asiatique, ont augmenté de 50 %. L’inflation atteint des niveaux incroyables et des soulèvements populaires éclosent dans plusieurs dizaines de pays. Quelques autres chiffres en vrac : 64% des céréales récoltées sont dédiées à l’alimentation animale, elle-même destinée aux pays développés… Aux U.S.A., 18% des cultures sont destinées à la transformation pour le bioéthanol…

À quoi donc est due cette inflation sur les produits alimentaires et les céréales en particulier ? D’abord aux conditions climatiques, puis à l’accroissement de la population mondiale (6,8 milliards), l’urbanisation échevelée, qui gagne sur les terres cultivables et sur l’extension de cette connerie magistrale qu’on appelle le bioéthanol, substitut du pétrole et qui diminue d’autant la surface de cultures vivrières.

Au-delà de l’aspect économique froid, impersonnel et dogmatique, croyez-vous que ces pauvres gens touchés par la pénurie alimentaire vont se laisser mourir ? Sûrement pas ! Une bonne partie n’aura d’autre solution que la migration vers d’autres lieux bien plus hospitaliers malgré tous les risques inhérents, car pour les familles qui fuiront la famine, entre mourir chez eux ou vivre mal en Occident, que croyez vous qu’ils choisiront ? Que feriez vous à leur place ?

Peut-on laisser crever des millions de gens sous prétexte de rouler avec de l’énergie propre ? Peut-on 35d5f6ae74e3f7f3996fb4cb4a19499b.jpegencore laisser les marchés spéculer sur des denrées vitales ? N’est-il pas temps d’attribuer enfin les crédits destinés aux armements et aux conflits inutiles, au bénéfice de l’alimentation des populations nécessiteuses ? N’est-il pas temps de rogner un peu les profits pharaoniques des entreprises pour la mise en valeur agricole des pays d’Afrique ? Je sais que certains me taxeront d'utopiste bêlant mais le jour où des cohortes de gens misérables, au paroxysme du désespoir se trouveront à nos portes, il sera trop tard...

Je pense que nous arrivons à la croisée des chemins d’une conception économique qui prend l’eau de toutes parts. Nos experts économiques, toujours en retard d’une guerre, ont complètement éludé ce problème, persuadés que la famine grâce aux progrès scientifiques serait éradiquée. Contrairement aux exégètes du libéralisme mondialiste, l’évolution du mode de vie de la planète, du moins dans un premier temps, ne viendra pas forcément du manque d’énergie, des excès de pollutions, du réchauffement climatique mais bien du déséquilibre grandissant entre les pays les plus pauvres et les nations de moins en moins riches dirigés par une élite de plus en plus fortunée, accélérant une migration colossale et incontrôlable. L’Occident devenant une sorte de ligne Maginot facile à contourner, un fort Chabrol dérisoire et délabré…

Il est grand temps pour les gouvernements de tous les pays, de réfléchir, pendant qu’il est encore temps à un nouveau modèle économique mondial incluant une mobilisation opiniâtre ainsi qu'une solidarité effective entre toutes les nations. Les vieux dogmatismes tels les  théories ultra libérales et spéculatives qui fragilisent les structures sociales, qui enfoncent chaque jour un peu plus la planète dans des voies sans issues et laminent les plus faibles, la fuite en avant vers une croissance qui ne maîtrise plus les ressources limitées des matières premières, tous ces éléments font qu'on se dirige vers un gouffre insondable, chacun d'entre nous le pressent, la plupart en ont l'intime conviction mais un espoir infime subsiste : le pire n'est jamais sûr.

Peut être est il trop tard pour réagir ? Comment pourra t-on éviter  les catastrophes planétaires inéluctables et sanglantes qui se profilent à l'horizon ? Le plus grand danger est que notre destin se trouve entre les mains de quelques dirigeants du monde dont le moindre qu'on puisse dire est qu'il ne se montrent ni spécialement rassurants ni très clairvoyants ; si ces derniers faillissent ou se révèlent particulièrement incompétents, faibles ou égoïstes, nous sommes cuits, tous pays confondus, riches et pauvres.

Enfin deux questions lancinantes n’en finissent pas de me hanter, moi, humble et impuissant petit citoyen de troisième zone ? Comment en ce début du 21ème siècle, a t-on pu en arriver là ? Comment le système économique mondial a t-il fait pour laisser entrevoir tant d'incurie ?

Cui cui

Commentaires

Mais mon cher cui-cui, qu'est-ce qui, au sein de ce que tu appelles le système économique mondial, aurait pu ( ou pourrait ) se constituer en arbitre ou démiurge susceptible de "faire" ou "ne pas faire" que ce que tu dénonces se produise ?
Comment ?
Pourquoi ?

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 08:18

Rappelez vous que dix ans en arriére le Zimbawe nourissait l'Afrique.

A part une Volvo récemment sortie, aucun véhicule sur le marché ne fonctionne à l'ethanol et le réseau des pompes est inexistant. Seul le Brésil autosuffisant en la matière a largement adopté ce carburant.

Le choix des bios carburants s'est largement fait pour anticiper une mévente de l'agriculture occidentale face à la fin du régime des subventions et devant la perspective d'une auto suffisance des pays du tiers monde.

Ainsi donc, trois causes majeures expliquent la pénurie actuelle. Les destructions de récolte en Asie du aux conditions climatiques avec interdiction des exportations de riz par exemple.

La spéculation sur les matières premières.

Les prix maintenus trop bas artificiellement par l'Europe et les Etats-Unis qui n'ont pas permis aux paysans du Monde de vivre de leur travail et qui ont donc abandonnés la terre pour rejoindre les bidonvilles des mégapoles.

Beaucoup d'argumentaires développés ici ou là reprennent sous le couvert humanitaire les arguments des lobbys agro-alimentaire qui souhaitent la généralisation des OGM et le maintien du régime des subventions.

Et en effet, la fin de celles-çi était naguère et pas plus tard que hier la principale exigence des pays du tiers monde !

Écrit par : borneo | samedi, 12 avril 2008 08:51

DÉMIURGE, subst. masc.
A.− PHILOS. ANC.
1. [Chez les Platoniciens] Divinité qui donne forme à l'univers .
P. anal. Créateur d'une œuvre (généralement de grande envergure).

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 12 avril 2008 08:51

Nous sommes en effet sur une poudrière qui est en train d'exploser. bon billet.

Aprés, critique du libéralisme ? Evidemment. Mais le socialiste mode soviétique eut donné les mêmes résultats, et les choses sont peut être un peu plus compliquées que ça. Mais en effet, y a soucis... Et une grande crise humaine
Bon weekend

Écrit par : falconhill | samedi, 12 avril 2008 09:49

"Oh ! sans doute les petits intellectuels fanatiques et bornés qui sont parmi vous comme le vers dans le fruit, les petits cuistres à peu près vides de cervelle, mais les poches bourrées de programmes et de statistiques, vous diront demain que j’ai parlé un langage de poète et non de sociologue ou d’économiste. Je leur réponds par avance (...) depuis que les économistes se sont modestement attribués la direction des affaires de ce monde au nom de la primauté de l’économique, c’est à dire de la leur, les choses les plus nécessaires sont mises hors de la portée des pauvres, la spéculation bat son plein, et l’or se change en papier. Bref tout se passe comme si la société n’avait de pire ennemi que le sociologue, l’économie pire ennemi que l’économiste, le sociologue soutenant la société, l’économiste l’économie exactement comme la corde soutient le pendu".

Article sur l'auteur voir mon blog.

Écrit par : odm | samedi, 12 avril 2008 10:38

Depuis le début de l'année 2008, émeutes de la faim en Egypte, Haïti, Côte d'Ivoire, Cameroun, Mauritanie, Mozambique, Sénégal, Ouzbékistan, au Yémen, Burkina Faso, en Bolivie et en Indonésie...En Asie, les Philippines ont déclaré le stockage du riz "sabotage économique". Un nouveau visage urbain de la Faim dans le Monde où les produits sont présents dans les rayons des magasins mais inaccessibles en raison de leurs prix. Au Pakistan et en Thaïlande, l'armée a été déployée pour empêcher le pillage des entrepôts.

Prix qui enflent en raison de l'envol du cours des matières premières céréalières mais également pétrolières, le fret et le transport renchérissant la facture. Agricultures subventionnées (notamment celle des bio-carburants), protectionnisme, spéculation, trust alimentaires internationaux qui détournent les profits des producteurs surtout les petits, soutien aux dictatures et à leurs guerres, pèsent également dans cette facture. La facture de la TLC vue par Chomsky est significative de la notion de libre échange vue par les américains.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=988

Et cuicui dans ce très bon billet, a mis de côté le problème de plus en plus pressant des conséquences du réchauffement climatique sur l'agriculture des pays pauvres. Nos agricultures des pays tempérés seront pendant un temps (lequel ?) favorisées (si elles s'adaptent intelligemment sic, rappelons que la production d'un litre de bioéthanol nécessite 4000 litres d'eau), mais sans maitrise du processus d'effet de serre, cet effet dopant sera vite inversé. Et le renchérissement accéléré du transport ne permettra pas de toutes façons de nourrir l'Afrique, en proie à l'aridification.

Dans les pays développés, les populations les plus pauvres et fragiles seront directement touchées également par cette augmentation des prix de l'alimentation. Le clivage riches/pauvres va s'accentuer.

En l'occurrence pour 2008, il ne reste plus qu'à prier pour que les récoltes soient bonnes, c'est à dire extraordinaires, car il est important de souligner que les récoltes en 2007 (en dehors de l'Australie) n'ont pas été aussi mauvaises que nos politiciens tentent de nous le faire croire. Prières qui nous renvoient à des pratiques (danses de la pluie) quelques peu oubliées dans nos pays occidentaux.

Pour le moment, la solution la plus couramment adoptée est la rétention (quotas d'exportation) par les pays de leur production agricole ce qui fait encore augmenter les prix et la spéculation. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a écrit une lettre à son homologue japonais, dont le pays préside le G8, appelant notamment à examiner l'impact des biocarburants sur les prix alimentaires lors du sommet des huit nations les plus industrialisées qui se tiendra au Japon en juillet. «La hausse des prix alimentaires menace d'annuler les progrès que nous avons réalisés ces dernières années dans le développement. Pour la première fois depuis des décennies le nombre de personnes qui souffre de la faim progresse», écrit M. Brown dans cette lettre à Yasuo Fukuda. Rama Yade appelle à remettre la mondialisation à l'endroit et à soutenir financièrement la plan d'aide alimentaire mondial, mais l'on sait comme ses déclarations sont feuilles qui s'envolent au vent et changent de sens de minute en minute.

Concrètement, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui regroupe les pays riches, a indiqué la semaine dernière que l'aide aux pays en développement versée par ses membres a baissé en 2007 de 8,4% et ce pour la deuxième année consécutive.

On est très loin d'une gestion mondiale de l'environnement et de l'agriculture et dans ces domaines, le temps perdu a des conséquences dramatiques et gigantesques.

Écrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 12:05

Il ne semble pas, à vous lire (tous) , que vous soyez sensibles à l'aporie centrale de tous ces discours, somme toute assez convenus ...
Condamner ( sur le seul mode de la déploration ) le productivisme libéral ou celui qui jadis faisait la promotion du stakhanovisme soviétique ne permet pas de résoudre le problème initial, celui de la famine qui est lui-même commensurable à celui des ressources et de la démographie, et requiert donc une solution de type ... productiviste ...
Bien prendre la mesure de cette contradiction, et de celle propre au capitalisme/libéralisme qui tire son "énergie" ( son "conatus" ) de la maximisation du profit et non de la satisfaction des équilibres écologiques et humains, produisant assez efficacement une augmentation de la quantité et de la circulation des marchandises, mais avec la seule finalité ( qui lui tient lieu d'eschatologie ) d'augmenter la quantité de richesse et l'inégalité de sa répartition ( l'un ne pouvant aller sans l'autre dans un modèle fondé sur le profit individuel et l'exploitation) .

Conclusion : seule solution : changer le "système économique mondial" comme dirait cui-cui, bref ... la révolution, comme on disait jadis ( avant que ça ne devienne un gros mot doublé d'un archaïsme ridicule ).

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 12:53

Gros boulot pour le traducteur qui va devoir prouver son productivisme;-)))

Écrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 13:00

Ecrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 12:53

Comment faire la révolution face à un système capitaliste suréquipé en moyens de répression ? L'archaïsme révolutionnaire n'est-il pas lié à l'archaïsme de ses moyens d'action et non à l'archaïsme de ses théories ?

Écrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 13:04

Ecrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 13:04

Première étape pour parvenir à "faire la révolution" : prendre conscience de sa nécessité absolue , y compris et d'abord au regard de l'histoire.
Difficile de faire ou participer à quelque chose d'aussi difficile sans se convaincre d'abord que c'est nécessaire, au sens d'indispensable .
Nécessaire au sens où "on en a besoin" et au sens où il n'y a pas d'autre "solution" .
Alors on peut comprendre pourquoi elle est nécessaire au sens d'inéluctable .

Cette première étape vous ne l'avez pas encore franchie, mais vous êtes en route ...

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 13:13

Comment se fait-il que «le monde chaviré» parvient toujours à se redresser? Pourquoi la réaction suit-elle toujours la révolution, comme les saisons en Enfer?
Soulèvement, ou sa forme latine insurrectio, sont des mots employés par les historiens pour qualifier des révolutions manquées - des mouvements qui ne suivent pas la courbe prévue, la trajectoire approuvée par le consensus: révolution, réaction, trahison, l'état s'érige plus fort, et encore plus répressif - la roue tourne, l'histoire recommence encore et toujours: lourde botte(2) éternellement posée sur le visage de l'humanité.
En ne se conformant pas à la courbe, le sous-lèvement suggère la possibilité d'un mouvement extérieur et au-delà de la spirale hégélienne de ce «progrès» qui n'est secrètement rien de plus qu'un cercle vicieux. Surgo - soulever, lever. Insurgo - se soulever, se lever. Une opération auto-référentielle. Un bootstrap. Un adieu à cette malheureuse parodie du cercle karmique, à cette futilité historique révolutionnaire. Le slogan «Révolution!» est passé de tocsin à toxine, il est devenu un piège du destin, pseudo-gnostique et pernicieux, un cauchemar où nous avons beau combattre, nous n'échappons jamais au mauvais Éon, à cet État incube qui fait que, État après État, chaque «paradis» est administré par encore un nouvel ange de l'enfer.
Si l'Histoire EST le «Temps», comme elle le prétend, alors le soulèvement est un moment qui surgit de et en dehors du Temps, et viole la «loi» de l'Histoire. Si l'État est l'Histoire, comme il le prétend, alors l'insurrection est le moment interdit, la négation impardonnable de la dialectique - grimper au mât pour sortir par le trou du toit (3), une manoeuvre de chaman qui s'exécute selon un «angle impossible» dans notre univers.
L'Histoire dit que la Révolution atteint la «permanence», ou tout au moins une durée, alors que le soulèvement est «temporaire». Dans ce sens, le soulèvement est comme une «expérience maximale», en opposition avec le standard de la conscience ou de l'expérience «ordinaire». Les soulèvements, comme les festivals, ne peuvent être quotidiens - sans quoi ils ne seraient pas «non ordinaires». Mais de tels moments donnent forme et sens à la totalité d'une vie. Le chaman revient - on ne peut rester sur le toit éternellement - mais les choses ont changé, des mouvements ou des intégrations ont eu lieu - une différence s'est faite.
Vous allez dire que ce n'est que le conseil du désespoir. Qu'en est-il alors du rêve anarchiste, de l'état sans État, de la Commune, de la zone autonome qui dure, d'une libre société, d'une libre culture ? Allons-nous abandonner cet espoir pour un quelconque acte gratuit existentialiste? Le propos n'est pas de changer la conscience mais de changer le monde.
J'accepte cette juste critique. Je ferai cependant deux commentaires: premièrement, la révolution n'a jamais abouti à la réalisation de ce rêve. La vision naît au moment du soulèvement - mais dès que la «Révolution» triomphe et que l'État revient, le rêve et l'idéal sont déjà trahis. Je n'ai pas abandonné l'espoir ou même l'attente d'un changement - mais je me méfie du mot Révolution. Deuxièmement, même si l'on remplace l'approche révolutionnaire par un concept d'insurrection s'épanouissant spontanément en culture anarchiste, notre situation historique particulière n'est pas propice à une si vaste entreprise. Un choc frontal avec l'État terminal, l'État de l'information méga-entrepreneurial, l'empire du Spectacle et de la Simulation, ne produirait absolument rien, si ce n'est quelques martyres futiles. Ses fusils sont tous pointés sur nous, et nos pauvres armes ne trouvent pour cible que l'hysteresis, la vacuité rigide, un Fantôme capable d'étouffer la moindre étincelle dans ses ectoplasmes d'information, une société de capitulation, réglée par l'image du Flic et l'oeil absorbant de l'écran de télé.

Écrit par : Hakim Bey | samedi, 12 avril 2008 13:17

L'archaïsme révolutionnaire n'est-il pas lié à l'archaïsme de ses moyens d'action et non à l'archaïsme de ses théories ?
Ecrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 13:04

En effet les méthodes peuvent être archaïques, ou le devenir.
Mais c'est du mot et derrière lui du concept dont je parlais.
Donc , assurément, dès que la prise de conscience de la nécessité est atteinte, se pose la question du "comment".
Mais si on est déjà parvenu au point de se poser cette question , dans ces termes : "comment participer au processus révolutionnaire, nécessaire ", alors le plus dur est fait car on est déjà "dedans" ce processus.
Sur les modalités "possibles", tu auras dès ce soir la réponse de Badiou à Brossat dans leur petit dialogue platonicien ...( mise en ligne en cours )
je n'essaie pas d'éluder la question, je veux simplement me garder de déflorer un propos auquel j'adhère absolument et qu'il a bien mieux exprimé que je ne saurai le faire.

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 13:24

Ecrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 12:53

APORIE, subst. fém.
LOG. Contradiction insoluble dans un raisonnement .

ESCHATOLOGIE, subst. fém.
THÉOL. Doctrine relative au jugement dernier et au salut assigné aux fins dernières de l'homme, de l'histoire et du monde. Les vieilles traditions orientales d'apocalypse et de descente aux enfers, conservées dans l'eschatologie musulmane (Civilis. écr., 1939, p. 3003). Seule une eschatologie peut sauver intégralement tous les moments du temps et conférer à chacun sa plénitude (Lacroix, Marxisme, existent., personn., 1949, p. 47). − P. ext., PHILOS. Considérations relatives à l'au-delà de la situation actuelle de l'humanité :

STAKHANOVISME, subst. masc.
[Dans l'ancienne U.R.S.S.] Méthode de travail fondée sur une meilleure utilisation des initiatives et de l'expérience professionnelle des travailleurs et sur l'émulation, dans le but d'améliorer le rendement.

Écrit par : traducteur bénévole surbooké. | samedi, 12 avril 2008 13:29

Merci cui cui de dire.

"Ou le siècle à venir sera celui du refus, ou il ne sera qu'espace carcéral."
Calaferte

Nous y sommes.

Écrit par : agathe | samedi, 12 avril 2008 13:31

DÉFLORER, verbe trans.
A.− Dépouiller de sa fleur, de sa fraîcheur primitive.
1. [Le compl. désigne une pers. considérée princ. dans sa valeur mor.] L'esprit de cour a déjà défloré les jeunes enthousiastes de la république! (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 132).
− P. méton. [Les qualités affectives, mor., spirituelles d'une pers.] :


B.− Faire perdre à une jeune fille la fleur de sa virginité :

Écrit par : traducteur bénévole surbooké. | samedi, 12 avril 2008 13:32

urbain.
C'est fermé entre midi et deux heures ?
Ils ont des tickets restau. vos employés ?

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 13:35

La révolution risque de coincer quand on annoncera au bon peuple la fin de la propriété privée et le retour à l'ORTF...

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 13:40

Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 13:40

Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C’est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut se constituer qu'à la condition de priver l'immense majorité de la société de toute propriété.
En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c’est bien là notre intention.

Écrit par : Karlito et fredo los guerilleros | samedi, 12 avril 2008 13:55

Vivent l'économie libre et la propriété privée;-(((((

Écrit par : 800 millions de crève-la-faim | samedi, 12 avril 2008 14:05

Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 13:35

non
et
non
( il y a un jardin et une cuisine )

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 14:06

Il n’y a que deux systèmes: l’égalité (prétendue!) dans la pauvreté ou l’inégalité dynamique dans la prospérité. Toute troisième voie aboutit à l’inégalité statique dans la médiocrité permanente – c’est le thème du livre de notre ami Jean-Louis Caccomo: La troisième voie, impasse ou espérance. La différence entre les deux modèles de société réside dans le choix entre propriété collective gérée par les hommes de l’État et propriété privée, entre économie administrée et économie libre. Or, c’est un fait historique et prouvé depuis longtemps par les économistes dignes de ce nom: c’est l’économie libre qui conduit, en tant que telle, à la prospérité. (mouarf)

Cela a été montré magistralement par Ludwig von Mises dans son livre, L’action humaine et cela a été vérifié historiquement avec l’expérience criminelle et désastreuse des régimes communistes ainsi que celle des social-démocraties, expérience dont le thatchérisme a signé un coup d’arrêt qui a permis à l’Angleterre de sortir de la tiers-mondisation (remouarf) (en France, les hommes de l’État aiment tellement le tiers-monde qu’ils veulent nous y faire entrer, avec succès d’ailleurs).

La juste et urgente révolution au sens étymologique du terme est donc celle-ci: la propriété privée. Et tout le reste sera obtenu par surcroît. Ludwig von Mises avait énoncé ce programme en 1927, il est aujourd’hui le plus neuf et le plus urgent qui soit.

;-(((((

Écrit par : marc grunert (libéralement et indéfectiblement con) | samedi, 12 avril 2008 14:08

Plus rapide que l'AFP notre oiseau !

Pain: +50% en un an en Egypte
Les prix du pain et des céréales, produits alimentaires de base en Egypte, ont augmenté de près de 50% en un an selon des chiffres officiels, alors que le pays fait face à des tensions sociales provoquées par la flambée des prix.

De mars 2007 à mars 2008, les prix du pain et des céréales ont bondi de 48,1%,a indiqué le directeur du Centre national pour la mobilisation et les statistiques (CAPMAS), le général Abou Bakr al-Guendi.

Source: AFP

Écrit par : nef | samedi, 12 avril 2008 14:18

non
et
non
( il y a un jardin et une cuisine )

Ecrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 14:06

Voila bien une réponse patronale....

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 14:38

marc grunert (libéralement et indéfectiblement con)

à quoi il faudrait ajouter : de son propre aveu .
mais il me semble que l'adverbe indécrottablement aurait été mieux approprié au sens souhaité .

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 14:52

Ecrit par : Karlito et fredo los guerilleros | samedi, 12 avril 2008 13:55

c'est le retour à l'ORTF qui m'effraierait le plus.

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:03

Ils ont des tickets restau. vos employés ?
Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 13:35

non
( il y a un jardin et une cuisine )
Ecrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 14:06

Primo, l’employeur n’a aucune obligation légale de prendre en charge les repas des employés.
http://www.village-justice.com/articles/tickets-restaurant-quels-criteres,3560.html

Secundo, comme le savaient les DEListes, on peut trouver des kebabs pas cher à proximité.
http://www.restaurant-a-paris.com/restaurants-metro-Pernety.html

Écrit par : Antoine Lyon-Caen | samedi, 12 avril 2008 15:05

c'est le retour à l'ORTF qui m'effraierait le plus.
Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:03

c'était pourtant bien, l'ORTF :
http://www.dailymotion.com/video/x1y4de_serie-tv-bonus-interlude-rebus-expr_fun

Écrit par : Gai-Luron | samedi, 12 avril 2008 15:10

Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:03

Pourtant bien moins déprimant que l'état actuel des médias télévisuels ( pour autant que je sache).
et puis avant l'ORTF nous avons eu la RTF, Télé monte Carlo (un grand film chaque soir) , et Télé Luxembourg ,
Catherine Langeais, Jacqueline Huet , Jacqueline Caurat, Léon Zitrone, Claude Darget, les cinq dernières minutes, les coulisses de l'exploit, cinq colonnes à la une ...

Quoiqu'il en soit il suffit de ne plus regarder la télé, ce que je fais depuis une bonne vingtaine d'années, avec le plus grand profit .

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 15:10

Ecrit par : Karlito et fredo los guerilleros | samedi, 12 avril 2008 13:55

Bravo los guerilleros !

Écrit par : charlotte C. | samedi, 12 avril 2008 15:16

Ecrit par : Antoine Lyon-Caen | samedi, 12 avril 2008 15:05

Pourtant ma réponse était , de fait, une réponse patronale puisque je suis le gérant de la librairie ...
Cela dit c'était surtout la réponse, laconique et factuelle, à la double question ...

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 15:20

aujourd'hui, pour voir de bons films à la télé, mieux vaut comprendre l'italien (et être insomniaque) :
http://www.fuoriorario.rai.it/R2_paginaSpalla/0,11017,247-1077829,00.html

... et aussi, pour les non-urbain (hé hé) qui voudraient voir les cours de Gilles Deleuze à Vincennes, il n'y a que la nuit sur la RAI Tre que c'est possible

Écrit par : Gai-Luron | samedi, 12 avril 2008 15:25

Deleuze (sur le plat)
La philosophie de Deleuze est celle d'une immanence absolue. Pas de transcendant, pas de négation, pas de manque, mais une culture de la joie, une dénonciation radicale des pouvoirs. Une philosophie de la vie et de la pure affirmation, de l'immanence, donc, comme sortie des frontières du sujet :

« En chacun de nous, il y a comme une ascèse, une partie dirigée contre nous-mêmes. Nous sommes des déserts, mais peuplés de tribus, de faunes et de flores. (...) Et toutes ces peuplades, toutes ces foules, n'empêchent pas le désert, qui est notre ascèse même, au contraire elles l'habitent, elles passent par lui, sur lui. (...) Le désert, l'expérimentation sur soi-même, est notre seule identité, notre chance unique pour toutes les combinaisons qui nous habitent. » (Dialogues, p. 18)

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:33

Ecrit par : Antoine Lyon-Caen | samedi, 12 avril 2008 15:05

Pourtant ma réponse était , de fait, une réponse patronale puisque je suis le gérant de la librairie ...
Cela dit c'était surtout la réponse, laconique et factuelle, à la double question ...

Ecrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 15:20

Tss tss, réponse patronale justifiée par l'argument fallacieux que le gérant, dans sa grande magnanimité, met à disposition de ces employés tous le confort necessaire et non obligatoire.
Le ticket restaurant émancipe le salarié du paternalisme patronal.
Hummm ....

Écrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:37

Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:37

??
( le paternalisme patronal c'est la mention de l'existence d'une cuisine ?)
Quoiqu'il en soit tout ça ne relève ni de mes choix ni d'aucune intervention de ma part ( si les libraires employés le souhaitaient ils auraient des tickets restaurant ), et le ticket restaurant ( selon l'expérience de mes diverses vies professionnelles antérieures ) émancipe surtout le patron de la nécessité de gérer une cantine ...

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 15:46

suite, plus tard,
justement ma pause déjeuner est terminée ...

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 15:49

Un jour, tout le monde comprendra qu'il n'y a qu'une solution : les OGM !!!

En attendant, grâce à Bové et ses amis, on aura laissé les USA s'emparer de tous les marchés.

Écrit par : jean | samedi, 12 avril 2008 17:07

Jean, un simple apôtre.

Écrit par : Jesus | samedi, 12 avril 2008 17:25

Je demande à voir !

Écrit par : Thomas | samedi, 12 avril 2008 17:30

La réponse de l'ultra libéral, Éric Le Boucher, chantre du merveilleux monde actuel et de la société enchanteresse de demain encore plus libérale et plus financière s'il en était possible et qui va évidemment résoudre tous les problèmes de la planète... Ben voyons !

Bien sûr. Comment a t-on pu négliger que le marché allait résoudre tous les maux ? Quels ballots, nous faisons !

Voici ses thèses toutes chaudes pour remédier à cette catastrophe : http://tinyurl.com/4n9ooc

Comment un tel penseur économique, somme toute assez minoritaire et extrémiste, peut il bénéficier d’une chronique hebdomadaire et particulièrement bien mise en valeur et lue pars de milliers de lecteurs sur le quotidien de l’intelligentzia française ?

Tout le monde a le droit de s’exprimer, certes, mais au moins qu’on donne une tribune équivalente aux opinions différentes !

Ou comment « le Monde » nous prend pour des cons.

Pas étonnant qu’il se casse la gueule avec de telles idées véhiculées ! ! !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 12 avril 2008 19:35

Comment un tel penseur peut il bénéficier d’une chronique
Pas étonnant qu’il se casse la gueule avec de telles idées véhiculées ! ! !

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 12 avril 2008 19:35

Oui, c'est comme si on confiait la boucherie de mon quartier à un économiste !
:-)

Écrit par : mouais | samedi, 12 avril 2008 20:05

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 12 avril 2008 19:35

Arrête de lire le Monde , tu te fais du mal ...
( cesse de lire les journaux, à part la bougie du sapeur, de temps en temps, et ça ira mieux : davantage de temps pour lire des livres)

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 20:15

La Bougie du sapeur ou la Bougie du Sapeur (la typographie du titre varie selon les numéros) est depuis 1980 un journal périodique humoristique français qui paraît tous les 29 février, soit quasiment[1] tous les quatre ans (les années bissextiles). Huit numéros sont parus à ce jour, le dernier datant du 29 février 2008 et le prochain étant prévu pour le 29 février 2012.

En 2004, en supplément du numéro 7, paraissait le numéro 1 de La Bougie du Sapeur - Dimanche, destiné à ne paraître que les 29 février qui sont aussi des dimanches (soit quasiment[1] tous les 28 ans). Le prochain supplément accompagnera donc l'édition du dimanche 29 février 2032. De même, en 2008, est paru le premier numéro du supplément La Bougie du sapeur - Madame, qui lui par contre paraîtra systématiquement.

Son nom a été choisi en hommage au héros de bande dessinée créé par Christophe, le sapeur Camember, personnage né un 29 février, dont on souffle donc les bougies d'anniversaire à cette date presque[1] quadriannuelle.

Le journal est tiré à 200 000 exemplaires et est distribué par les NMPP. Il a été fondé par Jacques Debuisson et Christian Bailly. Son rédacteur en chef est Jean d'Indy, son directeur de la publication Richard Prideaux-Debuisson.

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 12 avril 2008 20:24

(Dialogues, p. 18)

Ecrit par : traducteur bénévole. | samedi, 12 avril 2008 15:33

Excellent exemple, on pourrait même dire "emblématique".
Alors, là, pour le coup j'aimerai bien que tu m'expliques ce que ça "veut dire" . Traduction bénévole s'il te plaît ( "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément" ) .

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 20:25

Les textes littéraires doivent être accessibles au plus grand nombre et pour cela il faut user d'une langue simple et correcte, " ce qui se conçoit bien s'énonce clairement / et les mots pour le dire viennent aisément" (Boileau dans l'Art poétique)contrairement au langage des précieux qui ne s'adressait qu'aux initiés, convaincus qu'ils étaient que la littérature devait rester élitiste.

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 12 avril 2008 20:39

habile ...
naturellement c'est ta citation de Deleuze qu'il s'agit de traduire, si c'est possible, à l'aune de celle de Boileau .

Écrit par : urbain | samedi, 12 avril 2008 20:47

Deleuze n'a rien inventé
Il ne fait que décliner le V.I.T.R.I.O.L. : Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem

(Visite l'intérieur de la Terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée) » Pour les alchimistes, donc, ce mot posséderait une définition, plus onirique : par l'acronyme de ce mot on découvre la phrase initiatique : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem … l’on pourrait dire aussi : « Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l’œuvre » (Traduction de Jean Servier).
L'alchimie en question.

Sur le desert lire l'ouvrage de Marie Madeleine Davy, "le desert intérieur"

lien : http://edition.moncelon.com/MARIE%20MADELEINE%20DAVY.pdf


Les ouvrage de Jean Servier sont ils disponibles dans ton établissement ?

Écrit par : traducteur bénévole | samedi, 12 avril 2008 21:05

Juste pour citer, en passant, Jean Ziegler (pas un punk), qui ne bénéficie visiblement pas des mêmes statistiques que Le Boucher et, subséquemment, ne regarde pas le monde de la même façon (à moins, j'en serais fort étonné (hum), que le chiffre ne découle de l'idéologie). Ca, entre autres :
http://www.dailymotion.com/video/x3y1f_lempire-de-la-honte-jean-ziegler

Écrit par : f | samedi, 12 avril 2008 22:30

formidable Ziegler, l'autre jour sur Inter. Démontant tous les mécanismes et l'escroquerie intellectuelle des libéraux même sociaux...

Écrit par : Valdo | dimanche, 13 avril 2008 01:01

Le gouvernement Sarkozy prévoit des transferts d’argent pas très catholiques…
Prendre aux chômeurs pour donner aux vieux : le plan du gouvernement

Xavier Bertrand : « Nous constatons que les comptes de l’assurance-chômage reviennent à l’équilibre plus rapidement que prévu. Nous sommes dans la même logique de transfert des cotisations chômage vers les régimes de retraite prévu en 2003. Nous allons baisser les cotisations chômage et augmenter à due concurrence les cotisations retraite de façon à ne pas créer de prélèvement nouveau. »

Ce matin, sur Europe 1, M. Alain Juppé, maire de Bordeaux, a priori pas particulièrement hostile à un gouvernement dont il fut de façon éphémère le numéro deux de mai à juin 2007, a établi un parallèle entre la France et le Canada, où il a fait un séjour pour des raisons que l'on sait (et « où j'étais un homme parfaitement anonyme ”, précise-t-il). Il a mis en garde contre toute dérive qui consisterait à un trop grand transfert de charges sur les entités locales (régions, départements ou communes en France), expliquant qu'il fallait dorénavant deux ans d'attente pour se faire opérer d'un genou au Canada alors que lui avait vu arriver à son domicile la police en un quart d'heure, du fait du « déclenchement intempestif » du signal d'alarme de sa maison.

http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/04/le-gouvernement.html

Écrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 03:05

Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem
Ecrit par : traducteur bénévole | samedi, 12 avril 2008 21:05


Aimé Césaire, morituri te salutant

Écrit par : Moi aussi je parle latin | dimanche, 13 avril 2008 03:37

Et ce pauvre Fillon qui trouve le moyen de subir une manifestation au Japon ; une gageure :

http://www.20minutes.fr/article/224995/Monde-Japon-manifestation-lors-de-la-visite-de-Francois-Fillon.php

Attention, hardcore. Ames sensibles, s'abstenir...
Extrait : "C’est un peu dingue, quand j’y repense, ce qu’on a fait !"

http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/1255-que-faisaient-elles-en-mai-68/3

Écrit par : f | dimanche, 13 avril 2008 07:55

Ecrit par : Gai-Luron | samedi, 12 avril 2008 15:25

étonnant, ce film inachevé de Dovjenko

Écrit par : Gai-Luron | dimanche, 13 avril 2008 08:11

En attendant de crever de faim, ne mourons pas de soif.
Sur le DEB des expériences scientifiques, la découverte d'un groupe de rue prometteur (les Pelforth de Belfort), un clip réhabilitant les obèses, le DEB un blog citoyen et concerné...(en un seul mot)

Écrit par : odm | dimanche, 13 avril 2008 09:33

Hommage national au dernier soixante huitard : Jean-Loup Laturlupe.

ici : pseudo

Écrit par : odm | dimanche, 13 avril 2008 10:40

Le "cacapipitalisme", comme disait l'autre, est mort, vive Marat !

Finalement, je n'aurais pas dû...

Mais "j'étais républicaine bien avant la révolution", n'oubliez pas.

Écrit par : charlotte C. | dimanche, 13 avril 2008 11:54

Brice Hortefeux : "je veux mon quota d'expulsions"
Nicolas Sarkozy : "il n'y a pas de petites économies"

Une Marocaine atteinte d'un cancer doit être expulsée de France
13/04/2008-[12:51] - AFP

VERSAILLES, 13 avr 2008 (AFP) - Une Marocaine de 35 ans atteinte d’un cancer doit être expulsée vers le Maroc dimanche après-midi du centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir (Yvelines) à la suite de son interpellation en préfecture, a annoncé dimanche le CEFY (Collectif étrangers-Français en Yvelines).

Écrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 15:06

Très bon constat cher Cui-cui..ces émeutes de la faim dans des pays dont le sous-sol débordent de matières premières comme nombre de pays africains, démontre aussi l'incurie des gouvernements en place dans ces pays; bien plus préocupés par l'augmentation de leur cassette personnelle, que la hausse des denrées alimentaires de base..

HS// j'espère qu'on ne va pas assiter au énième come-back de " la Mummia" en Italie..chers amis italiens allez voter..//

Écrit par : Pamela de Barres | dimanche, 13 avril 2008 16:17

Ecrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 15:06

Inacceptable, entre autres.

Écrit par : agathe | dimanche, 13 avril 2008 20:29

Ecrit par : agathe | dimanche, 13 avril 2008 20:29

Hortefeux ordonne la régularisation d’une Marocaine atteinte d’un cancer et expulsable
AFP - 21:46

Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, a "donné des instructions" pour que la Marocaine de 35 ans atteinte d’un cancer qui devait être reconduite à la frontière dimanche, soit libérée et sa situation régularisée, a annoncé dimanche son directeur de cabinet, Thierry Coudert.

Mme Bouchra Ahrram, une Marocaine de 35 ans atteinte d’un cancer, devait être expulsée vers le Maroc dimanche après-midi du centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir (Yvelines), après expiration de son titre de séjour pour soins médicaux.

"Le ministre a estimé qu’il s’agissait d’une application du droit un peu stricte, qui ne tenait pas compte des facteurs humains, auquel il tient tout particulièrement", a précisé M Coudert. Mme Ahrram va donc retrouver les membres de sa famille qui vivent en France, a-t-il ajouté.

Écrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 22:37

... et les journalistes de ne parler que de cette intervention de l'oberschtroumpfuhrer Hortefeux, qui relève de l'exception, en oubliant ce qui, en France désormais, relève de la règle.

http://www.france-info.com/spip.php?article122562&theme=9&sous_theme=12

Écrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 22:45

Depuis la bavure, carte famille nombreuse et l'image désastreuse en découlant, ils travaillent à se racheter avec un saupoudrage d'humanité par-ci par là.
C'est heureux pour cette femme qui bénéficie de cette hypocrite clémence.

Écrit par : agathe | dimanche, 13 avril 2008 23:01

Ecrit par : info | dimanche, 13 avril 2008 22:37

Cela me rappelle un billet....

http://levillagedesnrv.20minutes-blogs.fr/archive/2008/03/11/hortefeux-lance-les-medias-du-coeur.html

Parfois marre d'avoir raison.

Écrit par : nef | lundi, 14 avril 2008 10:55

 
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