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jeudi, 10 avril 2008

L'amour du risque

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Il y avait, d'un côté, de la dentelle, du sur-mesure. Une fragilité aussi. La délicatesse française.

De l'autre côté, le tout-venant, le massif. La puissance. La bestialité indienne.

Une fusion ; mais pas vraiment. Un dépassement par le rapprochement, plutôt.

Finalement, un processus amoureux. Lady Arcelor et Mittal, l'homme des bois.

Elie Cohen, irréductible romantique, ne s'y était pas trompé. Il déclamait, dès juin 2006 :

"On peut estimer qu’il n’y a pas de problème d’emploi majeur dans la fusion Arcelor-Mittal en Europe, pour la raison simple suivante : les actifs des deux entreprises en Europe sont complémentaires, Arcelor étant très présent dans les aciers de spécialité, Mittal étant plutôt présent, mais faiblement, dans les aciers de commodité. Il n’y a donc pas de problème de redondance, donc il y a une faible probabilité de rationalisation en Europe." suite

Alain Lambert, fiévreux :

"Compte tenu de la demande mondiale d'acier non satisfaite, nos emplois ne sont pas menacés, et c'est bien l'essentiel ! Et si c'était un avertissement sans frais susceptible de réveiller ceux qui rêvent encore d'un monde qui n'est plus ? Ce serait alors salutaire." suite

L'amour, c'est regarder ensemble dans la même direction, disait Saint-Exupéry.

Cette passion devait finalement, les premiers émois éteints, s'en remettre à la raison. Rationaliser.

Gandrange. Après les langoureux effeuillages, les fermetures éclair.

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"J'aime les usines, j'aime l'industrie et je crois en la sidérurgie.
Je ne lâcherai pas sur le sujet !" lança le Priape élyséen aux syndicats, mauvais coucheurs.

« Les déclarations de Nicolas Sarkozy à Gandrange, le 4 février, avaient pourtant suscité l’espoir. «Au plus haut niveau de l’Etat, on s’engage à ne pas vous laisser tomber», avait-il déclaré sous les applaudissements, quitte à «mettre de l’argent, s’il le faut, dans l’outil de production». Il l’avait promis : il reviendrait dans l’usine «annoncer la solution qu’on aura trouvée».  Source Libération du 31/03/08

Ensuite, les volte-face d'une Christine Lagarde migraineuse, au bord de la démission ; elle condamne dans un premier temps l’ingérence du président dans une société privée puis accorde son discours à celui du chef de l’Etat : «La Ministre de l'Economie Christine Lagarde a affirmé dimanche que "l'objectif principal du gouvernement" pour l'avenir de l'usine Arcelor Mittal de Gandrange (Moselle) était de "sauvegarder les emplois" en évoquant des "partenaires privés extérieurs".  Afp journal Internet.

De nouveaux partenaires, c'était l'idée. Hélas, le viagra présidentiel n'y fit rien ; c'était du dentifrice.

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La suite est connue. Mittal découche. Les syndicats d’Arcelor Mittal ne se laissent pas embarquer par les promesses de Sarkozy englouties avec les régions perdues lors des dernières municipales.

Le pire reste à venir pour les futurs chômeurs d’Arcelor Mittal : La tolérance zéro sera appliquée pour ces futurs assistés, contrôles renforcés (radiations à gogo), le nouveau programme présidentiel des Assedics. Le chef de l'Etat annonce une loi pour sanctionner les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi. Liberation.fr (avec source AFP) – 8/04/08

Dans un même temps, le dynamique Président lance une bouée en visant la tête.

Et l’amour dans tout ça ?

« Réinventer l’amour (point de Rimbaud). Rappelons que Théodore Zeldin affirme lui aussi que l’aventure du XXIe siècle, l’objet même de l’Histoire, sera le dialogue entre l’homme et la femme, dialogue aimant si possible, amical nécessairement… Or, l’amour est menacé de toutes parts : sur sa droite par les libertins ; sur sa gauche par les libéraux. Oui, l’amour n’est pas qu’un "contrat entre deux individus libres et égaux". Oui, rappelle Alain Badiou, "c’est ce qui commence au-delà du désir et de la demande". En somme, l’amour ou la nouvelle cause du peuple. »

Alain Badiou.

 

Sources 

ou là

 

Agathe

 

 

Commentaires

Des citations qui font mal, tant elles révèlent la duplicité de leurs auteurs, des formules de toute beauté, du style : "Après les langoureux effeuillages, les fermetures éclair", un texte finalement très décapant sur la fragilité de la parole publique, les grandes déclarations au viagra triomphant et les réalités flasques des coulisses, en somme.

Bref, un grand texte.

Écrit par : off | jeudi, 10 avril 2008 07:56

L'amour et les affaires font toujours mauvais ménage.
L'amour selon Badiou ou comment assaisonner la transcendance à la sauce marxiste...Eternel retour sous d'autres atours.

Écrit par : odm | jeudi, 10 avril 2008 08:13

Bravo agathe,

On pourrait simplement ajouter que la gauche de droite (socialo jospino royalo delano strausskhanienne ) , bref la variante dite de gauche ( au sens de assise à gauche de la droite à l'assemblée) du libéralisme vautré, n'aurait pas fait mieux, dès lors qu'elle admet les mêmes prémisses ( principes?) et le même horizon indépassable du marché et de l'économisme fétichisé sous le vocable de "modernité".

Les contradictions chère amie, toujours les contradictions iront en s'approfondissant et les gesticulations des bouffons et des rats ne sont là que pour amuser la galerie.
Le réel et rationnel et le rationnel est réel, et l'amour comme toutes les "procédures de vérité" est émancipation mutuelle (de toutes les aliénations) et non pas liberté (compulsionnelle, infantile et égocentrique) .

Badiou bientôt en ligne, dans la version im-médiate ( sans "médiation" ) dont tu as pu profiter.

Écrit par : urbain | jeudi, 10 avril 2008 08:15

Ecrit par : odm | jeudi, 10 avril 2008 08:13

L'éternel retour ... c'est Nietzsche , pas Marx ( soit à peu près l'inverse).

Écrit par : urbain | jeudi, 10 avril 2008 08:18

Gandrange est un contre-feux, jugez vous même de l'ampleur des dégâts : http://lesplanssociaux.hautetfort.com/

Écrit par : odm | jeudi, 10 avril 2008 08:25

L'amour de Bdiou ou le Dyonisos de Nietzsche,c'est le génie du coeur qui toujours s'opposera à la volonté de puissance et les efforts des uns ou des autres pour réecrire cette vérité ne font que souligner la force de la pensée religieuse.

Écrit par : odm | jeudi, 10 avril 2008 08:39

Si l'on poursuit le propos d'Elie Cohen, cité par agathe, on tombe sur les éléments qui précisément permettent également de donner un éclairage sur la situation actuelle de l'usine de Gandrange que Cohen évoquait sans en voir les enjeux :

"Pourquoi cette fusion ? La fusion en fait s’explique par des complémentarités géographiques et sectorielles au niveau mondial, l’enjeu pour Mittal est de moderniser ses usines grâce au savoir-faire d’Arcelor, l’enjeu pour Mittal est de bénéficier des technologies d’Arcelor pour rehausser le niveau de ses productions dans ses usines américaines et asiatiques. En fait, Mittal achète les compétences, le management, les savoir-faire et les technologies d’Arcelor."

L'achat des compétences d'Arcelor par Mittal peut donc très bien se faire aux dépens de l'emploi des usines d'Arcelor situées en Europe. Elie Cohen avait tous les indices pour le penser et pourtant c'est la vision de la vie en rose qui a prévalu dans son analyse.

Au fait, Gandrange, cela évoque à la fois le nom d'un leader indien célèbre et celui d'un fleuve non moins fameux qui coule en Inde.

"Etonnant, non ?" comme dirait un regretté humoriste.

Écrit par : off | jeudi, 10 avril 2008 09:41

Ecrit par : urbain | jeudi, 10 avril 2008 08:15

On se souvient évidemment de Jospin défilant contre la fermeture de l'usine de Vilvoorde puis, la politique ne pouvant forcément rien, se défiler devant la fermeture effective de l'usine.

Chirac : "La fermeture des usines, c’est aussi, hélas, la vie. […] Moi, j’ai connu, quand j’étais petit, des maréchaux-ferrants. J’ai même travaillé chez un maréchal-ferrant. Il n’y en a plus. Ils ont disparu. Ce n’est pas pour autant que la civilisation a régressé. C’est la vie."

Joffrin : "Décidément, définitivement, la France a choisi la modernité. Ainsi, il ne s’agit plus de se battre pour ou contre l’Europe : l’Europe est faite ; pour ou contre la mondialisation : elle est inéluctable ; pour ou contre la flexibilité : il y en a un bon usage ; pour ou contre l’économie de marché : elle est là et personne ne songe plus à la remplacer, y compris à l’extrême-gauche."

"Le capitalisme borne notre horizon historique." (Un Nouvel Horizon. Projet socialiste pour la France.)

Etc etc...

...........
Juste pour noter cet article de l'AJT en sa nouvelle adresse colorée :
http://www.bakchich.info/article3289.html

Écrit par : f | jeudi, 10 avril 2008 09:49

"Le capitalisme borne notre horizon historique." est une phrase toute faite, assez idiote, du genre "la fin de l'Histoire". C'est oublier le "A suivre..." en bas à droite de la dernière page.

Écrit par : tudieu | jeudi, 10 avril 2008 10:03

comme disait saahr kozy : "assied-toi au bord du Grangange et tu verras passer le cadavre de tes ennemis, ces ouvriers qui osent encore se réclamer tels alors que la production c'est dépassé depuis longtemps et juste bon pour les nouveaux lumpen (haillons-guenilles en allemand - ndlc) suant et trébuchant sur les esquilles d'acier rouillé des grands theatres décentralisés du démembrement du vieux monde du métal par ses propres victimes et futurs exécuteurs.

brava agathe ! c'est terrible ce que tu écris et pourtant (en plus?) c'est joli !

Écrit par : bob | jeudi, 10 avril 2008 12:05

et comme disais ce bon vieux Raoul (vaneigem) il n'y a pas d'amour possible dans un monde malheureux

Écrit par : bob | jeudi, 10 avril 2008 12:06

Merci à tous pour vos commentaires.

"Amour, Gloire et Beauté" (clin d'oeil à Matthou).
ou "Dallas".
Des feuilletons compliqués à souhaits et datés mais qui finissent toujours par captiver les spectateurs plein d'espoir.
Les ouvriers font partie du décor.
Tragique.

Écrit par : agathe | jeudi, 10 avril 2008 12:30

Le portait robot de Toutenmital est bien trouvé comme allégorie du capitalisme globalisé

Écrit par : ferrailleur | jeudi, 10 avril 2008 13:30

Badiou le chantre de l'Amour? Mdr !
Ce gros porc suinte la Haine.
Il faut être paumé pour ne pas le voir, bande de nazes.
Mort à Badiou ...et vive l'Amour.
Mdr !

Écrit par : kokoriko | jeudi, 10 avril 2008 13:44

koko vain

Écrit par : l'oeufàplumes | jeudi, 10 avril 2008 14:44

Il est arrivé récemment que des commentateurs évoquent un billet publié sur un autre blog (sorte de variante du traditionnel HS). Pourtant, le billet d'agathe est remarquable (tout comme ses commentaires chez frope, toujours pertinents). Mais puisqu'ailleurs on parle de cocaïne j'ai envie de signaler ici cette info concernant un possible vaccin pour les cocaïnomanes.
http://sante.nouvelobs.com/Site/Actu.asp?idfx=RSS_ljs&ID=4882&Rub=Long%E9vit%E9

Écrit par : HS | jeudi, 10 avril 2008 15:30

@@HS

la cocaïne est à la base des anesthésiants actuels tels que la libocaïne, la procaïne, etc..
de plus, elle est toujours utilisée en chirurgie ophtalmologique, en chirurgie dermatologique et dans la trépanation
(sous forme synthétique pour raisons économiques)

Écrit par : Maghnia | jeudi, 10 avril 2008 16:16

Voilà des nouvelles de la pétasse PS puante du Poitou poil au trou


Royal condamnée à payer 2 attachées
La Cour d'appel de Rennes a donné raison aujourd'hui à deux ex-attachées parlementaires de Ségolène Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés, a-t-on appris de source judiciaire.

"Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante", a indiqué à l'AFP l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument "pas une vengeance envers Mme Royal", selon elle.

Les faits remontent à 1997 lorsque, après la dissolution de l'Assemblée nationale,
Mme Royal avait licencié, comme tous ses collègues députés, ses collaboratrices, attachées parlementaires.

Les deux femmes l'avaient ensuite attaquée devant le conseil des prud'hommes de Niort, affirmant avoir continué à travailler pour elle pendant la campagne puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin.


Source: AFP

Écrit par : kokoriko | jeudi, 10 avril 2008 16:38

Ecrit par : kokoriko | jeudi, 10 avril 2008 16:38

Tiens un troll ! c'est bon signe pour la santé du blog !
Cela prouve qu'on ne cesse de progresser !

Tu sais mon petit poulet kokoriko, si tu crois être sur le blog du fan club de Ségolène, je crains que tu ne te gourres grave...

@ Agathe,

Magnifique billet Agathe, documenté, et alliant ta vision personnelle habituelle à une analyse plus économique. Du beau boulot !

Vraiment ! Toute mon admiration pour ton travail et à ton talent d'écriture.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | jeudi, 10 avril 2008 16:45

Ecrit par : Maghnia | jeudi, 10 avril 2008 16:16

Intéressant

Écrit par : HS | jeudi, 10 avril 2008 17:08

Pour se détendre, un chat prophétique avec un autre immense visionnaire :
http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/avec-jacques-marseille-editorialiste-au-point/989/0/182014

Admirons simplement...

Question : Si le président est Nicolas Sarkozy, combien de temps faudra-t-il pour voir les premiers effets des réformes économiques ?

Jacques Marseille : On devrait avoir une grande tendance de ce qui se fera, dès les mois de septembre et octobre, de mon point de vue, au moment du vote et de la préparation du budget pour l’année prochaine.

..............

Les lycéens qui défilent font bien moins parler (mais au moins autant claquer les matraques) que la petite flamme chinoise qui émeut la bonne conscience occidentale .

Écrit par : f | jeudi, 10 avril 2008 17:45

C'est en effet étonnant, ce désintérêt artificiel de l'opinion tout aussi artificielle envers le mouvement lycéen. Il suffirait que les médias braquent un peu plus leurs projos sur le sujet pour que tout le monde s'y intéresse et que le phénomène gagne de l'ampleur et du sérieux.

Au lieu de ça, c'est un peu le service minimum, un peu comme le chiffre des victimes quotidiennes en Irak. On n'y peut rien, ça nous échappe, c'est loin, c'est dangereux.

Peut-être faut-il attendre que les choses se calment sur le front tibétain pour que quelques journaleux daignent faire un peu de copies sur ce sujet qui n'est pas si anodin que ça.

Écrit par : niemand | jeudi, 10 avril 2008 18:12

Ecrit par : f | jeudi, 10 avril 2008 17:45
Ecrit par : niemand | jeudi, 10 avril 2008 18:12

Les journalistes n'ont pas d'enfants en âge d'aller au lycée, mais envisagent tous de partir travailler en Chine.
Ceci explique cela.

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 10 avril 2008 18:28

Et clap clap pour le billet, Agathe.
Du style, de l'ironie, de la lucidité.
Ce qui manque un peu partout aujourd'hui.

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 10 avril 2008 18:31

Merci à tous pour ces fleurs ;-))

HS
C'est la richesse de Frope qui induit la pertinence.

Je me sauve, la couleur de ma peau risque de ressembler à du métal en fusion ...

Écrit par : agathe | jeudi, 10 avril 2008 18:33

@M'Agathe

Bon ben tu vois ça valait le coup de travailler un peu sérieusement ( pour une f ois ) et de remuer tes méninges et tes jolies petites f esses ;-)
C 'est de la bonne f atigue Nan ? ;-)))

Bravo pour le f ond et la forme !

Écrit par : Alexou | jeudi, 10 avril 2008 19:11

Quelle idée Alexou de parler de mes fesses, le jour où je me sers de ma tête.
Un peu macho sur ce coup (jaloux) ;-))

Écrit par : agathe | jeudi, 10 avril 2008 19:35

Alexou,

Je n'avais pas vu ton petit jeu à séparer les f, ce n'est pas parce que j'apprécie un blog que je suis une groupie ;-))
J'en aime beaucoup et comme j'ai dit précédemment, je n'aime pas que l'on me traite de fan.
Quand J'aime, je le dis c'est tout.
Re-jaloux.

Écrit par : agathe | jeudi, 10 avril 2008 22:28

HS - Même pas fan de Julien ( Clerc ) ? Femmmmes je vous aime(uh);-) fin du HS

Sinon plus sérieusement je finis demain mon préavis de licenciement ( petite boite d' informatique qui coule ) . Après ... ?

J ' appelle Zorro - Sarko ou bien ? Non rien de pertinent ... bonne soirée à tous et toutes .

Écrit par : Alexou | jeudi, 10 avril 2008 22:53

Oui décidément "la Chine est proche" ...
plus proche que les usines de l'est de notre petit pays, plus proche que les luttes des lycéens qui eux réagissent sous nos fenêtres aux oukases des valets du divin marché, plus proche que les pantalonnades de Bouffon et de ses rats , leurs agitations de hamsters mondains, le vacarme de leur couinements discordants dans le bruit de fond de l'insignifiance de nos informateurs médiatiques .

Écrit par : urbain | vendredi, 11 avril 2008 00:16

Les familles nombreuses ne sront plus "assistées" pour le transport. Râclons les fonds de tiroir en accélérant la casse sociale...

Écrit par : agathe | vendredi, 11 avril 2008 08:27

Oui agathe : "Hic Rhodus, hic saltus" comme disait l'autre ( que je vous laisse le soin d'identifier ) ...
C'est ici que nous sommes et que les choses se passent .
Ici où désormais "tout est possible" , où par exemple ( dernier en date de ces exemples dorénavant quotidiens) la "famille nombreuse" et tous les symboles sociaux qu'elle charrie avec elle ( jusque à la carte du même nom et ce qu'elle vise à désigner à la solidarité nationale et au "vivre ensemble" civilisé ) est désormais à ranger au rayon des vieilleries poussiéreuses, des archaïsmes souffreteux, stigmate néfaste d'un monde ancien dont nous allons enfin être "libérés".
Ici où seule la morgue méprisante de nos réformateurs omniscients répond à l'élan spontané de la jeunesse du pays qui tente de se mobiliser sur des mots d'ordre aussi justes et éclairants que «On préfère travailler tous que travailler plus».
ça n'est pas mai 68 qui se répète , mais c'est bien un mot d'ordre et un slogan qui pour être fort éloigné de ceux qui firent floresse à l'époque ne m'en semble pas moins digne de considération.
C'est assez clairement un mot d'ordre, allez je lache le gros mot : ... communiste.
Donc considérons le, considérons ces jeunes gens qui tentent, dans la plus totale déréliction politique et idéologique de (re)penser ( rêver ?) une de ces vérités éternelles : un monde meilleur .

Écrit par : urbain | vendredi, 11 avril 2008 08:47

Très bon billet magathe. En coup de vent je viens te faire un bisou.

HS/ My lord

Bonjour!

Nous lançons le jeu concours HP / 20minutes.fr dont l'objectif est de recruter le blogueur du Festival de Cannes sur 20minutes.fr, dont l'une des meilleures contributions sera publiée dans 20minutes.

Pour participer, vous devez réaliser un portrait (textes, images, vidéos, liens...) de Sean Penn, le président du jury (maximum 1500 signes ou 2-3mn de vidéo) et rédiger la critique d'un film sorti en 2008 (maximum 1500 signes ou 2-3mn de vidéo)

Important : le jeu concours a lieu du 8 au 17 avril minuit.

Voici le lien pour participer :
http://www.20minutes.fr/hp_cannes/

Bonne chance à vous tous.

HS/

Écrit par : nef | vendredi, 11 avril 2008 09:30

une de ces vérités éternelles : un monde meilleur .

C'est du Douillet ça ?

Écrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 10:05

« Hic Rhodus, hic saltus », Esope, Le vantard, fable 51. A un athlète se vantant d’avoir accompli à Rhodes un saut extraordinaire, on rétorque : « Si c’est vrai, tu n’as pas besoin de spectateurs ; voici Rhodes ici même : fais le saut » Conclusion d’Esope : « Lorsqu’on peut prouver une chose par des faits, tout ce qu’on peut en dire est superflu. » Proverbe signifiant « Te voilà au pied du mur »

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 10:08

: “J’ai remis mon espoir entre les mains des insurgés. J’en appelle à l’esprit de Révolte, non par une haine irréfléchie, aveugle, contre le Conformisme, mais parce que j’aime encore mieux voir le monde risquer son âme que la renier”.

“On ne s’appuie que sur ce qui résiste”.

Qui ?

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 10:17

“il y a un siècle (et demi aujourd'hui), c’était l’homme des barricades qui luttait non pour la masse, mais précisément contre cette prolétarisation qui absorbait, à un rythme sans cesse accru, les individus dans la masse”,

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 10:20

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 10:17

Qui ?
moi!

Je ne suis pas un prophête
mais il arrive que je voie ce que
les autres voient comme moi,
mais ne veulent pas voir.
Le monde moderne regorge
aujourd'hui d'hommes d'affaires
et de policiers, mais il a bien
besoin d'entendre quelques
voix libératrices, [...]
Les voix libératrices ne sont pas
les voix apaisantes, les voix
rassurantes. Elles ne se contentent
pas de nous inviter à attendre
l'avenir comme on attend le train.

La liberté, pour quoi faire ?

Écrit par : Georges Bernanos | vendredi, 11 avril 2008 10:31

ben les courses, pardi !

Écrit par : lecht'i | vendredi, 11 avril 2008 10:55

“Un certain degré d’optimisme chez les imbéciles donne
l’exacte mesure de leur lâcheté. Les propagandes
s’efforcent de développer cet optimisme, elles en
assurent la fabrication en série selon les méthodes
de M. Ford, elles y consacrent tous leurs efforts.
Pour les colossales machines à slogans, le but n’est
pas de convaincre, opération trop délicate, mais de
détruire systématiquement l’esprit critique, de le
réduire à rien - ou, mieux encore, de le ridiculiser, de
le déshonorer, comme s’il était réellement une forme
inférieure, suspecte, presque inavouable, de
l’activité intellectuelle”

Georges Bernanos

interressante pensée à redécouvrir.

Écrit par : odm sous le soleil de satan. | vendredi, 11 avril 2008 10:56

Ecrit par : agathe | vendredi, 11 avril 2008 08:27

Oui mais tu as la chance d'avoir des boîtes de laids qu'ont dansé (© Boby Lapointe) dans les TGV.
http://play-list.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/09/tout-est-possible.html

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 11 avril 2008 11:10

A propos de la carte familles nombreuses :
http://www.gisti.org/doc/actions/2006/familles/index.html

Ha, la privatisation du social...

La France peut se glorifier de son taux de fécondité record en Europe. Parions que la politique actuelle (retour sur la politique familiale, précarité, flexibilité...) verra ce taux, dans les quelques années à venir, revenir à un niveau "normal". Avec les conséquences que l'on peut imaginer...

Écrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 11:40

Carte famille nombreuse, suite :
http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3344547,00-carte-famille-nombreuse-etendue-aux-etrangers-.html

........

Les manifs lycéennes (manipulées par les profs, ce sont des enfants - les crs tabasseraient donc des enfants ? - comme on le sait) sont apparues un peu plus dans les merdias (sic). Le silence avait assez bien fonctionné durant les "troubles" récents (loi Pécresse). Et puis les vacances arrivent, les examens...

Écrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 12:00

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 10:08

pas mal, mais Hegel ( que je citais ) paraphrasait Esope ( une habitude chez lui de reprendre les proverbes antiques) , pour invoquer la nécessité et la contrainte d'un "ici et maintenant" qui doit surdéterminer la ratiocination philosophique.

Écrit par : urbain | vendredi, 11 avril 2008 12:07

Oh ! comme nous sommes malheureux ! comme tout grince et grimace ! comme nous errons, éperdus, dans les labyrinthes du non-sens, comme les marais nous happent, et tous ces embarras, ces empêchements inédits ! Oh ! mes amis, aimons-nous fort, touchons-nous, pleurons ensemble : Alexandre Jardin publie un nouveau livre !

Éric Chevillard (dans ma signature)

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 11 avril 2008 13:02

ratiocination (nom féminin) :
RATIOCINATION, subst. fém.
A. − Vieilli. Action de ratiociner. Synon. usuel raisonnement. Nous devons estimer injuste tout ce qui répugne à cette même droite raison (c'est-à-dire tout ce qui contredit quelque vérité que nous avons découverte par une bonne et forte ratiocination sur des principes véritables) (Cousin, Hist. philos. mod., t. 3, 1847, p. 268). La structure de la société grecque est la base matérielle du goût des Grecs pour l'abstraction, pour la ratiocination (Gds cour. pensée math., 1948, p. 514).
B. − Souvent péj. Raisonnement abusif, hors de propos; argument subtil et vain. Aux deux bouts de l'Europe, même tendance à la ratiocination, au bavardage infini (Tharaud, Cruelle Esp., 1937, p. 21). Des sujets introvertis, ayant tendance aux rationalisations et aux ratiocinations, plus ou moins désinsérés du réel concret (Delay, Psychol. méd., 1953, p. 204).
Prononc. et Orth.: [ʀasjɔsinasjɔ̃]. Martinet-Walter 1973: [-sjɔ̃], [-tjɔ̃]. Att. ds Ac. 1694 puis 1935. Étymol. et Hist. 1495 raciocination (Jehan de Vignay, Miroir historial, XXVI, chap. 25 [éd. 1531: ratiocination]). Empr. au lat. ratiocinatio, -onis « id. », formé sur ratiocinari, v. ratiociner. Fréq. abs. littér.: 36.
Raisonnement d'une excessive subtilité.
« Mais, affirmer exactement l’endroit actuel que remplissent de terreur les exploits de ce poétique Rocambole, est un travail au dessus des forces possibles de mon épaisse ratiocination. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

ratiocination : « Terme de philosophie. Action de ratiociner, d’user de la raison » (Littré).
« S’est dit pour raisonnement » (Dictionnaire Bescherelle, 1845).

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:13

J'interviens gratuitement, pour le moment, pour supléer l'élitisme d' Urbain et faire bénéficier les masses populaires de sa lumineuse pensée.
c'était pour expliquer...heuuu.

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:18

Testons...

"Nulle surprise donc qu'on résiste là même à la découverte de Freud, terme qui se rallonge ici d'une amphibologie : la découverte de Freud par Jacques Lacan."

Écrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 13:19

AMPHIBOLOGIE, subst. fém.
A.− LING., RHÉT.
1. Manière de s'exprimer offrant un double sens en raison de la construction généralement maladroite (quoique grammaticalement correcte) d'un membre de phrase :
1. Il y a amphibologie dans une phrase lorsque la construction de cette phrase peut donner lieu à deux interprétations différentes. L'amphibologie vient d'un mauvais arrangement dans les mots ou dans les propositions (...). On se modèle sur ceux que l'on fréquente imperceptiblement.
P. Larousse, Cours de style, Paris, 1851, pp. 71-73.
2. ... l'on sait (...) avec quel zèle, écrivains, grammairiens ou lexicologues pourchassent le moindre soupçon d'obscurité ou d'amphibologie...
J. Paulhan, Les Fleurs de Tarbes, 1941, p. 128.
2. Construction offrant une telle ambiguïté :
3. ... aussi, et malgré la curiosité du style de Tertullien, un style concis, plein d'amphibologies, reposé sur des participes, heurté par des oppositions, (...) il n'ouvrait plus guère l'Apologétique et le Traité de la patience ...
J.-K. Huysmans, À rebours, 1884, p. 43.
B.− PHILOS. Proposition qui présente un double sens :
4. ... il est permis d'ergoter, de traduire et d'altérer. Ambiguïté syntaxique, amphibolie des mots, − c'est le brouillard propice où vont germer les malentendus...
V. Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 159.
Rem. La lang. philos. emploie plus fréquemment le synon. amphibolie (cf. Foulq.-St-Jean 1962).
Prononc. : [ãfibɔlɔʒi].
Étymol. ET HIST. − 1546 amphibologie « ambiguïté, équivoque » (Rabelais, Tiers Livre, éd. crit. par M. A. Screech, Droz, 1964, chap. 19, p. 139 : Maintes foys y ont faict erreur ceulx voyre qui estoient estimez fins et ingenieux, tant à cause des amphibologies, equivocques et obscuritez des mots, que de la briefveté des sentences).
Empr. au lat. amphibologia, terme de rhét. « id. » (lui-même composé du gr. ἀμφίϐολος « ambigu » et λόγος « parole », Cassiodore, Psal. c. 151A ds Blaise); TLL note qu'il est fréquemment rencontré dans les manuscrits pour amphibolia, son synon. (amphibolie) dès le 1er s. av. J.-C. dans la Rhétorique à Herennius (cf. TLL s.v. amphibolia, 1979, 61).

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:24

Qui a dit :

“La clémence qui compose avec la tyrannie est barbare.”

“Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.”

“Ceux qui nient l'immortalité de l'âme se rendent justice.”

“Observez ce penchant éternel à lier l'idée de sédition et de brigandage avec celle de peuple et de pauvreté.”

“Citoyen, vouliez-vous une révolution sans révolution?”

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:36

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:36

Maxou ?

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 11 avril 2008 13:45

En tout cas l'élitisme me semble porter des fruits plutôt gratifiants, si j'en juge par ce soudain florilège.

Écrit par : urbain | vendredi, 11 avril 2008 13:45

Je complète, je l'appelle Maxou, parce que pour moi il veut dire beaucoup quand il tranche des têtes debout, mais en général on l'appelle Maximilien...

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 11 avril 2008 13:47

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:36

Moi!
Mais, vous traduisez quoi, Monsieur Bénévole?

Écrit par : Maximilien Robespierre | vendredi, 11 avril 2008 13:49

Je traduis que la révolution est un acte viril.

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:54

Et que seule l'injustice peut combattre l'injustice.
Et que les brebis apeurées ne savent faire qu'une choses : aller à l'abatoir en bêlant doucement.
Parceque la brebis ne croît en rien, ne lit pas et ne voit pas l'invisible.
Le seul souhait des brebis est un champ d'herbe tendre et un berger raisonnable.
Voila ce que je traduis.

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 14:00

@traducteur
Et qui a dit "c’est légal parce que je le veux!"?

Écrit par : nonpalotre | vendredi, 11 avril 2008 14:01

En 1787, la France doit faire face à une grave crise économique. Les contrôleurs des finances qui se succèdent ne parviennent pas à imposer leurs réformes, se heurtant à l’opposition très vive de l’aristocratie accrochée à ses privilèges. Louis XVI convoque alors le Parlement de Paris afin de lui faire enregistrer un édit. Les débats s’éternisent et le roi décide finalement de "passer en force". Au duc d’Orléans qui lui signifie : "Sire, je regarde cet enregistrement comme illégal." Louis XVI répond : " C’est légal parce que je le veux."

Louis XVI réussit donc à faire triompher l’absolutisme. En démocratie, une telle réplique n’est bien sûr pas concevable ! A moins que l’article 49.3 de la Constitution de la V° République [qui permet au gouvernement d’adopter un texte "sans que l’Assemblée ait eu besoin de l’approuver"] ne redonne ses lettres de noblesse à l’Ancien Régime...

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 14:04

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 14:00

Abattoir.

Écrit par : correcteur d'orthographe | vendredi, 11 avril 2008 14:38

“Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs.”
SAINT JUST (JE CROIS) OU FABRE D'EGLANTINE, JE SAIS PLUS

en tout cas, que d'energie virile et de revolte salutaire !

t'as vu agathe ce que tu déclenches ?

Écrit par : bob | vendredi, 11 avril 2008 14:40

Ecrit par : bob | vendredi, 11 avril 2008 14:40

Faut suivre...Maximilien on t'a dit...et arrêtes de draguer magathe tout de suite...sinon

Écrit par : correctrice d'écrivain masochiste | vendredi, 11 avril 2008 14:46

Abattoir.

Ecrit par : correcteur d'orthographe | vendredi, 11 avril 2008 14:38

ABATTOIR, subst. masc.
A.− Sens propre. Établissement d'abattage des animaux destinés à la consommation. Synon. boucherie (vieilli), écorcherie :

Écrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 14:52

Agathe
Oh que je suis un vilain garçon !
Je ne t'ai pas félicité ( quel beau terme ) pour ce billet.
Je mérite une punition.
Si si....

Écrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 14:54

J'irai, pour la peine, en bas de chez toi avec un bouquet de fleurs....
Enfin, vu le prix du TGV, et l'abandon de la carte famille nombreuse, je crois que cela ne sera pas pour tout de suite...

Écrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 15:06

Beau texte, agathe.
@odm
tu peux arrêter de citer bernanos, steup'? Tu ne le mérites pas!

Écrit par : etrun | vendredi, 11 avril 2008 15:11

Je joins mes fleurs à celles des autres pour Agathe.

(et au fait pourquoi l'énergie serait-elle nécessairement virile? ;-)
à part ça, bon billet de l'ami Salmon sur Le Monde du jour
http://tinyurl.com/5xevmo

Écrit par : Valdo | vendredi, 11 avril 2008 15:15

@Etrun
non rien...(assez bonne définition de votre état)

Écrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 15:15

Ecrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 14:54

Je ne suis pas à votre service.

Écrit par : correctrice | vendredi, 11 avril 2008 15:20

Ecrit par : correctrice | vendredi, 11 avril 2008 15:20

C'est bien dommage !

Écrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 15:21

"Le chef de l'Etat annonce une loi pour sanctionner les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi. Liberation.fr (avec source AFP) – 8/04/08"


Le profit de l'un est dommage de l'autre
Le marchand ne faict bien ses affaires, qu'à la débauche de la jeunesse : le laboureur à la cherté des bleds : l'architecte à la ruine des maisons : les officiers de la justice aux procez et querelles des hommes : l'honneur mesme et pratique des Ministres de la religion se tire de nostre mort et de noz vices.
Nul medecin ne prent plaisir à la santé de ses amis mesmes, dit l'ancien Comique Grec ; ny soldat à la paix de sa ville : ainsi du reste.

Écrit par : Montaigne | vendredi, 11 avril 2008 15:28

Je traduis que la révolution est un acte viril.

Ecrit par : traducteur bénévole | vendredi, 11 avril 2008 13:54

Ben voyons... Et couper les têtes est castrateur ?

Écrit par : charlotte C. | vendredi, 11 avril 2008 16:33

Ecrit par : charlotte C. | vendredi, 11 avril 2008 16:33

Plutôt que d'écrire des conneries, frotte-moi le dos !

Écrit par : J.P. M. | vendredi, 11 avril 2008 17:03

Mouarf...

"La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a déclaré ce vendredi que la carte Familles nombreuses serait «pérennisée» et «financée par l'Etat», à l'issue d'une réunion à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy, le président de la SNCF Guillaume Pepy et des représentants d'associations familiales et de transport."

Écrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 17:54

Ecrit par : odm | vendredi, 11 avril 2008 14:54

Je préconise une "punition extrêmement sévère" (comme tu les aime ).

Écrit par : urbain | vendredi, 11 avril 2008 18:16

Propositions de tests grandeur réelle (si ça fonctionne, on garde ; sinon, après tergiversations de bon ton, on recule) :

Suppression de la 5ème semaine de congés payés.
Installation de péages sur les routes nationales.
Rétablissement du travail des enfants, à partir de 8 ans.
Objectif de 25000 reconduites à la frontière par an (non, c'est fait, ça, déjà...).
Réouverture du bagne de Cayenne.
Suppression de la publicité sur la télévision publique entre 2 et 4 heures du matin (une révolution...)
Vignette obligatoire pour les tondeuses à gazon.
Jacques Marseille à l'académie française (ça passera, il y a déjà Gallo...)
Rétablissement du service militaire obligatoire de 30 mois, sans solde, en Afghanistan.
Suppression du droit de grève, évidemment.
Installation de radars automatiques à la sortie des bureaux, dans les sens des retours.
Déclaration de guerre à l'Allemagne (à l'étude).
Obtention de l'indépendance par Neuilly-sur-Seine.
Taxations des contacts charnelles, du toucher.
Vente de la fonction publique hospitalière à Roc Eclerc.
Second prénom obligatoire pour tout nouveau-né, fille comprise : Nicolas. Voire Brice, via dérogation.
Etc...

Écrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 18:28

C'est bon signe que la droite prenne peur et recule sur cette affaire de carte famille nombreuse. cela montre que le pouvoir a compris qu'il était suffisamment fragilisé pour ne pas se mettre, en plus de toutes ses nombreuses victimes présentes et à venir, de nombreuses familles, dont un certain nombre qui lui étaient acquises.

Cela peut vouloir dire que le peuple a un (petit) moyen d'agir sur la politique des dominants, ne serait-ce qu'à la marge et pour le symbole. On pourrait se désoler de ce qui est à la base des mobilisations, en ce qu'il s'agit pour l'essentiel d'un combat pour ne pas avoir moins. Et une fois que la catégorie visée se sent hors de danger, elle se dissout comme la brume sous les rayons du soleil, laissant le champ libre aux malfaisants de poursuivre leur travail de sape mal fagoté sous les oripeaux de la réforme et de la modernité.

Toutefois, ces micro-mouvements ne son pas craints pour eux-mêmes mais pour les traces à moyen terme qu'ils laissent dans les esprits, la réputation qu'il crée des responsables de ces mesures impopulaires au sein du corps social et de la notion populaire de justice qu'elles bousculent un peu à la manière des soudards.

Et ces traces peuvent avoir des conséquences pour les locataires du pouvoir républicain, au point d'inciter à en changer.

Il est trop tôt pour l'affirmer mais il n'est plus interdit d'espérer que 2012 sonnera le glas de ce pouvoir et gèlera pour un temps (toujours trop court bien entendu) cette avancé à marche forcée vers un productivisme qui est sa fin en soi : "travailler plus...travailler plus....travailler plus" répète le disque rayé.

Ah la belle politique de civilisation que voilà !

Écrit par : niemand | vendredi, 11 avril 2008 18:36

dans cette affaire hélas ce n'est pas que la droite reculerait devant l'opposition de gauche. C'est plutôt la droite libérale qui teste le niveau de résistance de la droite traditionnelle, c'est l'affrontement de la droite sarko et de la droite chirac, c'est la droite bling-bling qui a oublié qu'elle est u pouvoir en partie grâce à la droite catho. c'est aussi la mise en concurrence entre une politique familiale (moins de prestations pour les enfants, moins de profs pour les lycéens, etc) et la politique en faveur des "seniors", les + de 65 ans qui ont élu sarkozy (revalorisation des retraites)

Écrit par : mouais | vendredi, 11 avril 2008 20:43

Merci Valdo
Merci odm, c'est l'intention qui compte.

Bob
Une expression désuete que j'adore :
Tu peux numéroter tes abattis ...

En tout cas, même s'il y a recul de la mesure "cartes familles nombreuses", l'idée de prélèver cette population, désigne précisément les sources d'économies.

"De quoi Sarkozy est-il le nom"
La liste s'allonge dangeuresement...

Écrit par : agathe | vendredi, 11 avril 2008 20:43

Ecrit par : f | vendredi, 11 avril 2008 18:28

Bon, c'est décidé, tu es embauché chez play-list !
(enfin des vacances !)

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 11 avril 2008 20:55

ouais, c'est une version intéressante cette droite qui recule devant l'autre. Mais cela ne change rien à l'image que le pouvoir donne de lui-même et de ses préférences politiques dans l'opinion, laquelle ne se limite pas à la droite ni à la gauche institutionnelles, mais désigne la plèbe votante dans son ensemble.

Si Sarkozy se faisait balayer en 2012, ce ne serait pas une révolution. D'autres auront connu ce sort avant lui. Et d'autres y feront face encore après. L'illusion démasquée du lien entre les locataires du pouvoir et leurs mandants malgré eux conduit à une usure prématurée des fusibles dans un système oxydé qui n'autorise pour seule réparation que le simple changement du même et interdit la refonte complète du tableau.

Écrit par : niemals | vendredi, 11 avril 2008 22:58

 
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