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samedi, 23 février 2008

Les autres images de l'actualité - La rétention et la foi

free music
 
 
Une image pour deux actualités aujourd'hui. Une photo étonnante que ce Christ Du Corcovado, ce Christ rédempteur touché par la foudre.
91dd6ea36b5cd2d5517a79ea58ab5868.jpg
Un peu comme si d'un coup on banalisait les sectes, ou bien comme si, faisant fi de l'article 62 de notre Constitution qui stipule qu'«une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application», et que les décisions du Conseil constitutionnel «ne sont susceptibles d'aucun recours et s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles», le Chef de l'Etat estimait qu'il ne pouvait y avoir nulle rédemption.

 
  
Les coups de foudre sont semble t'il monnaie courante à l'Elysée ces temps-ci.

Gare aux orages qui les accompagnent.

Serval

Commentaires

Sublime cette photo, un halo de lumière nimbe la tête du Christ, manifestation de l'Eternel, une lueur dans les Ténèbres!!!!

Écrit par : Pamela de Barres | samedi, 23 février 2008 10:54

Heureusement que j'avais informé Serval que j'étais en train d'écrire un billet sur le sujet.

Comme de toutes façons cela me fait XXX d'écrire, je vous donne le titre

La République bleu, blanc, brune

sur la référence à Hitler

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/la_justice_sous_pressions/20080220.OBS1437/retention_de_surete__une_reference_hasardeuse.html?idfx=RSS_notr

sur la rétroactivité et Vichy

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=13382

http://fr.wikipedia.org/wiki/Section_sp%C3%A9ciale_(film)

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 12:35

La suite de "faites votre billet vous même" ....La république bleu, blanc, bune

sur les listes

http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles.htm?articleid=296073490

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_noire

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 12:40

Et pour finir je vous offre l'illustration à placer vous même :

http://www.krinein.com/img_oc/big/2945.jpg

Et la phrase de fin

De là à dire que c'est bonnet brun et brun bonnet...

Récapitulons dans votre kit, faites votre billet vous même La république bleu, blanc, brune, vous avez un titre, 6 liens, une illustration, une phrase de fin.
Installez-vous même sur votre chaîne, un petit Wagner de circonstance...

Pour le montage inspirez-vous de ceci

http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/correcteurs.blog.lemonde.fr/files/2007/11/mode.1196271295.JPG

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 12:50

nef (SVP sois pas trop NRV) a inventé le billet en kit, à assembler soi-même. Chouette ! c'est mieux que le Faucon Millenium en lego
http://www.dailymotion.com/relevance/search/faucon%2Bmillenium%2Blego/video/x47b8r_le-faucon-millenium-en-lego-en-3min_creation

Écrit par : Merci nef | samedi, 23 février 2008 12:55

Serval .. nef..
excellents!
l'un l'est
l'autre l'aurait été
je prends tout!
;-))
je repasse apporter ma contribution dès que libre

Écrit par : Maghnia | samedi, 23 février 2008 12:59

Pas NRV, mais je m'évite ainsi le gonflement (cérébral), en ne pratiquant pas de rétention abusives de liens;-)))

D'ailleurs le sujet est suffisamment grave pour que l'on évite de l'enfumer par une petite polémique sur le collectif.

On est bien dans M le Maudit, Sarko se lâche et parle des "monstres".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 13:05

j'ai pas compris ce qu'il faut faire.....

Écrit par : Pamela de Barres | samedi, 23 février 2008 13:30

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080223/tts-france-justice-retention-badinter-ca02f96_1.html
(Rétention de sûreté: Badinter dénonce un "tournant très grave")

"Les fondements de notre justice sont atteints. Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel?", s'interroge Robert Badinter.

Écrit par : Maghnia | samedi, 23 février 2008 13:50

Bon ben y reste plus qu'a assembler le kit de nef et le mettre en ligne...

Pour le reste, je suis tombé sur cette image en me levant ce matin. Elle m'a inspiré ce billet dans la foulée et pis c'est tout.

pas de panique donc ;-)

Écrit par : Serval | samedi, 23 février 2008 13:55

je voudrais pas mettre de l'huile sur le feu nefienne ou servalienne, mais les mails se font rares...
Il est vrai que mes réponses aussi.
La photo est vraiment pas mal, mais le choix n'est plus collégial...

Individu, collectif?
Collectif, individu?
Egaux, égos?
Egos égaux?
Et oh?
Allez ciao...

sans rancunes

Écrit par : skalpa | samedi, 23 février 2008 14:16

On est bien dans M le Maudit, Sarko se lâche et parle des "monstres".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

Ecrit par : nef | samedi, 23 février 2008 13:05

En effet, ça m'y a fait penser aussi.

Je trouve que NS pousse là le bouchon très loin en s'attaquant au Conseil constitutionnel. Il va se mettre à dos y compris la partie de la droite qui a un peu de respect pour les institutions républicaines.

Écrit par : juliette dze | samedi, 23 février 2008 14:55

Ecrit par : skalpa | samedi, 23 février 2008 14:16

Oui peut-être qu'un peu de décorum serait à rétablir Skalpa. Sinon on risque de finir comme absolumentexclus

http://www.mage.fst.uha.fr/asterix/compagni/perso.html

Mais pour autant il ne faudrait pas en arriver à
* – Si on créait étudiait une commission pour étudier le problème ?
* – Bonne idée ! Et on ferait des sous-commissions, avec des tâches bien précises...(Obelix et Compagnie)

(toute ressemblance corpulente de notre référence avec un pseudo existant ou ayant existé ne saurait être que fortuite;-))))





En parlant de commission dans les observations du gouvernement au conseil constitutionnel on trouve cette phrase.

"Puis, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article 706-53-14 du code de procédure pénale, au moins un an avant la date prévue pour sa libération, la situation du condamné est examinée par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté afin d'évaluer sa dangerosité."

Et maître Eolas rappelle bien que l'on ferait usage d'une commission.

Alors pourquoi une liste est-elle établie par la chancellerie ?

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 14:55

Rétention: Sarkozy persiste, tollé judiciaire et politique

"Si le président entend passer outre la décision du Conseil, une voie lui est ouverte : demander au Parlement la révision de la Constitution. Rendez-vous au Congrès", lance Robert Badinter dans un entretien au Monde.
Avec le projet de loi Dati, "nous passons d'une justice de responsabilité à une justice de sûreté. C'est un tournant très grave de notre droit", s'indigne l'ancien Garde des Sceaux socialiste. "Que devient la présomption d'innocence, quand on est le présumé coupable potentiel d'un crime virtuel?",
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080223/tts-france-justice-retention-ca02f96_2.html

j'insiste je sais
mais c'est très grave ce qui se joue là
faut réagir vite

Écrit par : Maghnia | samedi, 23 février 2008 15:05

Maître Eolas parlait tard hier soir de "coup d'Etat light". Jules de Diner's Room, d'habitude très mesuré, acquiesce et parle "d'indignité présidentielle".

Sur la "perversité manoeuvrière" du président de la République :
http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/02/23/804-indifference-constitutionnelle-indignite-presidentielle

Sur la décision du Conseil Constitutionnel :
http://dinersroom.free.fr/index.php?2008/02/22/803-la-censure-limitee-de-la-loi-sur-la-retention-de-surete

Quatre ans et demi, c'est encore long, lorsqu'on avance à coups de quotas de reconduites à la frontière, de premiers pas vers la reconnaissance du foetus, d'encouragements à la délation, de rétention de sûreté, de complaisance à l'égard des mouvements sectaires, de remise en question de la laïcité, etc... Prochaines étapes : remise en cause de la loi de 1905 ? Remise en cause du financement des associations ? Enseignement de la religion à l'école ? Extension des mesures de sûreté à d'autres potentiels récidivistes ? Moratoire sur l'avortement ?

P.S. : on parle depuis plusieurs semaines de l'hypothèse d'un remaniement ministériel d'envergure après les municipales, qui verrait, selon certains, Roselyne Bachelot nommée ministre de la culture (cf. le Figaro), Claude Allègre obtenir un super-ministère dont les contours restent imprécis (cf. Libération), et surtout Philippe de Villiers faire son entrée au gouvernement. Les rumeurs vont bon train.

On évoque moins la présence en tant que conseiller de Nicolas Sarkozy d'un proche de Philippe de Villiers : Patrick Buisson, ancien directeur du journal d'extrême-droite Minute.
Si les journalistes arrêtaient de se laisser dicter la hiérarchisation de l'information par Nicolas Sarkozy, qu'ils cessaient de suivre au jour-le-jour ses lubies pour s'attacher aux conséquences les plus graves de sa politique, ils auraient le temps de brosser en détail les portraits des principaux conseillers du président. Après Guaino, Guéant et Emmanuelle Mignon (licenciée en théologie !) on nous écrirait celui de Patrick Buisson, l'homme de l'ombre.
Patrick Buisson faisait partie du voyage à Rome (il en a profité pour remercier le Pape pour avoir facilité la célébration des messes selon l'ancien rite en latin).

Extrait d'un article de La Croix : "Dans l’ombre, un autre homme a une influence déterminante sur le chef de l’État. Il s’agit du journaliste Patrick Buisson, ancien directeur de la rédaction de Minute, hebdomadaire d’extrême droite, ex-collaborateur de Valeurs actuelles, puis de la chaîne info LCI. Celui qui conseilla l’homme d’affaires Jimmy Goldsmith ou encore Philippe de Villiers joue un rôle de « véritable coach » auprès du président, qui l’a décoré de la Légion d’honneur cet été. "
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2327014&rubId=4076

Avec des conseillers de ce calibre, la météo politique sur la France s'assombrit effectivement.

Écrit par : Lord Nithorynque | samedi, 23 février 2008 15:25

Ecrit par : Maghnia | samedi, 23 février 2008 15:05

C'est l'orgasme pour Sarko cette loi de rétention de sureté, il rogne les pouvoirs du Conseil Constitutionnel, il subjugue le parquet à la chancellerie, il ramène les populistes dans son giron électoral et il retrouve avec bonheur son discours de déterminisme génétique.

http://www.humanite.fr/2007-04-10_Politique_La-polemique-qui-gene-Sarkozy

Écrit par : nef | samedi, 23 février 2008 15:35

Autre forme de rétention à vie. La rétention partout, la soumission exigée à travers l'adaptation sociale, la socialisation comme un dispositif de préparation à une existence vouée au labeur en prison. La prison comme une existence vécue dans l'absence totale d'espoir, de dignité, de confort de vie, d'épanouissement personnel et d'assurance pour l'avenir. Exemple. Un extrait de cet article de Jean-Michel Dumay, ex patron de la Société des Rédacteurs du Monde, débarqué manu militari. Il évoque le cas désormais emblématique des caissières de supermarché après la grève de 16 jours à Marseille pour 0,45 euros supplémentaires pour le ticket repas. Extrait :


"Carrefour, le numéro deux mondial et numéro un européen (premier employeur privé en France), va bien aussi. Merci. "Le résultat opérationnel du groupe (3,2 milliards en 2006) sera en progression sur l'exercice", indique un communiqué. De quoi rassurer sur le bénéfice net (1,8 milliard en 2006). Les ventes ont progressé de 7 % en 2007, portant le chiffre d'affaires à 92 milliards d'euros, soit le PIB de la Colombie.

A Marseille, l'enseigne de Carrefour à l'hypertemple commercial Grand-Littoral devrait donc pouvoir payer les 45 centimes d'augmentation du ticket-repas concédée à l'issue des seize jours de grève de ses salariés (3,50 euros au lieu de 3,05 euros).

Ce n'est pas rien une grève de seize jours dans la grande distribution. D'après le centre concerné cité par l'AFP, celle de février coûtera 3 millions d'euros en perte de chiffre d'affaires, soit 2 740 années de tickets-repas (en jours ouvrables, nouvelle valeur). A ce tarif, fallait-il tant attendre pour négocier ? Ce n'est pas rien non plus pour les salariés du centre, qui, en croquant leur sandwich au prix du ticket-repas, vérifieront le décompte des jours de grève sur leur fiche de paie (de 850 à 1 000 euros net, pour une trentaine d'heures hebdomadaires, selon les cas). Bon prince, l'hypermarché a accepté d'étaler le manque à gagner.

Mais de l'éclair médiatique que fut cette bataille, ce sont les témoignages des valeureuses caissières qui demeureront. Parmi celles-ci, cette anonyme, baptisée Linda, ayant valeur archétypique, qui dit au Parisien : "Ce métier est un piège. C'est une chaîne qui nous met tout le temps sous pression face à des clients souvent mécontents." Linda (950 euros mensuels) mange ce qu'elle achète sur place, dépense 15 % de ce qu'elle gagne dans le magasin. Et une bonne part du reste dans la voiture, le crédit, l'essence, l'assurance... qui lui permettent de se rendre au magasin pour travailler. Où elle dépense, etc. Et se dépense. Elle se dit "fatiguée physiquement, mais aussi mentalement".

Cela rappelle le livre de Grégoire Philonenko et Véronique Guienne (Au carrefour de l'exploitation, Desclée de Brouwer, 1997), dans lequel le premier, ancien chef de rayon chez Carrefour, et la deuxième, sociologue, montraient la façon dont évolue l'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a toujours la répétition des tâches, la pénibilité, la surveillance organisée - le lot des caissières. Mais aussi, désormais, ce processus d'intériorisation des contraintes qui, chez les cadres cette fois (ceux-là mêmes qui affrontent les grévistes), rouages puis adeptes du jeu compétitif, en fait souvent l'enjeu d'un défi personnel. Ainsi va le monde de l'entreprise : l'envahissement du sujet, sur le plan psychique, s'opère par l'intégration de l'"esprit maison" et des projets "partagés". Avec le consentement du sujet."

Écrit par : off | samedi, 23 février 2008 15:40

Ecrit par : nef | samedi, 23 février 2008 15:35

...et il va peut-être ainsi remettre au premier plan de la campagne électorale la question de la sécurité, qui profite toujours à son camp politique.
Ce qui est nouveau, c'est que Nicolas Sarkozy pense désormais non plus seulement aux victimes de crimes mais à une nouvelle catégorie de victimes virtuelles (c'est très pratique : nous sommes toutes et tous des victimes potentielles, et la victime est un peu devenue de nos jours le héros moderne) : il s'agit là d'assurer par la loi la protection de "victimes" qui n'existent pas encore, contre la récidive éventuelle de "monstres" (déterminés génétiquement).

Un mauvais remake de "M le maudit" mâtiné de "Minority Report".

Écrit par : Lord Nithorynque | samedi, 23 février 2008 15:45

Bon ben après le DEB, odm le rigolo a créer le "blog plans sociaux".
Et les religions et les sectes n'y sont pour rien.
Même que Tom Cruise était pas la..
Pseudo.

Écrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:00

Ecrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:00

Excellente idée (pour une fois !)

Écrit par : Bravo ! | samedi, 23 février 2008 16:02

Toutes infos sérieuses sur le sujet est la bienvenue ( en dehors des pleurnicherie laicardes récurrentes).
Va falloir informer réellement maintenant !

Écrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:03

Que se passera-t-il quand Lagardère aura pris le contrôle du Monde, du Monde diplomatique, de Télérama, de Courrier international, de La Vie ?

http://rue89.com/2008/02/21/courrier-international-et-sarkozy-lagardere-censure-aussi

Écrit par : Question | samedi, 23 février 2008 16:05

sont les bienvenues....

Écrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:05

Un blog sur les phénomènes de censure de l'information serait lui aussi rapidement rempli

http://rue89.com/2008/02/11/de-plus-en-plus-de-refugies-mais-lonu-arrete-dinformer

http://rue89.com/2008/02/21/courrier-international-et-sarkozy-lagardere-censure-aussi

Écrit par : Àbientôt | samedi, 23 février 2008 16:10

Ecrit par : Question | samedi, 23 février 2008 16:05

Ben j'aurais du taff...

Écrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:11

Nef, je préfère le billet en prémâché qu'en Kit...

@ Serval et Nef, je viens d'envoyer un texte en mode humour noir...

Tu sais Nef, l'autre fois tu as dit qu'un papier pouvait caresser pleins de sujets différents, c'est pourquoi, je préfère quand tu le rédiges toi-même...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 23 février 2008 16:47

Ecrit par : odm | samedi, 23 février 2008 16:00

Voilà un blog qui ne manquera pas d'objet pour sûr ! Bonne idée, presque "sainte" si j'osais ;-)

Mais le côté nécrologie est terrible.

Je me demande souvent ce que deviennent les gens après la fermeture d'une entreprise. Au début on parle d'eux mais 6 mois, 1 an, 2 ou 3 ans après, quel est le bilan de la casse sur les humains ?

Écrit par : juliette dze | samedi, 23 février 2008 19:03

Quand le président de la République française s'emporte, il en oublie le respect des bonnes manières :

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html

Écrit par : juliette dze | samedi, 23 février 2008 22:00

oh oh oh sarko n'aime pas les gens en vidéo
http://kprodukt.blogspot.com/2008/02/sarkozy-aime-les-gens.html

Écrit par : skalpa | samedi, 23 février 2008 22:15

Pause pipi sur le DEB
pseudo

Écrit par : odm | samedi, 23 février 2008 23:17

Skalpa joue du doublon et odm de la clarinette... tandis que le Boss met des claques (verbales) aux citoyens. Quel samedi !

Écrit par : juliette dze | samedi, 23 février 2008 23:25

Ecrit par : juliette dze | samedi, 23 février 2008 22:00

Mouais...Je suis un peu partagé sur cette vidéo.

Loin de moi l'idée de défendre Sarko sur ce coup là, mais quand même je m'interroge.

Qu'on aime ou pas Sarkozy, et sans verser dans la sacralisation du pouvoir, il y a un minimum de respect du à sa fonction.

Se mêler à un bain de foule jusqu'en arriver à se trouver à proximité du Président de la République, c'est une chose volontaire. Ne pas tendre la main à son passage, si on ne l'apprécie pas, ne me choque d'ailleurs pas le moins du monde. Rajouter "Touche moi pas, tu me salis", je ne vois pas l'interêt. C'est de la pure provoc et de l'irrespect vis-à-vis de la fonction et non pas de l'homme. Car sinon pourquoi se trouver précisement là ?

La ou d'autres Présidents seraient passés dédaigneusement ou auraient fait mine de ne pas entendre, la réaction de Sarkozy n'est pas du meilleur niveau, loin s'en faut. Elle n'est pas digne d'un chef d'Etat, mais en même temps, vu la vidéo, elle ne me parait pas déplacée non plus.

Ce n'est pas en ne respectant pas la fonction que l'on fera barrage aux idées de l'homme.

Bien au contraire...on le renforce.

Bref, je reste partagé et dubitatif tant cette apostrophe à Sarko n'a pour moi rien à voir avec celle du marin-pêcheur qui était un cri de colère et de rage. Elle me semble beaucoup plus gratuite.

Écrit par : Serval | samedi, 23 février 2008 23:30

Bonjour !

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 08:30

Ecrit par : Serval | samedi, 23 février 2008 23:30

En même temps, si l'on n'approuve pas ce geste, par la "rupture" qu'il représente avec le respect d'un certain ordre institutionnel - le prestige de la fonction est ce caractère un peu sacré, même si d'essence politique et non religieuse (encore que) dont on pare les institutions -, il faut s'interroger sur ce qui l'a permis. A quel niveau de dégradation de la fonction le titulaire actuel est parvenu pour permettre de se faire interpeler comme un chef de bande par le membre d'une bande adverse (du genre "casses-toi tu pues"). ça en dit long sur les dommages collatéraux de la pseudo-rupture sarkozyste. Peut-être est-ce même là un indicateur de la fin de règne peu glorieuse qu'il se prépare.

Écrit par : off | dimanche, 24 février 2008 08:52

Ecrit par : off | dimanche, 24 février 2008 08:52

oui. C'est un effet de la désacralisation de la fonction.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 09:27

Yep, j'avais pas vu le doublon ;-(
concernant la vidéo, elle cerne bien le bonhomme, même si elle n'apporte aucun nouvel éclairage.
Petite réflexion matinale:
on lui retournerait bien le compliment si on ne risquait 800€ d'amende ou 4 mois de prison ferme, non?

Écrit par : skalpa | dimanche, 24 février 2008 10:01

Je suis sur la même ligne que Serval, il y a un minimun de respect dû à la fonction..Maintenant celà va être une sorte de jeu, provoquer Sarkozy pour qu'il réponde et ensuite avoir sa vidéo sur Youtube et Dailymotion...C'est assez nul, c'est du même genre que les gamins qui font des doigts dernières les journalistes...
pourquoi la fonction de président de la République serait sacrée, il ne reçoit pas l'oint divin, mais est élu au suffrage universel...Il n'y a vraiment qu'en France pour parer les habits républicains des oripeaux de la monarchie...allons jusqu'au bout, mais avec quel prétendant au trône?

Écrit par : Pamela de Barres | dimanche, 24 février 2008 10:32

Off et Pam, parfaitement d'accord.

C'est principalement la mise en avant personnelle de Sarko qui amène ce genre de dérive, à ma connaissance inédite sous la Vème République, et comme je l'ai dit, sa réponse n'est pas à la hauteur de sa fonction. C'est celle du quidam qui se fait bousculer dans une foule

Ce que je trouve par contre inquiétant c'est que ce genre de sketch, jusqu'ici on le voyait qu'aux "Guignols". C'est cette dérive là, et qui peut en amener, comme le dit fort justement Paméla, d'autres à chaque sortie du Président, qui montre l'état de délabrement des institutions.

On a eu des Présidents qui avaient trop de hauteur, maintenant on en a un qui à trop de bassesse.

Je n'ai pas l'impression qu'on ait gagné au change...

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 11:25

Ecrit par : Pamela de Barres | dimanche, 24 février 2008 10:32

Pas d'accord ni avec Serval ni avec vous Pamela :

tout d'abord, la notion de "sacralisation" renvoyait au débat ici même il y a qq jours : cela n'a rien à voir avec l'onction mais avec l'idée de représentation de l'intérêt général, etc.

Par comparaison et pour comprendre le sens d'un micro événement comme celui-ci, voici ce que Chirac répondit à une personne qui, au moment où il passait, lui dit "connard" : "Enchanté, moi c'est Chirac".

Quant à être là exprès pour agresser le président de la République, outre que je ne vois pas pourquoi le droit d'expression du mécontentement des citoyens que Sarkozy agresse gravement depuis plus de six mois par ses décisions devrait être interdit, je peux témoigner qu'on peut se trouver face à un ministre sans l'avoir voulu et même face à sa main qui se tend car il veut faire de jolies images.

Ça m'est arrivée il y a quelques années alors que, me tenant en retrait, je n'étais même pas sur la trajectoire du ministre, il a fait un détour de quelque pas pour venir me serrer la main. J'étais furieuse du fait que ma "bonne éducation" m'ait, de façon réflexe, fait tendre la main à quelqu'un pour lequel je n'avais aucune estime, et qui m'instrumentalisait.

Et puis il faudrait savoir, ou on veut "désacraliser" et alors on accepte le parler commun voire vulgaire des citoyens ET des dirigeants ou on réfléchit à ce qu'on attend de quelqu'un qui est censé porter notre parole et dont on peut attendre au minimum, qu'il ne se comporte pas comme les enfants auxquels il vient de prescrire des cours de morale.

L'hypocrisie a des limites tout de même...

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 11:37

Précision : je faisais allusion à

Ecrit par : Serval | samedi, 23 février 2008 23:30

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 11:38

En même temps, rien n'empêche de circonscrire - de comprendre - ce genre d'adresse au "personnage" médiatiquement construit de sarkozy, à la manière d'un rappel un peu musclé des limites qui lui serait adressé dans les termes mêmes du langage qu'il emploie lui-même. Une sorte de pratique pédagogique et thérapeutique visant à soigner le mal par le mal. Pour l'heure, le "malade" n'a semble-t-il pas entendu la leçon.

Déconsidérer Sarkozy peut être un acte politique légitime si celui-ci, par son comportement, par ses prises de position (sur la religion, sur la rétention de sûreté, que sais-je encore) déconsidère la fonction qu'il occupe aux yeux de certains citoyens.

Les libertés prises par sarkozy par rapport à sa fonction et aux institutions de la République semblent trouver leur source dans un style d'occupation de la fonction qui lui est propre et au pire rappelle plutôt celle de certains patrons propriétaires d'entreprises. Au point que la véritable et peut-être unique rupture du sarkozysme, c'est d'imprimer ses dadas et ses phobies dans la vie de la Cité, d'en faire la loi commune, sans se soucier des formes et sensibilités à respecter. C'est une "politique de civilisation" au forceps. Le problème est que la civilisation ne se décrète pas. Elle est la résultante d'une forme de vie collective dans tous ses aspects, et n'est pas le fruit de la seule action volontaire. Elle intègre de bien trop nombreuses contingences pour cela, et son tableau ne peut être réalisé qu'après coup et toujours de manière partielle et révisable. Ce n'est que dans une logique de management où l'on réduit tout à une série d'objectifs limités dans le temps et sans lien nécessaire les uns avec les autres que l'on peut s'imaginer bâtisseur de civilisation !

Il ne s'agit sinon que d'un rêve d'enfant démiurge ou d'ivrogne.

Écrit par : off | dimanche, 24 février 2008 11:45

A propos du style qui fait l'homme, une analyse intéressante, ici :

http://tinyurl.com/2k2uqb

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 12:00

Bien sur Juliette,

Mais comme je le disais à 23h30, je ne verse pas dans la sacralisation du pouvoir. Je parlais juste du respect de la fonction, et mon sentiment est que ce qui s'est passé n'est que le résultat de ces neufs mois de présidence sous Sarko.

En ce sens je te rejoint, mais permets moi de m'en inquiéter également dans la mesure ou, si le Président qui est garant des institutions et de la République se fait apostropher vertement à tous les coins de rue, que reste t'il, de ces institutions ?

J'aime bien la réplique de Chirac. Elle démontre quelle part la hauteur (sans jeu de mots) que l'on doit avoir lorsqu'on exerce la fonction.

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 12:10

"ce qui s'est passé n'est que le résultat de ces neufs mois de présidence sous Sarko."

Ecrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 12:10

Ou plutôt, à l'image de ces 9 mois finalement.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 12:19

J'étais furieuse du fait que ma "bonne éducation" m'ait, de façon réflexe, fait tendre la main à quelqu'un pour lequel je n'avais aucune estime, et qui m'instrumentalisait

Juju dze

Je vous aime de plus en plus.
Adorable !

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 13:54

Pourquoi odm, doutiez vous de ma "bonne éducation" ? ;-)

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 14:16

Ha non ! Je n'en ai jamais douté...

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 14:20

Me voilà rassurée.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 14:29

J'oubliais, odm, voilà une blague qui pourrait vous plaire.

Une file de plusieurs km embouteille l'autoroute avant le péage. Les automobilistes s'impatientent: que se passe-t-il ?

Un homme remonte la file pour expliquer:

- des terroristes ont pris en otage le président Sarkozy! Ils veulent l'arroser d'essence et le tuer, s'ils n'ont pas un million d'€ de rançon. On fait la quête.

- Ah, et qu'est-ce que vous avez récolté?

- Oh, pour le moment, entre 10 et 15 litres de super...

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 14:35

Juliette, votre bonne éducation vous perdra. Heureusement, le choix de vos blagues vous sauve ;O)

Écrit par : néoffite | dimanche, 24 février 2008 14:42

La réplique de Chirac ("enchanté, moi c'est Chirac") = intelligence
La réplique de Sarkozy ("eh bé casse-toi, pauv'con") = vulgarité

Écrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 14:45

Désolé chère juliette.
Elle est très bonne ;-))
Mais je la connaissais.

Je sais fallait pas le dire...

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 14:46

Ecrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 14:45

vous êtes nouveau vous ?
Bravo le pseudo.

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 14:52

Le vicomte : Personne ? Attendez ! Je vais lui donner une de ces poignées de main...
(Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, et se campant devant lui d'un air fat.)
Vous...vous avez une main.... heu.... une main... très grande.

Cyrano, gravement : Très.

Le vicomte, riant : Ha !

Cyrano, imperturbable : C'est tout ?...

Le Vicomte : Mais...

Cyrano : Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme.
En variant le ton, -par exemple, tenez :
Godwin : "La bonne éducation de Pétain, notoire,
Lui a-t-elle fait serrer la main d'Hitler à Montoire ?"
Prédictif : "Aujourd'hui le président Obama lance des vannes,
Demain il serrera la main de Raul Castro à La Havane !"
Et en conclusion : "Ne comptez pas me faire rire avec vos vers bêtes !
Inspirez-vous plutôt des blagues de juliette !"

Écrit par : Rostand | dimanche, 24 février 2008 14:58

Rostand ?
Roustons plutôt .

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 15:04

Merci ; me voici adopté.

Écrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 15:05

Ecrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 15:05

Ne vous méprenez pas, je ne suis que toléré ici !

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 15:11

@ Harry Rostand

Mais vous l'étiez déjà ;-))

+1 pour la tirade

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 15:15

Ecrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 15:05

Ne vous méprenez pas, je ne suis que toléré ici !

Ecrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 15:11

Tout ça va faire une bonne poëllée comme disait ma grand-mère, juste avec tôle et raie. (bon c'est douteux, je vais me promener un peu)

Au fait, je me suis consolée de ma poignée de main en me disant que j'avais salué la fonction et non l'homme. C'est ça les deux corps du pouvoir.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 15:17

Être toléré = condition nécessaire et suffisante

Écrit par : Harry Covert | dimanche, 24 février 2008 15:20

Harry covert, vous avez les mots pour le rire.

Écrit par : néoffite | dimanche, 24 février 2008 15:25

C'est vrai que le sujet sur la sacralisation du pouvoir est bien tombé cette semaine...

Parce que je tiens à faire quelques remarques...

1) Ces hommes politiques qui viennent serrer des mains, lors d'expositions diverses et sur les marchés, je les déteste parce que c'est uniquement par intérêt, pour se faire élire ou pour soigner leur popularité. Moi, dont le job est de fréquenter les marchés tous les jours, je m'amuse de voir les politiques locaux et nationaux UNIQUEMENT avant une élection, et JAMAIS, vous entendez, JAMAIS, durant l'année. Et ceci est parfaitement scandaleux.

À un politique, un maire de banlieue auquel, je faisais remarquer que sa présence, selon le règlement intérieur, était interdite dans l'enceinte du marché, m'a rétorqué qu'il était chez lui et que si je n'étais pas content, je n'avais qu'à m'en aller... C'est dire la qualité des relations de citoyens à élu... Bref. Ce que je dis n'est pas du populisme mais une réalité.

2) en ce qui concerne cette affaire du salon de l'agriculture, je n'ai pas trouvé le type auquel le président voulait serrer la main très agressif et il n'était que d'observer les centaines de pimpins et de mimiles fiers comme des paons d'avoir effleuré la main du Chef de l'État, j'ai par contre trouvé ce spectacle affligeant et peu digne d'un peuple mature... Quant à l'insulte, De Gaulle et bien d'autres étaient aussi vulgaires et grossiers dans leurs propos, mais la télévision n'était pas là pour les diffuser ( de toutes façons, les propos auraient été censurés...). Ces séances de serrages de mains étant une cérémonie, ridicule, hypocrite parce que c'est un geste purement machinal qui ne revêt aucune signification réèlle puiqu'il donne simplement une fausse impression de proximité entre le dirigeant et le citoyen

Je répondrai à Serval, concernant la sacralisation de la fonction politique et administrative qu'il juge nécessaire, que j'y suis autant opposé qu'à la sacralisation de l'individu. Parce que, selon moi, la fonction présidentielle doit demeurer aux yeux du peuple une fonction humaine accessible et non religieuse ni magique...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 24 février 2008 16:25

Parce que, selon moi, la fonction présidentielle doit demeurer aux yeux du peuple une fonction humaine accessible et non religieuse ni magique...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 24 février 2008 16:25

Vous vous entêtez et vous enferrez cher oiseau ;-)

Le problème est celui de la distance entre la dimension symbolique et la vie privée et pas celui d'un président tout puissant incarnant je ne sais quelle volonté divine.

Voir ici, c'est bien expliqué : http://tinyurl.com/2x4ssv

Par exemple, pour connaître un peu les pays scandinaves dont les dirigeants sont extrêmement simples dans leur apparence et leurs relations, proches de leurs concitoyens, ils n'oublient cependant jamais de distinguer les deux dimensions.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 16:40

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 16:40

Arfff !!!!

Nous n'avons vraiment pas les mêmes valeurs, Juliettte...

Quand je lis :" il faut au sommet de l’Etat, au Prince, un certain apparat, une certaine solennité, le respect de certains rites. Même s’il n’est plus -et c’est heureux- de droit divin, il participe du "bouclage" de la société au-dessus d’elle-même, sans lequel elle se délite; c’est le rôle du "corps sacerdotal" du roi. Bernard Henri-Levy le remarquait récemment: tous les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy maintenaient une distinction claire entre le premier et le second "corps", pour que la majesté du premier ne soit pas atteinte par les éventuels écarts, en tous cas, le caractère commun du second."

Je ne puis m'empêcher de penser que Régis Debray et BHL ont une vue un peu trop ancestrale des fonctions régaliennes. J'ai une vision un peu plus "révolutionnaire" de la perception de l'Autorité, au sens des premiers pas de la Révolution française ou le représentant de l'État et les citoyens se tutoyaient. Où la distance entre le citoyen représentant du peuple et le peuple citoyen s'apostrophaient sans cérémonie particulière... D'autant que les rênes du Pouvoir (armée, police, etc sont détenus par les élus ! Est il obligatoire, d'y ajouter l'apparat ? Pas sûr...

Je préfère de loin les démocraties du Nord à la notre mais je vous avoue que le cirque de distinguer la fonction de l'individu ne leurre personne, de même que le fait de porter perruque pour un juge, à mes yeux ne fait pas que la Justice rendue y soit meilleure...
Il est temps à mon sens de quitter les oripeaux millénaires qui font que les institutions du 21 ème siècles soient si peu différentes que celles de l'Antiquioté grecque... J'entrevois déjà, les prémices de la démocratie vraiment participative que j'appelle de mes voeux... Le temps du chef de tribu (même élu) a assez duré et a fait la preuve de son inefficacité, non ?

L'école devrait d'ailleurs servir à rendre le futur citoyen, plus autonome, à avoir davantage de sens critique et à encourager la solidarité...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 24 février 2008 17:21

cui cui, vous vous arrêtez trop aux images, pas assez au fond selon moi mais je respecte votre opinion.

A mon sens ce n'est pas une question de valeurs comme vous dites, mais de conception du pouvoir et de l'intérêt général.

Quant à dire que "les institutions du 21 ème siècles soient si peu différentes que celles de l'Antiquité grecque", pour ce qui est des relations entre les citoyens et leurs représentants, elles étaient bien plus proches des scandinaves que de notre Vè République.

Pour ma part, la simplicité nécessaire dans l'exercice d'un pouvoir qui devrait être modeste n'a rien à voir avec la confusion entre la dimension symbolique et la dimension incarnée. Et je suis désolée mais les révolutionnaires de 1789 à 1792 ne l'ont pas oubliés -le fait de s'interpeller "citoyen" ne change rien à l'affaire.

La "passion" ne devrait pas être la caractéristique de celui ou celle qui exerce un pouvoir quelconque : il/elle n'est qu'au service de l'intérêt général.

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 17:37

cui cui, je souscrit completement à ton com de 17:21 "L'école devrait d'ailleurs servir à rendre le futur citoyen, plus autonome, à avoir davantage de sens critique et à encourager la solidarité..."

C'est ce qui me permet de rebondir sur ton com de 16:25. ;-))

hier soir à 23:30, j'ai bien écrit que je ne versais pas dans la sacralisation du pouvoir, (cela n'a pas changé aujourd'hui je te rassure).

Mais il ne me parait pas illogique, de la même manière que l'instituteur qui rend les enfant plus citoyens et plus autonomes, qu'il y ait un minimum de respect pour la fonction.

Je sais que la frontière est parfois mince entre le profane et le sacré, mais sans verser outre mesure il me semble qu'il y a un juste milieu que ce soit pour celui qui a été choisi pour éduquer nos gosses ou celui qui a été démocratiquement élu (même si on n'a pas voté pour lui) et qui est de ce fait le porte-parole du pays.

Vaste débat en tout cas...surtout quand il s'agit de délimiter la frontière.

Amitiés mon cui cui

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 17:45

"Touche moi pas, tu me salis"

La parole est forte.

1) tutoiement du président de la République
2) refus du contact
3) assimilation de NS à de la salissure

Pour 1) et 2) cela correspond à peu près au comportement d'un enfant à l'égard de ses parents ou des élèves avec un enseignant qui ont perdu toute autorité. Après la familiarité pour se gagner leurs bonnes grâces, ils sont piégés dans une relation de copains-pas copains. Les pires enseignants ou parents ne sont-ils pas ceux qui essaient de se confondre avec les copains de leurs enfants ?

Dans les deux cas il y a un refus de la dimension symbolique, de l'écart entre des positions et des rôles différents, c'est en général le fait de personnalités immatures qui n'assument pas leur fonction (parentale ou enseignante), et qui -par ailleurs- se situent facilement dans un rapport de concurrence avec leurs élèves ou leurs enfants.

Finalement le respect mutuel en sort meurtri.

Pour le 3), c'est plus étonnant et plus violent : est-ce à dire que NS est devenu indigne, au sens fort, d'entrer en contact avec un citoyen lambda ?

Doù vient cette indignité si ce n'est du fait qu'il ne respecte pas ses engagements autant les promesses qu'il a faites que le fait qu'être président ça engage, ça oblige à un certain nombre de comportements... dignes.

Le bling-bling et autres dérives pipoles ne sont pas dignes de la fonction, pas plus que le fait de promettre du pouvoir d'achat et 6 mois plus tard d'asséner "les caisses sont vides".

C'est comme si cette indignité était contagieuse : "Touche moi pas, tu me salis"

Il est mal barré notre président, et à la place de Fillon je me méfierais des coups de poignard dans le dos : la jalousie est mauvaise conseillère.

En fait, NS, est une marionnette un peu "dévariée", qui ne répond pas toujours au doigt et à l'œil de ceux qui tirent les ficelles qui ont accepté NS car il semblait avoir une meilleure capacité à convaincre le bon peuple de la rupture : 53% l'ont choisi.

Combien de temps vont-ils tolérer ce désordre ? Un récent papier de Balladur dans le Monde disait entre les lignes : on soutient NS à condition qu'il rentre dans le rang pour faire sans éclats inopportuns notre politique.

NS trouble à l'ordre public capitaliste ? Mais c'est qu'il serait révolutionnaire sans le savoir alors. Tiens, voilà qui va plaire à cui cui ;-)))

Écrit par : juliette dze | dimanche, 24 février 2008 18:13

c'est dimanche.. jour d'un seigneur..

http://youtube.com/watch?v=HyJ9o1BY9qs

http://www.youtube.com/watch?v=07O7GTk3hKQ&eurl=http://www.leslaunes.com/plage_du_village/comments.asp?id=107

Écrit par : Maghnia | dimanche, 24 février 2008 18:25

Excellente émission "ripostes" sur le libéralisme

Écrit par : anthony | dimanche, 24 février 2008 18:33

Ecrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 17:45

J'ai merdé dans une de mes phrases plus haut et jre m'en excuse...

Je comprends le sens que tu mets dans respect de la fonction, Serval...

Je ne conteste pas qu'il faut un respect de la fonction d'instituteur par exemple, des métiers de la Justice, etc mais,

est il pour autant utile de poser sur la tête de l'instituteur une perruque poudrée pour signifier son autorité vis à vis des élèves ( je galèje, bien entendu), est il utile de poser les augustes fesses du président sur un fauteuil Louis XV pendant que ses interlocuteurs journalistes posent leurs séants merdeux sur de vulgaires chaises à 10 € ? Ces symboles merdiques de positions sociales dominantes ou de position de fonctions me déplaisent fondamentalement.

Peut être suis je un révolutionnaire ou un anarchiste qui s'ignore ? En tout cas je trouve les marques excessives de respect dépassées et le pire est que ça ne s'améliore pas ! Pour moi, la 5ème république, utile au début pour sortir de la crise de décolonisations a complètement plombé la France par la suite, y compris pour son entrée dans la mondialisation où le pire de l'étatisme régalien centralisé s'est associé au pire du libéralisme.

Et on le paiera longtemps !!!!

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 24 février 2008 19:43

cui cui, la Vème République sous couvert de l'élection au suffrage universel (la fameuse rencontre d'un homme avec un peuple comme disait De Gaulle) est un régime monarchique jacobin que seule la loi de décentralisation sur les régions en 81 (Deferre) à commencé à rompre. Il est d'ailleurs dommage qu'on ait ensuite seulement transféré les charges de l'Etat sans les pouvoirs aux régions...

Le pouvoir gagnerait surement à avoir plus d'humilité.

PS : si l'instituteur est chauve, pour quoi ne porterait il pas une perruque ? (Et je rappelle que le talc qui le poudrerait permet d'éviter la transpiration) ;-))

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 20:05

La rupture façon Sarkozy, à l'Américaine :
- le Président de la République se balade à Disneyland ;
- les procureurs de la République reçoivent dans les McDonald's.

"Lors d'un point de presse au McDonald's de Villiers-le-Bel, la procureure de Pontoise Marie-Thérèse de Givry a expliqué aux nombreux médias présents que les enquêteurs avaient ciblé 38 personnes (...)"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080218.OBS0963/villierslebel__1.000_policiers_mobilises_trentetrois_pe.html
(un détail remarqué avec retard)

Écrit par : Harry Cover | dimanche, 24 février 2008 20:50

Sur la censure :

1 - Nicolas Sarkozy / la Shoah / les images

"Quand je vois ce petit tumulte, je me dis, mon Dieu, on fait un grand tumulte là-dessus et on n'en fait pas sur, parfois, ce que comme films nos enfants regardent, ce qu'on leur laisse d'images violentes, dégradantes et gratuites", a réagi le chef de l'Etat.
http://2007.fr.msn.com/ArticleView.aspx?ArticleId=41736816-2942-4702-9d31-8180422c1bb0

2 - Mathieu Amalric / les mots / la cérémonie

Son texte de remerciements, dont la partie la plus critique n'a pas été lue lors de la cérémonie (...). Mathieu Amalric se trouvait au Panama pour le tournage du dernier James Bond et avait laissé à l'animateur de la cérémonie Antoine de Caunes un texte à lire, "au cas où". Mais ce dernier s'est arrêté à la moitié du texte, ne lisant pas toute une partie qui critiquait les multiplexes et défendait les salles indépendantes. (...)
"Je n'en reviens pas. Je ne savais pas que c'était si simple que ça, la censure", écrit Mathieu Amalric dans un mail.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20080224.OBS2053/mathieu_amalric_proteste_contre_une_censure.html

Écrit par : Harry Cover | dimanche, 24 février 2008 21:00

Sur la politique carcérale :

1a - Nicolas

"Ce qui est important pour moi, c'est qu'on ne laisse pas des monstres en liberté après qu'ils ont effectué leur peine", a déclaré le chef de l'Etat (...).
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311808.FR.php

1b - Yves et Nadine

"les socialistes sont du côté des coupables plutôt que des victimes", pour Yves Jégo (UMP). Nadine Morano est allée plus loin, accusant le Parti socialiste de se mettre "clairement du côté des assassins".
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311882.FR.php

2 - Sandra

Sandra a 22 ans lorsqu’elle est incarcérée, en janvier 2002, pour des vols dans un supermarché. Des vols «simples», sans violences. Mais ce n’est pas la première fois. Elle n’a plus droit au sursis. Elle est condamnée à six mois ferme, auxquels se rajoutent, un peu plus tard, six mois pour des faits similaires (...). Un an, donc, au total. Et pourtant Sandra est restée en prison pendant presque cinq ans, jusqu’en novembre 2007. (...) «Quand on se penche sur son dossier, dit Robert [son visiteur de prison], page après page, année après année, on a l’impression que jamais sa chance ne lui a été donnée.»
http://www.liberation.fr/actualite/societe/311778.FR.php

Écrit par : Harry Cover | dimanche, 24 février 2008 21:35

1 - Manipulation à base de contre-vérités :

"Je ne peux pas accepter, en tant que chef de l'État, que l'on ait fait inscrire dans la Constitution le principe de précaution et que ce principe de précaution que j'ai voté par ailleurs, ne s'applique pas aux victimes innocentes." (discours de Nicoals Sarkozy le 20 août 2007)
http://tinyurl.com/ytr66h
et :
"Le devoir de précaution s'applique pour la nature, il doit s'appliquer pour les victimes", a poursuivi le président de la République.
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311808.FR.php


2 - Rectification à base de textes juridiques :

"Il s'agit d'une série de détournements et de contre-vérité destinées à exciter l'indignation publique, là où devrait s'imposer la mesure et la pacification." (...)
"Rappelons que le principe de précaution inscrit dans la constitution concerne l'environnement exclusivement, et n'a pas de portée générale."
http://dinersroom.free.fr/index.php?2007/08/22/612-le-discours-du-president-sarkozy-trois-petits-pas-vers-l-outrance

Écrit par : Harry Cover | dimanche, 24 février 2008 21:50

Je savais bien que les haricots verts facilitaient le transit..

Écrit par : odm | dimanche, 24 février 2008 22:00

Ce soir il y a : Smith, Wesson et...Harry

Merci pour ces infos. Je pense que je retiendrais surtout ce soir : "Je ne savais pas que c'était si simple que ça, la censure" de Mathieu Amalric.

Si effectivement même quelques lignes sur les multiplexes dans uen cérémonie qui à toujours été habituée aux coups de gueule des acteurs (Bacri, formidable...) passent à la trappe, qu'en est il du reste ?

Écrit par : Serval | dimanche, 24 février 2008 22:10

Bravo cui cui. Une pensée profonde est couvée sous l'aile de l'oiseau.

Écrit par : néoffite | lundi, 25 février 2008 01:28

Ma petite Nef,

Reviens ! on a tous besoin de te lire !

Un village sans Nef c'est comme le village des sctroumphs sans la sctroumphette... Un désert, quoi...

Et je suis sérieux.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 25 février 2008 10:17

While the city sleeps...

[La Cinquième - République]

Écrit par : pouah - chiche | lundi, 25 février 2008 11:30

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | lundi, 25 février 2008 10:17

Je suis de retour pas de soucis mon cuicui, juste un petit repos dominical (mouarf avec des gosses impossible) et beaucoup de travail dans la matinée (malheureusement pour le pauvre monde).

Je vous lis tous plus tard.

Ecrit par : anthony | dimanche, 24 février 2008 18:33

C'était le jour du Seigneur, normal.


En ce qui concerne le dérapage de Sarkozy, une petite question me taraude, si ses nerfs lâchent et qu'il va plus loin, jusqu'où est-il protégé par son statut présidentiel ?


Avant la révision de février 2007 :

La situation était complexe, sinon ambigüe. Il convenait de distinguer la responsabilité :
- pour une activité entrant dans le cadre de ses fonctions :
Selon l'article 68 dans sa rédaction de 1958, la responsabilité du Président pouvait être alors engagée par le Parlement dans le seul cas de Haute Trahison. Il faut préciser ici que la Constitution ne définissait pas la Haute Trahison, ni d'ailleurs les sanctions que pouvait encourir le Président de la République. Il en est de même pour le Code Pénal. De plus, comme la procédure de l'article 68 n'avait jamais été utilisée depuis 1958, on ne pouvait préjuger de l'interprétation future du Parlement. On pouvait cependant estimer que le Parlement aurait pu invoquer un motif comme le non respect par le Président de ses obligations fixées par l'article 5 ou la violation manifeste d'autres articles de la Constitution.
Cette relative liberté du parlement, le fait que le Code pénal ne connaît pas la qualification de « haute trahison » pouvaient faire douter de la qualification de « responsabilité pénale ». Mais la procédure utilisée (personnalisation de l'infraction, recours à un Ministère public, à une Haute cour de justice) confirmait cette qualification. Précisons que le Ministère Public près la Haute Cour de Justice (composée de 24 membres : 12 députés et 12 sénateurs élus par chacune des chambres)était confié au Procureur général de la Cour de Cassation assisté de 2 avocats Généraux.

- pour une activité n'entrant pas dans le cadre des ses fonctions :
L'article 68 ne faisait référence qu'à l'activité du président dans le cadre de ses fonctions ; on pouvait donc penser que les actes délictueux du président commis hors ses fonctions donnaient lieu à une responsabilité pénale appréciée par le juge ordinaire dans les conditions du droit commun. Ce cas a constitué pnedant longtemps une hypothèse d'école. Mais la mise en cause du président Chirac dans des affaires en cours d'instruction concernant la Ville de Paris a été à l'origine d'une controverse qui touche à l'interprétation de l'article 68 de la Constitution. A l'occasion d'une décision relative à la Cour pénale internationale du 22 janvier 1999, le Conseil constitutionnel a estimé que le président était soumis à un régime dérogatoire du droit commun. Pour les actes délictueux extérieurs à sa fonction, il ne pouvait donc être mis en cause par le juge ordinaire pendant la durée de ses fonctions mais devait être accusé par les Assemblées (comme pour la haute trahison). Cela impliquait que ce même juge devait attendre que le président quitte l'Elysée... Le président relevait cependant du droit commun pour ce qui concerne sa responsabilité civile. La plupart des commentateurs avaient admis jusqu'en 1992 que le président au titre de simple particulier pouvait être traduit devant ces tribunaux sans condition. L'absence de motivation des considérants de la décision du Conseil constitutionnel (risque d'atteinte à la séparation des pouvoirs ? à la fonction du chef d'Etat ?) a pu faire douter de la pertinence (sinon l'objectivité) de ce point de vue. Pour sortir du flou, il semble nécessaire d'organiser une « inviolabilité présidentielle » sur le modèle de l'inviolabilité parlementaire.

Après la révision de février 2007 :

Une loi constitutionnelle n° 2007-238 du 23 février 2007 portant modification du titre IX de la Constitution concernant le statut pénal du chef de l'Etat a confirmé l'immunité temporaire du chef de l'Etat et instauré une procédure de destitution plus réaliste mais floue fondée sur le motif de "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat".
Voici les nouveaux articles 67 et 68 :



Article 67 :
Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.
Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l'objet d'une action, d'un acte d'information, d'instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.
Les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle peuvent être reprises ou engagées contre lui à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la cessation des fonctions.

Article 68 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.
La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.
La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.
Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.
Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article.

Commentaire critique : une fois encore, on oublie que le Président a deux corps : le corps mystique du chef de l'Etat mais aussi son corps naturel de simple citoyen relevant des lois et de la justice ordinaire pour ses activités non liées à sa fonction. Son immunité est justifiée dans ce dernier cas. Apparaît simplement un nouveau motif de destitution plus large et très flou : "le manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat" ; un motif de plus contraire à l'esprit du régime. En effet, le Président devient responsable devant le Parlement en vertu d'une procédure qui peut être utilisée pour des motifs politiques.

Écrit par : nef | lundi, 25 février 2008 12:25

 
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