Avertir le modérateur

« Plus belle la vie pour Michelle Alliot Marie ? | Page d'accueil | Les autres images de l'actualité - La rétention et la foi »

vendredi, 22 février 2008

VSD et la déontologie.

La défense des journalistes, à VSD, est elle variable en fonction de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy ?

 

La polémique en cours sur les déclarations d’Emmanuelle Mignon au sujet des sectes, recueillies par Emmanuel Fansten, journaliste pour VSD, me laisse songeur.

Et même un peu inquiet.

Pas à cause de la teneur des interviews successives d’Emmanuelle Mignon, ni sur ses dénégations à propos de cet entretien. Cela est déjà activement, et largement,débattu, avec raison.
 

Non, ce n’est pas, pour une fois, une question de fond que je me pose, mais de forme.

Paradoxalement, à la lecture du soutien par le (parfois) pétillant rédacteur en chef délégué, Marc Dolisi, je suis presque soucieux pour l’avenir de Monsieur Fansten.

Parce que paradoxalement, à VSD, l'appui de la direction du magazine peut être plutôt un mauvais signe pour un journaliste.

A moins que les temps aient changés pour cause de péréquation entre les aspirations d’un lectorat plutôt populaire et une cote d’amour du Président de la République en chute libre. 

 Explication de mon inquiétude :

 Fin 2003 je travaillais à VSD comme pigiste permanent, mensualisé, depuis presque trois ans. (statut dérogatoire à la législation mais il faut bien vivre)

Rédacteur d’une rubrique hebdomadaire et de reportages de terrain dans le domaine du sport-aventure et de « l’outdoor », ma vie s’écoulait entre voyages autour du monde et tests d’activités extrêmes, à mon plus grand bonheur et à celui de la rédaction en chef.

J’étais dans mon domaine de pertinence, bien loin de la police nationale que j’avais quitté en 2001 pour devenir journaliste sportif.

Fin 2003, la direction des informations de ce magazine se remémore mon passé et me demande si j’ai toujours des contacts dans mon ancienne administration.

 

4f8b93aefd7232a46124ec4a3bea2ef2.jpg

 
Le but ?

Publier un article sur ce que pensent les flics de base de la politique menée par leur très médiatique Ministre de l’Intérieur, Monsieur Sarkozy.

J’interviewe une dizaine de policiers, dans toute la France, sur des thèmes aussi divers que les méthodes de production des chiffres de la délinquance, les nouvelles lois et unités de police, les relations hiérarchiques et ce qu’ils pensent des conseillers de leur ministre.

Je précise que je ne livre pas mon avis et remet à la rédaction de VSD l’intégralité des témoignages, qu’elle organise pour publier un article comprenant 3 pages de texte dans le numéro du 20 au 26 novembre 2003.

Ce dossier laisse apparaître de nombreux doutes et interrogations des policiers de base sur les directives de Sécurité Publique, mais aussi, je le précise, des opinions favorables.

Il est illustré par des dessins plutôt très critiques du dessinateur Tignous, choisis par la direction de ce magazine, sans aucun avis de ma part à ce sujet.

Je suis chaudement félicité pour mon travail.

 

Cela fait en effet du bruit, aucun journaliste, dans la presse « populaire », n’ayant encore osé ce type de « papier ».

Le 25 novembre de la même année, le Directeur Général de la Police Nationale, Monsieur Gaudin, fait paraître sur le site intranet de la Police Nationale le courrier de réponse qu’il adresse à Monsieur Christian Moguérou, Rédacteur en chef de VSD.

Ce courrier se conclut ainsi : « Il me paraissait néanmoins essentiel de vous fournir quelques éléments permettant de nuancer certaines affirmations péremptoires et peu objectives portées à la connaissance de vos journalistes et de vos lecteurs », suivi d’un NB en gras pour le moins étonnant : « Monsieur Louboutin est un ancien officier de police récemment démissionnaire ».

Histoire d’entendre que j’avais, pour cette raison, « bidonné » l’article paru.

Messieurs Moguérou et Dolisi (son adjoint), ainsi que Monsieur Jean Marie Burn, directeur de publication, m’assurent d’une réponse sans délai à Monsieur Gaudin et de leur total soutien.

Dans la réalité, ce magazine coupera dans les jours suivants toute relation avec moi, oubliant nos projets prévus pour les mois à venir, refusant de me recevoir ou même de me prendre au téléphone, malgré plusieurs courriers AR envoyés en désespoir de cause.

L’arrivée de Philippe Labi comme nouveau Directeur de publication, également sollicité par courrier AR, ne changera rien au mutisme inexplicable de la direction de VSD à mon encontre.

Prisma Presse mettra, de plus, un an à me remettre les feuilles jaunes me permettant de toucher une prestation chômage…me privant donc de revenus.

Dans le même temps, fruit du hasard, je suis l’objet d’une très conséquente taxation fiscale d’office dont il me faudra des mois pour faire établir la totale absence de justification…

Lâché (enterré ?) par mon employeur, en réelle situation de survie, je finirais, début 2005, quelques mois SDF à subsister de boulots précaires.

Cinq ans plus tard (outre le fait que les policiers de terrain n’ont pas varié pour la plupart dans leur scepticisme et c'est du domaine public) Marc Dolisi assure à nouveau un de ses journalistes du soutien de la rédaction de VSD, à propos cette fois ci de la déclaration d’une directrice de cabinet de Monsieur le Président de la République.

c3c921a7aa56a3d6dedc92a1f47e3465.jpg

Au vu de mon expérience, je ne suis pas certain que cela soit une bonne nouvelle pour Emmanuel Fansten.

A moins que VSD ne surfe actuellement, pour cause de dopage des chiffres de diffusion, sur la décote actuelle de Monsieur le Président de la République, après avoir fait sans vergogne durant des années ses choux gras en l’imposant en couverture « People » avec son ex et/ou sa nouvelle épouse…

C'est vrai que la tendance actuelle d'une partie de la presse est la chasse en meute d'un gibier qu'elle a longtemps caressé dans le sens du poil.

La seule chose dont je sois sûr c'est, que si besoin est, je garde une place sur le canapé de mon salon à Emmanuel Fansten.

Juste au cas où...

 

Marc Louboutin

Journaliste.Ecrivain

(Métier de chien – Lettres à Nicolas)

Commentaires

Témoignage troublant sur des pratiques qu'on aurait aimé croire relever d'un autre âge. A priori, ça sent les pressions exercées sur la direction de ce magazine, ce que les sanctions directes et déguisées tournées contre le journaliste rendent plausibles.

Inquiétant en effet, et de quoi donner un matériau solide pour rendre compte à la fois de l'esprit de conformisme que d'aucuns relèvent dans la couverture de l'actualité par la grande presse, et de l'existence de pressions extérieures qui, parfois, peuvent en être la cause.

Écrit par : néoffite | vendredi, 22 février 2008 07:52

hier soir sur canal+
tous contre un..

http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174
cliquer sur Le Grand Journal - Partie 2


bizarre bizarre !!

Écrit par : Maghnia | vendredi, 22 février 2008 08:10

L'indépendance de la presse et la déontologie sont des chimères, la précarité des contrats facilite l'auto-censure. La pression directe n'intervient qu'en dernier recours.

Écrit par : nef | vendredi, 22 février 2008 10:35

C'est incroyable cette histoire ! En effet, Emmanuel Fansten a du souci à se faire.

Ne lisant pas VSD je ne connais pas son orientation mais finalement elle est surtout à géométrie variable (c'est ça une "ligne éditoriale" ?) qu'on pourrait qualifier d'opportuniste : faire du fric sans se fâcher avec le pouvoir.

Et quand celui-ci montre les dents, lâcher les journalistes portés auparavant au pinacle quand ils permettaient de satisfaire la première partie de la "ligne éditoriale".

Écrit par : juliette dze | vendredi, 22 février 2008 11:06

Les institutions de pouvoir se serrent les coudes ; et chacune protège son territoire (et ses privilèges), avec le consentement du consommateur-électeur...

Rien de neuf, donc - dans le féodalisme industriel.

Et vive l'Arrêt public !

Écrit par : rat - des pâquerettes | vendredi, 22 février 2008 11:38

Pour odm qui pense que la scientologie de Tom Cruise ne fait pas de mal à une mouche (surtout si elle est baptisée ? ;-) :

Cet article du Figaro (peu suspect d'hostilité à tout crin à NS et aux fadaises de la nouvelle religiosité faisant bon ménage avec le cac 40 et les montres Cartier, contre un islam pointé comme LE danger) :

http://tinyurl.com/23gert

Et ce témoignage, dans ce même Figaro :

http://tinyurl.com/2b7pyd

Alors à la question, à qui cela fait-il du mal, je répondrai : à pas mal de gens visiblement.

Écrit par : juliette dze | vendredi, 22 février 2008 11:45

À propos de la politique du sultan Sarkozy, Lluís Bassets, dans El País, parle de "théoconservateur" :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82831

Écrit par : Infovite | vendredi, 22 février 2008 13:15

le thé au conservateur de Nicolas

Écrit par : humourfacile | vendredi, 22 février 2008 13:55

Le sultan Sarkozy avant : "je ferai les réformes sans me laisser arrêter par les corporatismes".
Le sultan Sarkozy après : "un salaire minimum de 1 600 euros sera alloué à tous les pêcheurs".

Mais monsieur le sultan chanoine, nous sommes tous de pauvres pêcheurs ... Alors à quand le SMIC à 1 600 euros pour tous ?

Écrit par : T au logis | vendredi, 22 février 2008 14:00

A propos de Courrier International et dans le sens du billet :
http://rue89.com/2008/02/21/metrobus-censure-une-affiche-de-courrier-sur-sarkozy

Lynchage ? Retour du refoulé plutôt.

Encore :

"(...) Pierre Lellouche se dit «frappé de voir que le débat politique est dominé par des méthodes qui relèvent de la Stasi, des micros cachés, des caméras cachés». «On se raccroche là-dessus et on fait autant de procès de Moscou que nécessaire un jour contre Françoise de Panafieu, un autre jour contre Rama Yade, un troisième jour contre quelqu'un d'autre, et pendant ce temps-là on ne parle pas du fond."

Grand jeu concours ; proposez à l'UMP des méchants de l'histoire, très méchants et vilains, susceptibles de soutenir la comparaison avec cette "gauche" vraiment trop ...

Méthodes de Khmers rouges.
Méthodes de la Securitat.
...

Une authentique gégène d'époque à gagner.

Écrit par : f | vendredi, 22 février 2008 14:05

et pendant ce temps-là on ne parle pas du fond...

Pour une fois, je suis d'accord avec M. Lellouche.

Durant les débats stériles et sous les couvertures "pipol", on ne parle pas du fond...

Écrit par : Marc Louboutin (mclane) | vendredi, 22 février 2008 14:20

Le fond est toujours ce qui manque le plus.... Sauf aux plus riches, qui n'emploient ce terme qu'au pluriel, évidemment. Le méchant est alors celui qui ne peut être nommé autrement que par un acronyme : l' ISF. Autrement dit, le diable dans le porte-monnaie qui vous pique vos économies pour les redistribuer (oh quelle horreur !) à une assemblée sans cesse grossissante de manants dépourvus de gratitude et de bonnes manières.

Écrit par : humourfacile | vendredi, 22 février 2008 14:30

Il serait sûrement vain de demander à droite comme à gauche à qui doit-on imputer ce déficit de "débats de fond"...
Ce qui est finalement amusant avec ces fumigènes, c'est que l'attention est détournée de ce que la droite ne veut pas que l'on parle (pouvoir d'achat, inégalités...) mais aussi de ce qu'elle voudrait que l'on parle (réformes, volontarisme, sécurité...). On ne parle plus du "fond", il ne reste que les électeurs face à eux-mêmes, avec leur souffrance (pour beaucoup d'entre eux). Forcément, il n'y a pas symétrie. La droite s'en rend (enfin) compte.
(Pour la gauche, c'est l'inverse, en gros).

Écrit par : f | vendredi, 22 février 2008 14:35

Le discours de Pierre Lellouche assimile les élus de l'opposition aux dirigeants autoritaires ou aux fonctionnaires de régimes non démocratiques dits "de gauche" (URSS, RDA, Cuba). On a donc le droit de comparer à demi-mot Moscovici à Wilhelm Zaisser (premier directeur de la STASI). Mais qu'un blogueur écrive seulement qu'Yves Jégo n'est pas un élu de terrain, et ledit Jégo de porter plainte derechef pour atteinte à son honneur ! Que dirait Pierre Lellouche si dans un prochain billet on évoquait Batista, Franco, Pinochet, Papon, ou les colonels grecs à propos de l'UMP ?
Et quand Badiou évoque un "transcendental pétainiste" ou parle de "pétainisme soft" (le mot se trouve dans son livre) au sujet de Nicolas Sarkozy, il est voué aux gémonies et accablé d'insultes, on le disqualifie en le traitant d'antisémite, etc.


Suite au Grand jeu concours, quelques propositions pour rendre tout aussi imagée la prochaine intervention médiatique de Pierre Lellouche.

"Le P.S. pratique l'apartheid dans la désignation de ses candidats aux municipales."
"Les journalistes avec leurs mots qui tuent sont dignes d'Eric Harris et Dylan Klebold."
"Ces Ravaillac qui s'en prennent à Nicolas Sarkozy."

Écrit par : Hypo - STASI | vendredi, 22 février 2008 14:44

"J'y suis, j'y reste" (Hippo-Campe)

Écrit par : humourfacile | vendredi, 22 février 2008 14:58

Vé ! Sont-ce Des qu'ont honte au logis ?

Écrit par : humourfacile (encore) | vendredi, 22 février 2008 15:51

Crotalor ! je viens à peine [roller]squatter - qu'on me copite[bulles] !

Écrit par : zippo - peau mate | vendredi, 22 février 2008 17:47

"(...) Pierre Lellouche se dit «frappé de voir que le débat politique est dominé par des méthodes qui relèvent de la Stasi, des micros cachés, des caméras cachés». «On se raccroche là-dessus et on fait autant de procès de Moscou que nécessaire un jour contre Françoise de Panafieu, un autre jour contre Rama Yade, un troisième jour contre quelqu'un d'autre, et pendant ce temps-là on ne parle pas du fond."


Non. Mais on le touche de plus en plus souvent....

Écrit par : Marc Louboutin (mclane) | vendredi, 22 février 2008 18:00

Pour changer de cette étrange épidémie de jeux de mots, un rappel : Léo Ferré n'a toujours pas de rue à son nom à Paris.

http://www.liberation.fr/rebonds/311530.FR.php

Écrit par : Poètes, vos papiers ! | vendredi, 22 février 2008 18:00

Léo Ferré n'a toujours pas de rue à son nom à Paris.

Faut vite demander à Beigbeder d'intervenir.

Une rue Ferré vaut bien un rail...

Écrit par : Marc Louboutin (mclane) | vendredi, 22 février 2008 18:11

Fort heureusement, tel n'est pas le cas des Hippos, que l'on croise sur les grands boulevards et dont on se repait de la chair. L'hippo ké pa macho conseille : li pot d'peau d'dame.

Écrit par : humourfacile (toujours) | vendredi, 22 février 2008 18:13

Le plus drôle dans tout ça, c'est cette bande de pompiers pyromanes qui crient aux lynchages des incendiaires alors qu'ils ont encore le paquet d'allumettes dans une main et le jerrican d'essence dans l'autre.

Si la droite en est réduite à s'inventer des insultes fantasmatiques pour jouer les victimes, c'est qu'elle doit estimer que son sort électoral doit être bien compromis. Et qu'il lui faut faire feu de tout bois pour espérer grappiller quelques voix.

Écrit par : politotoc | vendredi, 22 février 2008 18:20

Et pendant ce temps là, l'hippo thalasso t'amuse

Écrit par : humourfacile (again and again) | vendredi, 22 février 2008 18:22

@marc

C'est la même rédaction en chef qu'à l'époque? Parce que ça défile sec chez VSD....

Écrit par : etrun | vendredi, 22 février 2008 18:34

@Etrun

D'après ce que je sais, depuis le départ (volontaire ?) de Christian Moguérou, il n'y a plus vraiment de rédacteur en chef à VSD.
D'où le titre étonnant de "Rédacteur en chef délégué" (?) de Marc Dolisi, depuis plusieurs années.

Il "fait fonction", sans le titre...qu'il aurait refusé.

C'est pas très clair. Je sais.
Un peu comme la ligne éditoriale donc...;-)

Écrit par : Marc Louboutin (mclane) | vendredi, 22 février 2008 18:41

Ou l'on apprend que la presse est soumise aux pressions des pouvoir politiques.
Quelle surprise!
Mais les faits sont les faits.
Et vous prenez des gants, c'est le moins que l'on puisse dire, dans votre rapport circonstancié.
Comme quoi cela vous a servi de leçon.

Écrit par : odm | vendredi, 22 février 2008 20:23

Ah ! Elle est bien bonne celle là ! La réponse du berger (enragé) à la bergère ...

Écrit par : humourfacile (Très !) | vendredi, 22 février 2008 22:02

@odm
Le pain noir et sec c'est bon.
Mais à force on se lasse.
;-)

Écrit par : Marc Louboutin (mclane) | vendredi, 22 février 2008 23:33

Parce que ce qui se passe est grave.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=65491&2108
Prenant une décision sans précédent, Nicolas Sarkozy a demandé au premier président de la Cour de cassation des propositions pour rendre immédiatement applicable la rétention de sûreté aux criminels déjà condamnés - une mesure censurée par le Conseil constitutionnel jeudi.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20080222.FAP8273/retention_de_surete_sarkozy_souhaite_toujours_une_appli.html
"C'est incroyable que le président de la République, qui est le garant de la Constitution, demande au plus haut magistrat de France, le Premier président de la Cour de cassation, un moyen de contourner la décision du Conseil constitutionnel!", s'est insurgée la présidente du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux.

Maître Eolas parle de "coup d'Etat light" :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/02/23/875-le-conseil-constitutionnel-censure-partiellement-le-projet-de-loi-sur-la-retention-de-surete

Écrit par : Infoexpress | samedi, 23 février 2008 00:30

Sur les journalistes et la déontologie, un très bon papier de tgb-rue affre. Extrait :

A l’heure où, la célèbre journaliste belge, pot de fleur médiatique dont on n’a pas changé l’eau tiède depuis trente ans, accède pour service rendu à son mari, à la légion d’honneur et à la direction de France 24, nouvelle chaîne internationale Française sous la tutelle directe et concubine de son ministre des affaires étrangères, à t’on le droit de s’ombrager ?
A t’on le droit dans ce nepotisme ambiant, d’y voir comme le titre si perfidement Libé, la nomination d’une ministre de l’audiovisuel extérieur et de la propagande (c’est moi qui souligne)
Que nenni hurle notre reine Christine, notre admiratrice littéraire de l’odieuse Fallaci, dénonçant le complot sexiste fait à son endroit ou plutôt son envers (puisqu’elle est belge). Qu’on la juge sur sa compétence et non en tant que femme de…s’offusque t’elle….
Sur sa compétence que le bon public formaté vante en effet à longueur de colonnes sans jamais nous préciser laquelle ?
Chiche !!!
Sa compétence :
1) de directrice de journaux par exemple :
- l’Européen : éphèmère canard laquais englouti avec l’aide de l’expert en naufrage journalistique Colombani
- l’express dont elle fut virée promptement après accident industriel et effondrement de lectorat (faut dire y’avait pas Carla Bruti à l’époque)
2) de caution rétribuée du journal à colorier et gratuit métro
3) De Ménagère de plus de 50 ans pour séminaristes du medef
4) De Pigiste bilingue de luxe à 25 000 euros l’heure pour TV5
Si compétence il y a, c’est bien de maîtriser l’art de la godille politique, du passage de plat flagorné et de savoir se rendre incontournable et hors de prix, auprès des décideurs et ce, quelque soit le régime en place.
Savoir se vendre : quel beau métier !!!
Il existe en France, une caste d’intouchables, un peu comme en Inde sauf que ce ne sont pas les mêmes :
En Inde c’est tout en bas
En France c’est tout en haut.
Aux thuriféraires de la compétence télévisuelle et objective de cette grande professionnelle de la profession, je rappelle simplement ce court dialogue :
- j’ai écrit un roman objectif – (disait l’auteur)
- Alors vous n’avez plus qu’à ne pas le signer - (disait Guitry)
La femme de (k)….interwievant le mari de….(O) ça risque en effet d’être un grand moment de déontologie

http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/

Écrit par : Infoexpress | samedi, 23 février 2008 01:30

Merci (avec un peu de retard) à juliette dze pour le lien vers l'interview de Luc Boltanski par Sylvain Bourmeau

Écrit par : Merci | samedi, 23 février 2008 02:03

Apparemment, les Français n’ont pas apprécié l’idylle présidentielle. Si Nicolas Sarkozy enregistre aujourd’hui une dégringolade dans les sondages, c’est moins à cause de sa politique que de sa vie privée : sinon, François Fillon n’aurait pas une cote en hausse. Mais notre pays est versatile. Il brocarde trop, et souvent avec vilenie, la nouvelle première dame deFrance, femme intelligente, subtile et cultivée, pour n’être pas prêt à l’aimer un jour.

La roue tourne et rien ne dit que les Français ne seront pas bientôt fiers de voir, lors de la prochaine visite d’Etat du couple présidentiel en Grande-Bretagne, la nouvelle princesse des Gaules éclipser la reine d’Angleterre.

(Franz-Olivier Giesbert)

Écrit par : Rions un peu | samedi, 23 février 2008 02:07

Et merci à McLane (Marc Louboutin) pour son témoignage édifiant.

Écrit par : Merci aussi | samedi, 23 février 2008 03:14

Ecrit par : Infoexpress | samedi, 23 février 2008 01:30

Très bon extrait bien choisi. Le cas Ockrent, vu sous cet angle, résume tout le Mal français actuel, à travers cette "sécession des élites" de plus en plus densément regroupés sur un Olympe constitué par la montagne de fric, de prébendes et d'honneurs en tous genres qu'ils ont su édifier, chacun pour soi, grâce à leur activité et entregent et à grands coups d'ascenseur privé fonctionnant entre eux.

Ce Mal français, c'est moins les inégalités matérielles, financières, qui se creusent toujours plus vite entre la plèbe et les nouveaux seigneurs, que l'exemption de ces derniers d'à peu près tout ce qui fait le quotidien difficile, peu enviable de la plupart de leurs contemporains. Et surmontant le tout, il y a cet univers de la mesure des personnes et de leur valeur qui ne s'applique qu'à eux.

Je veux dire par là que la vie en société suppose des règles, objectives, impersonnelles et générales, qui visent à modérer le poids des pouvoirs les uns vis à vis des autres et également envers ceux sur qui ils s'appliquent. Ceci caractérise une certaine forme de vivre ensemble.

Or ce qui se passe avec la révolution conservatrice actuelle, qui ne dit pas son nom, c'est que les valeurs aristocratiques des qualités individuelles, en impesanteur sociale, devraient s'appliquer aux seules élites. On devrait leur faire aveuglément et absolument confiance pour l'avenir à la lumière de la réputation acquise par la démonstration de leur seul mérite personnel. C'est la figure du héros. C'est du reste ce statut bien particulier que l'on célèbre à travers des émoluments disproportionnés. Cependant que pour tous les autres, membres de la plèbe, c'est la règle qui s'applique dans toute sa rigueur.

Seul le peuple a besoin d'être encadré dans ses actions par des règles supérieures. Car seul le peuple ne peut pas s'élever au-dessus de ses déterminismes sociaux et culturels. En revanche, le héros, lui, est sans attache. Il brille de par ses qualités intrinsèques, qui le mettent à l'abri de toute faiblesse humaine, trop humaine, comme l'influence sur ses décisions de ses liens avec tel ou tel groupe d'intérêts particuliers, par exemple.

C'est cette dérive aristocratique qui assure le fonctionnement de l'ensemble de la société par une "avant-garde" zélée, qui en retire tous les avantages, et l'impose à la majorité silencieuse comme la "one best way" qui ne connaît aucune alternative crédible.

Il n'en reste pas moins vrai que ce qui se crée là est, par rapport au modèle initial, saisi d'un mouvement qui relève de la tectonique des plaques, processus par lequel les continents s'éloignent les uns des autres.

Le problème se pose quand la fissure est interne à une même plaque. Les uns, peu nombreux, dans le navire de luxe, la masse des autres, serrés dans les canots de sauvetage.

Écrit par : off | samedi, 23 février 2008 09:55

Ecrit par : off | samedi, 23 février 2008 09:55

La fin m'a particulièrement serrée le coeur...

Écrit par : nef sombre | samedi, 23 février 2008 13:20

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu