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jeudi, 24 janvier 2008

Prison break

 

Nous sommes tous quelque part des prisonniers. Prisonniers de notre travail (quant on a la chance d'en avoir un), prisonniers de nos amours (voire de nos haines) , prisonniers de la société de consommation (même si on tente d'y échapper). Prisonniers de nous même.35e135a802653aa02eb5d66387344559.jpg

Prisonniers et pourtant satisfaits de ces geôles que nous nous nous fabriquons. Surveillés désormais encore plus insidieusement qu'avant et à notre vue. Par caméras dans nos rues, par tracking sur le net, par localisation GPS ou par portable.

Un bonheur abstrait dans une communauté oppressante ou le moindre geste est noté, fiché indexé, numérisé, pour mieux nous fondre dans la masse, pour mieux nous couler dans la nasse de la société. Abreuvés par télés et médias interposés des moindres faits et gestes de la bonne parole annoncée. Statue du Commandeur érigée. Mieux que celles d'acier qui tronaient dans les dictatures de fer également, pour mieux rappeller au bon peuple que leur nouvelle divinité avait pris corps dans le métal...et souvent dans les barreaux pour ceux qui revaient d'individualité.

Et au nom de quoi tout cela ? pour nous assurer la paix et la sécurité, la transparence au mépris de notre vécu particulier. Une sorte d'illusion qui réconforte quand on arrive dans une zone "surveillée", et qu'on pense qu'il ne pourra rien nous arriver. Un cache-misère qui nous rassure dans un syndrome de sécurité à tout prix. Ne pas souffrir, ne pas être victime, ne pas être blessé. Louable pensée bien sur. Mais dont l'application se fait désormais au détriment de notre individualité. et de notre liberté.

Une liberté désormais à la George Orwell (1984) ou à la Ray Bradbury (Fahrenheit 451).  Un avatar du Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley. Une liberté confortée, confortable qui s'entretient d'elle-même, tant peu d'entre nous cherchent à s'extirper de la masse.

Notre apparente liberté n'est elle qu'illusion ? qu'un trompe l'oeil destiné à nous éloigner de notre personnalité ?

La liberté consiste moins à faire sa volonté qu'à ne pas être soumis à celle d'autrui (Jean-Jacques Rousseau).

Pour aller plus loin : http://bigbrotherawards.eu.org/


Le Village
Illustration by Skalpa

Commentaires

Il me semble que l'on mélange un peu tout, sans nuance. Cependant, sur le fond, ce texte pose moins la seule question de la surveillance des populations que celui de la soumission volontaire, de l'acceptation tacite des citoyens ordinaires à ce que les gouvernants font en leur nom et pour le bien de tous. Le processus d'acquiescement relève finalement d'une irresponsabilité généralisée. Et ses conséquences sont probablement néfastes. Ce que dénonce le texte du jour.

Écrit par : néoffite | jeudi, 24 janvier 2008 08:01

ma liberté ne vaut que si j'assume celle des autres.
la liberté de nos adversaires n'est-elle pas aussi la nôtre ?
(François Mitterrand)

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 08:36

Le monde est devenu un grand village et comme dans tous les villages, tout se sait, le contrôle social est maximal. La différence est que ça s'est transposé dans l'univers urbain et technologisé.

La logique de surveillance maximale se retourne parfois contre ceux-la mêmes qui n'ont de cesse d'augmenter les contrôles. C'est l'arroseur arrosé en quelque sorte.

Ainsi la folie de caméras videos dans les rues ou les bâtiments (publics ou privés) trouve sont miroir inversé dans les vidéos sur "Tontube" ou autre dailymotion à propos de ceux qui, par ailleurs, organisent systématiquement le flicage de la population faisant de tout le monde un coupable potentiel (fraudeur, agresseur, etc.) et ruinant la confiance entre les individus sans laquelle la société ne tient pas.

Mais les citoyens sont devenus aussi les premiers voyeurs de cette version dégradée du politique (les vidéos les plus regardées : celles de Sarko soi-disant ivre, les histoires people avec ses donzelles, etc.).

Pas de clients, pas de marchandises.

Même dans ces prisons dorées que sont les grandes banques, le système craque parfois, le contrôle est pris en défaut. Ainsi, l'exemple aujourd'hui de la Société Générale mais, rassurez-vous bonnes gens, le pdg explique dans une lettre rendue publique par l'AFP et trouvée sur Lefigaro.fr que :

"ni cette perte exceptionnelle, ni les provisions passées pour couvrir les éventuelles dépréciations d'actifs liées à la crise qui affecte les marchés de capitaux depuis l'été dernier, n'empêcheront la banque de réaliser un bénéfice net sur l'année 2007."

Ouf, nous avions eu peur...

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 10:45

Ecrit par : néoffite | jeudi, 24 janvier 2008 08:01

Nous vivons dans des sociétés qui fonctionnent par la peur. Comme aux temps féodaux nous échangeons nos libertés individuelles contre une protection supposée. Les politiques de communication depuis septembre 2001, les discours de Nicolas Sarkozy sur la racaille, les discours sur le terrorisme, les montées de xenophobie, les protections des frontières, les luttes contre les narco traffics et contre les maffias ouvrent les portes d'un formidable marché mondial de sécurité, d'industrie et de services.

La Russie pullule de sociétés de sécurité et de gardiennage privées. Chaque industriel, homme politique se déplace avec ses binomes gardes-du-corps bien souvent abbattus en même temps qu'eux. Le personnel de surveillance et de gardiennage s'évalue en millions d'employés. En Irak, 50% du personnel des entreprises sous-traitantes est composé d'agents de sécurité. Des marchés juteux de main d'oeuvre et de matériel, sur lequel des société comme Halliburton, Eads tentent de faire mains basses. Et cette progression du marché ne concerne pas que les pays émergents ou en conflit, En France, le marché de la sécurité a explosé et largement dépassé les 10 milliards d'euros par an. Avec une croissance à 2 chiffres, c'est un secteur de l'économie qui explose en même temps que l'influence de plus en plus croissante de la sécurité dans le débat public et la privatisation des polices municipales remplacées par des caméras de surveillance et des équipes privées. La sécurité électronique (vidéosurveillance, télésurveillance, biométrie, etc.) est en plein essor. Des marchés dans les pays émergents s'ouvrent un peu partout.

Au niveau des états, les législations qui ont suivi le 11 septembre 2001, ont porté des atteintes aux libertés individuelles, en rognant la protection de la vie privée, en accentuant le partage des données entre les entreprises, les services de police et de renseignement, en developpant le pistage des personnes par fichage et multiplication des cartes d'identité (notamment biométriques).

Ces pratiques sont bien inscrites dans une tendance globale et mondiale.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 11:09

Ces pratiques sont bien inscrites dans une tendance globale et mondiale.

Ecrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 11:09

De quoi/de qui a-t-on peur si ce n'est de l'imprévisible (y compris lorsqu'il surgit des effets de nos actions) ? Peut-être que la face cachée de la globalisation, c'est cette crainte qui s'exprime à travers le monde de façons variées mais cependant toutes corsetées dans une seule solution libérale : le "marché" de la sécurité.

Nos existences seront-elles plus sûres à partir du moment où nous baignerons dans la transparence de nos faits et gestes et ceux de nos voisins ? Le chômage nous frappera-t-il avec moins de force, le cancer passera-t-il son chemin, nos fins de mois seront-elles moins difficiles, y aura-t-il moins de personnes exclues du système et paradoxalement encore mieux "invisibilisées" qu'elles le sont déjà dans la rue, etc. ?

Contre les risques réels, face auxquels nos contemporains se sentent fragiles, on se réfugie dans des fantasmes de solution. Une fois de plus, serait-on tenté d'ajouter.

L'immensité de la globalisation sans limite rendrait-elle nostalgique du village mythique dans lequel tout le monde se connaît, comme on dit, sans avoir besoin de s'épier, mais par une longue fréquentation directe, une histoire commune faite de petits riens qui entretiennent sinon l'amitié du moins la civilité ?

Écrit par : off | jeudi, 24 janvier 2008 11:24

Ecrit par : off | jeudi, 24 janvier 2008 11:24

Et je préfère le charme du pseudo à l'identification des IP, c'est effectivement pour cette raison que je suis ravie que le Village des NRV existe.
Et croyez-moi, avoir les clés de ce blog, ne m'a jamais donnée la moindre envie d'aller consulter les adresses IP de mes interlocuteurs, leurs commentaires me renseignant plus que n'importe quel IP, ou carte d'identité biométrique, sur leur personnalité et leurs convictions. (De plus, je suis allée dans le tableau d'administration pour ma note changer d'air, quelle ennui cet endroit !)

Quand à l'histoire commune, je suis heureuse, bien que ne crachant pas sur les HS (instructifs ou rigolos) qu'elle s'articule autour de billets. Ce qui nous éloigne des principes facebook de valorisation des réseaux sociaux et de mise en avant de soi de participant à un phénomène aussi énorme.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 12:18

HS? .. je ne sais pas

lettre de Mario à son père Oscar

"aujourd'hui j'ai 18 ans..
je suis enfin libre de mes choix..
libre de choisir mes contraintes.. mon parcours.. mes limites..
libre de choisir un maître à suivre.. un père à aimer..
alors je te le dis.. j'ai bien rêfléchi..
mon père.. ce sera toi, papa!

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 13:11

Nous sommes tous prisonniers de la vie...et c'est çà le scandale!

Écrit par : Nihil | jeudi, 24 janvier 2008 14:01

A tous je vous conseille l'excellent article de Debray très drôle et au vitriole dans le Monde (je en sais pas mettre un lien sur ce site) :

Malaise dans la civilisation, par Régis Debray
LE MONDE | 24.01.08 | 13h26 • Mis à jour le 24.01.08 | 13h26

Où il est question de laïcité et de Sarkozy et où il est dite :

"Entre le top model et Soeur Emmanuelle, il y a l'infirmière, l'institutrice, la chercheuse."
...
Faut-il, parce que le Grand Occident succède au Grand Orient, réduire le gouvernement à une administration, la scène nationale à un music-hall et la foi religieuse au statut de pourvoyeuse d'espérance aux désespérés ? Après l'opium des misérables, l'alibi des richards ? Les vrais croyants méritent mieux.

Au forum, la frime, à l'autel, l'authentique ? Dieu pour les âmes, l'argent pour les corps, ceci compensant cela. C'est l'idéal du possédant."

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 14:05

Nous ne sommes plus dans le moment de la "liberté" mais dans celui de la "vérité". Et entre la vérité révélée, indiscutable et l'action, il y a bijection. Evidemment, cette vérité est une construction mais ce processus d'élaboration est exclu des débats. Il n'y a qu'un produit, final et monolithique. Inutile de le penser. Comme ces fameuses évaluations des ministres ; il est proposé de faire le boulot à notre place (nous sommes humains, nous ne sommes pas fiables), d'escamoter la possibilité de juger librement l'action publique. Les critères sont solides, mesurables, on ne peut tricher, ce sera la vérité. Du prêt-à-penser. Contredire l'action serait alors se tromper, voire se comporter en terroriste. Mettre en doute l'existence d'armes de destruction massive (voyez les belles photos infalsifiables de Colin Powell !), c'est être munichois. Que viendrait faire la liberté dans tout cela ?

A la demande générale des gens libres ;
Alain Madelin !
http://www.lefigaro.fr/debats/2008/01/24/01005-20080124ARTFIG00335-si-meme-attali-le-dit.php

Écrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 14:10

Encore plus fort que f, je cite le pape (quel drôle de village que ce village là) :

" Le pape veut une régulation de l'info
Le pape Benoît XVI a souhaité une régulation du monde de l'information pour "éviter que les médias deviennent le mégaphone du matérialisme économique et du relativisme éthique", dans un message aux journalistes publié par le Vatican.

Ce message, publié à l'occasion de la fête de saint François de Sales, considéré par l'Eglise catholique comme le patron des journalistes, souligne que le rôle joué par les médias apparaît comme "un défi crucial du troisième millénaire".

Il mentionne leur "apport bénéfique" pour "l'alphabétisation", "le développement de la démocratie et du dialogue entre les peuples" mais dénonce leur utilisation "à des fins idéologiques, ou pour la vente de produits à travers une publicité obsédante" ayant "recours à la vulgarité et à la violence".


Même le pape trouve que la vente du "produit Sarkozy à travers une publicité obsédante ayant recours à la vulgarité et à la violence", y en marre.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 14:51

Bonjour les villageois

[A tous je vous conseille l'excellent article de Debray très drôle et au vitriole dans le Monde ... Ecrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 14:05]

Lien direct vers l'article de Régis Debray :
http://tinyurl.com/3c8ybg

Bonus : quelques extraits de la victoire éclatante de Jo-Wilfrid Tsonga sur Rafael Nadal en demi-finale de l'Open d'Australie
http://www.dailymotion.com/video/x45fnv_tsonga-vs-nadal-demifinale-de-lopen_sport

"Pour les petits joueurs, même pour les bons joueurs, la balle est un objet dont il faut se débarrasser à tout prix et dans de bonnes conditions si l'on veut bien jouer au tennis. Mais pour les grands joueurs, il en va tout autrement. Il doit bien y avoir un moment où cet objet concret, velu et réglementaire devient abstrait, idéal et fantasmatique. La balle, dans sa course effrénée de part et d'autre du filet, devient porteuse de beaucoup de choses : de haine, de phobies, d'affirmation de soi, de peur de gagner, d'envies de perdre ou de punir. Chacun des joueurs, tour à tour, se précipite vers elle, composant une sorte d'énigme chorégraphique. Et qui nous dit que ce n'est pas une partie de son corps qu'il renvoie ? Ou de son âme ?"
(Serge Daney)

Écrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 24 janvier 2008 15:15

Lire aussi de toute urgence ce texte en accès libre dans la rubrique opinions du Monde :

Point de vue
Voilà l'"économie communiste de marché", par Alain Supiot
LE MONDE | 24.01.08 | 13h31 • Mis à jour le 24.01.08 | 13h31

Un papier qui lie le développement du capitalisme mondialisé à sa dérive totalitaire sur le modèle chinois. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'un système de développement dans lequel une minorité de privilégiés seraient complètement protégée des aléas de la vie, cependant que la majorité de la population, des classes moyennes aux travailleurs pauvres, seraient réduits à travailler plus à seule fin que les dirigeants politiques et économiques gagnent plus. Ce n'est que le thème. L'analyse vaut le détour.

Écrit par : inf-off | jeudi, 24 janvier 2008 15:19

Un article sur la situation de l'Allemagne qui fournit un exemple pertinent pour le propos du texte d'Alain Supiot :


Onze pour cent ! Du jamais-vu depuis l'inflation à deux chiffres des " trente glorieuses ". 11 %, c'est la hausse des rémunérations, toutes modalités comprises, que les conducteurs de train allemands ont obtenue le 13 janvier après plusieurs mois de conflit social et une paralysie totale du trafic pendant deux jours, en novembre 2007. " Nous sommes conscients d'écrire l'histoire ", n'hésite pas à affirmer Thomas Huppeld, un des dirigeants du syndicat GDL à Francfort.

Ecrire l'histoire ? L'expression peut paraître excessive. Elle définit cependant un mouvement social pas comme les autres. Les conducteurs de train ont donné une image inhabituelle du syndicalisme allemand, loin de ces apparatchiks en complet veston qui fréquentent les conseils d'administration au nom de la cogestion et négocient d'égal à égal avec le patronat. Ultime recours, la grève doit être aussi policée que les rapports sociaux. Lénine avait déjà remarqué, non sans ironie, dans les années 1910, que les cheminots allemands, avant d'occuper les voies, achetaient un ticket de quai.

Rien de tel cette fois, mais des gares vides et des milliers de voyageurs contraints de rester chez eux ou de recourir à d'autres moyens de transport. On aurait pu croire que ces voyageurs éconduits auraient été rendus furieux par ce manque de respect pour les conventions sociales, qu'ils auraient dénoncé, comme en France où les cheminots étaient en grève à peu près à la même époque, une insupportable " prise en otage ".

Pas du tout. L'opinion publique allemande a montré une grande compréhension pour les grévistes. Plus forte en tout cas que le Parti social-démocrate (SPD) ou la grande centrale syndicale DGB. La gauche modérée a décelé dans cette grève un danger de " corporatisme ", un risque d'émiettement des revendications et une mise en cause des grandes négociations, branche par branche, qui ont fait la force du syndicalisme allemand. " Je ne peux pas accepter qu'un groupe de salariés recherche des avantages uniquement pour lui, explique Jürgen Bothner, dirigeant régional du syndicat des services publics Ver.di. C'est très dangereux, parce que certains ont un pouvoir de nuisance plus important et peuvent s'en sortir mieux que d'autres, aux dépens de la solidarité. "

Dans le monde politique, seuls ont soutenu les grévistes le Parti libéral et la gauche radicale, qui sont tous les deux dans l'opposition à la grande coalition dirigée par Angela Merkel. Willi von Ooyen, tête de liste du Linkspartei (la gauche radicale) aux élections régionales de Hesse du 27 janvier, ne méconnaît pas le risque de corporatisme, mais souligne aussi que le mouvement des conducteurs de locomotive a exprimé une " identification avec un métier ", fierté de la classe ouvrière malmenée ces dernières années par les diverses formes de travail précaire.

Cette charge symbolique contenue dans la grève des chemins de fer explique le large soutien de l'opinion. Pour beaucoup d'Allemands, la limite du supportable a été atteinte dans les sacrifices exigés depuis une quinzaine d'années. Alors que la chancelière proclame - à juste titre pour 2007 - que " la reprise est là ", peu nombreux sont ceux qui en ont senti les effets. Le slogan popularisé par Gerhard Schröder - " quand l'industrie allemande va bien, l'ouvrier allemand va bien ", version germanique de l'expression française " quand le bâtiment va, tout va " - ne se vérifie plus. L'idée traditionnelle selon laquelle un ouvrier spécialisé de l'industrie devait être bien payé a été minée par la mondialisation, les délocalisations, le développement des emplois précaires. D'ailleurs, déplore un syndicaliste, les diverses formes de flexibilité du travail ont tué le concept même de métier.

Les statistiques montrent que l'Allemagne est devenue un pays de bas salaires, relativement à d'autres pays européens. Cette constatation, qui contredit bien des clichés, s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs, par les mesures décidées par le gouvernement, notamment l'Agenda 2010, concocté par la coalition Rouge-Verte de Gerhard Schröder, et poursuivi par la grande coalition des chrétiens et des sociaux-démocrates.

Elle s'explique aussi par la montée du chômage dans les années 1990, par le recours au temps partiel, multiplié par deux en dix ans, les contrats à durée déterminée et l'externalisation de certaines tâches. Des salariés licenciés sont encouragés à créer leur propre entreprise et à louer leurs services à leur ancien employeur pour un prix inférieur à leur rémunération précédente. Ou bien des entreprises licencient leurs employés et les réembauchent dans une filiale fondée à cet effet, avec des salaires plus bas, des horaires plus longs et des conditions plus dures.

Cette situation a pour autre conséquence un affaiblissement des syndicats. Depuis les lendemains de la seconde guerre mondiale, le modèle allemand (à l'Ouest) était fondé sur l'équilibre entre les associations d'employeurs et les syndicats de salariés. Le vocabulaire lui-même reflétait cette parité supposée. Il n'y avait plus face-à-face des patrons et des travailleurs, mais des Arbeitgeber et des Arbeitnehmer, des fournisseurs et des preneurs de travail. C'est ce qu'on appelle " l'autonomie des partenaires sociaux ". Aujourd'hui, beaucoup d'entreprises sortent de ce système qui impliquait des conventions collectives sectorielles et régionales, voire nationales. Le même mouvement encourage l'apparition de syndicats catégoriels, comme le GDL des conducteurs de train, qui peuvent engranger des succès ponctuels à la suite de conflits durs, mais qui paraissent incongrus au pays de la grève maîtrisée et du compromis social.

Ainsi se manifeste une déchirure du tissu social consensuel qui, à la suite du miracle économique de l'après-guerre, avait transformé la République fédérale en une vaste classe moyenne. Non seulement les écarts de revenus étaient parmi les plus faibles d'Europe occidentale, mais la grande majorité de la population avait un mode de vie homogène, qu'on pourrait qualifier de " petit-bourgeois ". Il y avait bien sûr des pauvres et des riches, mais pas de très pauvres ou de très riches, en tout cas ces derniers n'étalaient pas un mode de vie ostentatoire. Les sociologues parlaient d'un " nivellement social autour du centre ". 60 % des Allemands continuent de s'identifier à la classe moyenne mais la peur de l'appauvrissement a gagné cette dernière. Et pour cause.

" La classe moyenne est en train de fondre par les deux bouts, remarque Jürgen Bothner. Par le haut, où un petit nombre gagne de plus en plus, et par le bas, où un grand nombre s'appauvrit. " Jusqu'en 2000, les revenus aux deux extrémités de l'échelle évoluaient selon deux lignes parallèles. Depuis, les courbes divergent. Sur une base 1992, le revenu des 10 % les plus riches de la population allemande avait augmenté de 12 % en 2000 et de 31 % en 2006. Pendant ce temps, celui des 10 % les plus pauvres avait augmenté de 6 % en 2000 mais reculé de 13 % en 2006.

Toujours en 2000, une année de forte croissance économique (+ 3,2 %), le sentiment d'équité augmentait. En 2007, malgré une croissance de 2,6 % et une baisse du chômage spectaculaire, il diminue. Parce que les fruits de la croissance sont de plus en plus mal répartis. La réforme des allocations chômage associée au nom de l'ancien directeur des relations humaines de Volkswagen, Peter Hartz, notamment la réforme dite Hartz IV, qui mêle les indemnités de chômage et l'aide sociale, a accéléré la paupérisation. Le nombre des enfants pauvres, c'est-à-dire ceux dont les parents doivent vivre avec moins de la moitié du revenu moyen, atteint 2,5 millions. Avec Hartz IV, les familles touchent la somme dérisoire de 2,39 euros par jour au titre de la nourriture et de 1,79 euro par mois pour les fournitures scolaires !

Pas étonnant que les hauts salaires des dirigeants d'entreprise, les stock-options, les indemnités de départ, surtout pour ceux qui ont échoué dans leur mission, choquent le grand public, les hommes politiques et les Eglises, qui restent une force morale et exercent une mission caritative officielle. " Celui qui demande des sacrifices à ses collaborateurs doit se demander s'il est judicieux de s'accorder de généreuses hausses de salaire ", a déclaré le président de la République, le démocrate-chrétien Horst Köhler.

La chancelière Angela Merkel a même envisagé, un temps, de plafonner les rémunérations des chefs d'entreprise. Elle a vite fait machine arrière. Mais elle n'a pas pu empêcher que se développe un débat autour de l'instauration d'un salaire minimum. Sous les quolibets de l'opposition libérale qui a cru déceler des relents de socialisme à la mode est-allemande, les démocrates-chrétiens ont décrété un salaire minimum à la Poste. Le SPD a repris à son compte la revendication syndicale d'un smic généralisé à 7,50 euros de l'heure, soit un peu plus de 1 200 euros par mois. Le ministre (social-démocrate) du travail Olaf Scholz prépare une loi en ce sens malgré l'opposition du patronat. Celui-ci agite la menace d'une relance du chômage et renvoie l'instauration de salaires minimum par branche à la négociation sociale. Une manière de refuser le principe même du salaire minimum, puisque de plus en plus de salariés ne sont plus couverts par les conventions collectives.

Toujours est-il que le SPD a trouvé là un thème populaire - 75 % des Allemands sont favorables à un salaire minimum, selon l'hebdomadaire Der Spiegel -, pour se démarquer de son partenaire dans la grande coalition et remettre au goût du jour la justice sociale, un vieux thème de la social-démocratie.

:

Daniel Vernet Francfort-sur-le-Main, envoyé spécial

Prochain article

" Gauche : radicaux contre modérés "
© Le Monde

Écrit par : inf-off | jeudi, 24 janvier 2008 15:50

Ecrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 24 janvier 2008 15:15

Merci pour avoir mis le lien sur le "vitriol" du Monde.

Daney me ferait presque m'intéresser au tennis tiens alors que jusqu'à présent c'était synonyme d'ennui profond et d'endormissement assuré.

Ecrit par : inf-off | jeudi, 24 janvier 2008 15:50

En effet, ça décoiffe par rapport à l'image de l'Allemagne. On ne peut pas dire que les cheminots français aient eu la même solidarité.

Je me demande si là-bas, comme ici, la presse est extrêmement anti fonctionnaire.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 16:00

Heureusement, la même livraison du Monde offre un antidote à cette fatalité plombée d'un appauvrissement des pauvres et d'un enrichissement des riches qui nous colle aux sabots : l'insurrection comme processus de reviviscence de la démocratie :

Quand la plèbe fait l'Histoire
Martin Breaugh analyse les révoltes populaires, de l'Antiquité à l'époque contemporaine, pour montrer comment l'insurrection nourrit la démocratie

On a toujours raison de s'insurger... Mais l'insurrection n'est ni la révolte ni une révolution, elle est autre chose et plus qu'un fait historique : une dimension fondamentale de notre expérience, c'est-à-dire de notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Cette expérience est celle de la " plèbe ", telle que la présente ici Martin Breaugh, professeur de théorie politique à l'université York (Toronto, Canada).

Qu'est-ce que la plèbe ? Un événement marquant, scène inaugurale de l'entrée du " principe plébéien " dans l'Histoire, en fixe les premiers traits. En 494 av. J.-C., la plèbe romaine, injustement assujettie à l'ordre des patriciens tout en ayant le devoir de défendre par les armes la " liberté " romaine contre les assaillants extérieurs, se retire sur la colline de l'Aventin, où elle fait sécession.

Les patriciens, privés des bras qui les font vivre, dépêchent auprès d'eux un émissaire qui, quoiqu'il parvienne à les convaincre de regagner la ville, doit leur concéder l'essentiel : l'existence politique qui leur était jusqu'alors déniée (et que concrétisera l'institution des tribuns de la plèbe). La plèbe cesse alors d'être une masse hétérogène extérieure à la vie de la République, pour autant qu'elle se constitue elle-même en sujet d'une prise de parole et d'une exigence de liberté. Le plébéien refuse d'être réduit au statut d'animal laborans, uniquement soumis aux exigences vitales du travail et de l'entretien de son corps biologique, et arrache à l'élite dominante la reconnaissance de sa participation à l'espace du corps politique, autrement dit de sa dignité de zoon politikon (animal politique). " Il y a, en quelque sorte, un devenir plébéien qui s'active lors de ce moment fondateur de l'expérience politique de la plèbe ", écrit l'auteur.

Cette victoire des " sans-part ", selon l'expression de Jacques Rancière, ne sera évidemment pas acquise une fois pour toutes. Elle ouvre au contraire une histoire interminable, secrète et discontinue. Histoire discontinue, car l'expérience plébéienne ne peut surgir qu'à la faveur de mouvements d'insurrection, dans lesquels ceux que les structures sociales et économiques mettent au-dehors de la res publica s'emparent de la parole et agissent de manière concertée sur la scène politique. Ces mouvements, Martin Breaugh les analyse depuis la sécession des plébéiens jusqu'à la Commune de Paris, en passant par la révolte des Ciompi dans la Florence du XIVe siècle, les luttes des sans-culottes français ou celles des jacobins anglais à la fin du XVIIIe siècle. Histoire secrète aussi, car elle est refoulée par la " mémoire officielle ", alors même que selon Breaugh la " division originaire du social ", notion qu'il emprunte à Claude Lefort (division entre " patriciens " et " plébéiens ", ou si l'on préfère dominants et dominés), constitue son moteur intime. Histoire interminable enfin, dans la mesure où la fracture qui traverse les sociétés et tend constamment à exclure le plus grand nombre de l'accès au politique, c'est-à-dire à sa propre humanité, ne sera jamais entièrement résorbée.

Une telle histoire est d'abord celle du " principe plébéien " : les surgissements fulgurants d'un effort d'émancipation mené par la plèbe, en une action qui déjoue la domination sociale au profit d'un idéal d'égalité et de justice, faisant advenir un pouvoir par lequel " le lien humain s'avère être un lien politique ". Mais cette histoire est aussi celle de la " pensée de la plèbe ", c'est-à-dire des vicissitudes du " signifiant plèbe " dans l'histoire de la pensée philosophique et politique - que Breaugh traque chez des auteurs aussi divers que Machiavel, Montesquieu, Pierre-Simon Ballanche ou Foucault, et dont la principale leçon est que la plèbe nomme l'exigence inconditionnelle de la liberté, qu'elle la fait valoir sous la forme d'un conflit qui est en même temps le principal vecteur du progrès.

Mais le projet même d'une telle histoire présente un caractère paradoxal. Car ces insurrections ne parviennent justement pas à s'inscrire dans la durée, à " faire histoire ", et tout se passe comme si elles ne s'expérimentaient jamais que dans la césure entre deux formes de domination, entre l'oppression qui disparaît et celle qui s'apprête à venir. C'est que, dans sa vitalité même, l'insurrection plébéienne est toujours hantée par son morbide contraire : la servitude volontaire et le désir d'un maître. Elle s'inscrit alors non plus dans mais contre la linéarité de l'histoire, dans ce que l'auteur appelle un " temps de la brèche " qui refuse aussi bien le passé que l'avenir qui se prépare, se ménageant un lieu difficile dans un temps " hors de ses gonds " où seule l'inventivité politique des groupes en lutte, leur capacité à inventer de nouveaux modes d'" être-ensemble ", les préserve de retomber dans le déchaînement d'une violence aveugle ou l'abjecte soumission à un chef idéalisé.

L'insurrection peut alors se définir (et c'est ce que démontrent les fines analyses historiques de l'auteur) comme un véritable laboratoire du vivre-ensemble selon l'exigence proprement démocratique, certes terriblement précaire car travaillée par la double exigence d'assurer à la fois les conditions de la fraternité et de l'union, et celles de la reconnaissance de la singularité individuelle et de la nécessaire division du social. Les belles pages que l'auteur consacre aux formes entièrement pacifiques et symboliques de certaines insurrections des sans-culottes montrent qu'avant même d'être refus brutal de l'ordre existant, l'insurrection se caractérise comme un souci infini du politique - ce qu'il faut entendre conformément à la leçon de Ballanche selon laquelle " le plébéien, c'est l'homme même " : l'insurrection plébéienne n'est autre que la prise en charge par les hommes, dans le lien politique, de leur propre humanité.

Stéphane Legrand

L'Expérience plébéienne

Une histoire discontinue

de la liberté politique

de Martin Breaugh

Payot, " Critique de la politique ",

406 p., 25 ¤.

© Le Monde

Écrit par : inf-off | jeudi, 24 janvier 2008 16:05

La voilà, la contre expertise du rapport Attali concoctée par La Forge (Benoit Hamon, Noël Mamère and co) :
http://la-forge.info/site/

Écrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 16:05

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 16:00

En m'appuyant sur des articles concernant la Grande-Bretagne et l'Allemagne, parus dans le Monde, j'avais eu l'occasion à l'époque de souligner combien la situation des classes moyennes et "en-dessous" se ressemblait pour l'essentiel dans ces pays et bien sûr entre ces pays et la France. L'article sur l'économie communiste de marché apporte une pierre supplémentaire cette fois sur les raisons mêmes de cette (triste) "parenté", sans doute encore plus générale : une internationale de l'exploitation économique et de l'aliénation politique.

Est-ce que les journaux allemands sont anti-fonctionnaires ? Ici il faut lire l'article du Monde Diplomatique sur les salariés d'Eads ("Trop raisonnables, les salariés d’EADS ?", F. Ruffin, Novembre 2007) pour voir comment des intérêts et points de vue apparemment différents convergent vers la défense de l'indéfendable, l'excuse de l'inexcusable conduisant à cette logique de la servitude volontaire et des alliances objectives des médias, salariés, politiques et syndicats avec les seuls possédants que l'on peut légitimement qualifier d'aliénation.

Écrit par : off | jeudi, 24 janvier 2008 16:20

Merci à Juliette pour le lien sur La Forge. Hamon est un des rares qui ne me fasse pas désespérer totalement du PS...
Je vous livre ce savoureux commentaire lu sur Rue 89 sur le beauf de Valeria Bruni-Tedeschi, devenu indésirable auprès des maires UMP: "il est en train de passer du stade "Bruni" au stade cramé!

Écrit par : Valdo Lydeker | jeudi, 24 janvier 2008 16:37

Jérôme Kerviel a-t-il disparu? Etrange........

Écrit par : etrun | jeudi, 24 janvier 2008 16:37

nef, c'est f qu'il faut remercier ;-)

etrun : qui est Jérôme Kerviel ?

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 16:53

J'ai trouvé ! C'est celui qui aime bien jouer au monopoly moderne et a pousser le système à bout, un vrai rebelle celui-là !

http://www.devenir-celebre.com/people/jerome-kerviel/

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 17:00

heu, "a poussé" ce serait mieux tout de même.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 17:04

juliette c'est à valdo qu'il faut dire cela;-)))

(moi je suis toujours plongée dans la lecture des différents articles)

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 17:09

Ecrit par : Valdo Lydeker | jeudi, 24 janvier 2008 16:37

Et ce n'est pas de l'autobronzant ! ;-)

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 17:10

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 16:53

Jérome Kerviel est un sémillant jeune trader qui gagnait 100.000/an et qui a fait joujou avec les sous de la sgé..


Ecrit par : Lord Nithorynque | jeudi, 24 janvier 2008 15:15
Vous étes son impréssario? la nouvelle idole des français se compare avec M Ali...M Ali était un danseur sur un ring, un félin; alors que le JoWil c'est un peu balourd...

Écrit par : Pamela de Barres | jeudi, 24 janvier 2008 17:12

Sur Kerviel "Ses motivations sont incompréhensibles" pour les dirigeants de la banque, précisant qu'il ne s'est apparemment pas enrichi personnellement.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 17:24

A tous ceux qui souhaitent lui envoyer un message de soutien;-))))

jerome.kerviel@sgcib.com

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 17:33

vivre libre
cheminer loin des sentes balisées
dire sans mentir
ne pas jouer le jeu
affronter l'inacceptable
ne s’accommoder de rien
refuser de se soumettre
et décider de ses peurs

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 17:33

@juliette: c'est trader qui a cramé 5 milliards d'euros de la SGénérale et qui est,dit-on, en fuite.....

Il est touchant, le père Bouton, patron de la Générale, qui du coup, renonce à six mois de salaire pour n'avoir pas su contrôler ce petit trader (en fuite) qui a cramé 5 milliards d'euros....!
Bouton ne renonce pas à un an, hein, juste à six mois. C'est précisément ce qui fait la différence entre Bouton et le français moyen, quoi. Moi, je ne peux pas renoncer à six mois de salaire, et la plupart des français non plus! Il n'y a sans doute que les sarkoholiques qui peuvent renoncer à...six mois de salaire pour faire (petite) pénitence. Six mois, pas un an, tout de même. Le prix de l'oubli?

Écrit par : etrun | jeudi, 24 janvier 2008 17:40

Ecrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 14:10
Ecrit par : inf-off | jeudi, 24 janvier 2008 15:19


La "sécession des élites"

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 17:47

Le remake de Monique (toujours contente)


http://www.allocine.fr/film/galerievignette_gen_cfilm=43242.html

Christine Lagarde toujours gonflée à bloc jamais inquiète.
Allez Skalpa, au boulot.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 18:05

Libérez une croissance qui ne crée pas d'emplois ?

http://www.lefigaro.fr/economie/2008/01/24/04001-20080124ARTFIG00311-le-bit-prevoit-millions-de-chomeurs-de-plus-en-.php

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 18:10

La "sécession des élites"

Ecrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 17:47

...n'a pas cessé, ça c'est sûr

Écrit par : off | jeudi, 24 janvier 2008 18:12

libre.. pour quoi faire?

Veux-tu avoir la vie facile ?
Reste près du troupeau et oublie-toi en lui.
(nietzsche)

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 18:40

Ecrit par : etrun | jeudi, 24 janvier 2008 17:40

C'est ce que je me suis dit quand j'ai entendu l'info.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 19:04

http://www.dailymotion.com/relevance/search/libert%C3%A9/video/x3799m_liberte-de-la-presse-johnpaul-leper
(liberté de la presse - john-paul lepers)

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 19:25

Bouton aurait même pu renoncer à 3 fois 6 mois : 666, autrement dit, l'argent étant une invention du diable, comme le dirait sans doute notre bon Benoît qui, soit dit en passant, est ravi d'être un numéro, lui.

Mais peut-être que 6 mois de salaire de Bouton font le compte, soit 5 milliards....

Écrit par : néoffite | jeudi, 24 janvier 2008 19:37

En commentaire à "changer d'air"
comment ça un peu tard ? les grandes idées sont intemporelles (et toc !)
Mardi, 22 janvier 2008 16:03
Et une cargaison de travailleurs qui n'auront plus que l'air qu'ils respirent

Moi, chaque fois que j'expire mon p'tit litre et demi de C02,je suis âprement conscient de combien je suis nuisible, mais après tout, pas plus que les autres. Je ne suis qu'un homme comme les autres, consommeur, chieur, destructeur et degueulasse.

On en revient au bien fondé de la croyance en l'homme, seule forme de vie qui aura permis, au regard de l'histoire - qu'il a d'ailleurs inventée- d'avoir conscience que la planete, la vie et toute cette sorte de choses ont existé et c'est en même temps l'espèce qui aura déclenché (accéléré?) la disparition de ce sur quoi elle aura été la seule à mettre des mots: la vie sur la planète. De la à penser que la conscience de soi est dangereuse…
"heureux les simples d'esprit, le royaume des cieux leur appartient…"

Ecrit par : juliette dze | mardi, 22 janvier 2008 18:20
On peut voir que d'après Crutzen "Cet âge a, selon lui, débuté autour de 1800, avec l’avènement de la société industrielle".

Deux siècles déjà...

a mon avis, bien plus. A partir du moment (c a d depuis le début) où la compétition pour la survie est engagée et où, faute d'être le plus fort physiquement, l'homme se doit de devenir le plus malin, fûté, madré, roué… pour survivre, c'est déjà foutu.
Mobiliser son intelligence pour survivre, c'est lutter à l'instinct, dans l'urgence permanente, contre ce qu'on ressent comme une menace : le froid, la faim, les loups, le phyloxéra, l'autre, les indiens, l'immigré et, à chaque fois, cela nous a offert le spectacle de tout (opportunisme, obstination, endurance, ingéniosité) oui, tout sauf de"l'intelligence" dont on pourrait hasarder qu'elle serait la capacité à apréhender à la même fraction de seconde le passé, le présent et l'avenir ou, si vous préférez, les causes du problème (passé), la structure du problème et les sous-problèmes dont il est constitué (présent), et les conséquences – du problème, bien-sûr, mais aussi (et peut-être surtout) des conséquences des solutions.
Alors… vous avez des noms ? Moi pas…

Et j'ai un petit peu mal à la tête mais ça, c'est dès que je sens qu'on va me contrarier…
Bon, maintenant je vais lire le billet qu'il y a en haut

Écrit par : robert Humbley | jeudi, 24 janvier 2008 21:19

Vite une aspirine ! robert Humbley a encore frappé... à retardement ! ;-)

Mais vieux motard que jamais n'est-ce pas ?

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 21:37

Tiens, on dirait qu'une autre hypothèse apparaît à propos du soi-disant trader soi-disant fou :

"Professeur à l'école des Sciences politiques, Elie Cohen estime que l'explication donnée par la Société Générale, qui a annoncé 4,9 milliards de pertes à cause de la fraude d'un de ses traders, est «difficile à croire»"

http://tinyurl.com/2mrknl

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 21:40

Vite une aspirine ! robert Humbley a encore frappé... à retardement ! ;

attention faut pas me contrarier, de un et de deux, les 5 milliards, là où ils sont, un jour de plus ou de moins pour en parler, ca fait pas une grande difference
gaffe au present, il n'y a rien de plus dangereux, sauf peut-être le concret

Écrit par : robert Humbley | jeudi, 24 janvier 2008 21:56

On parle beaucoup du trader, petit homme astucieux ayant passé tous les systèmes de sécurité et de vérification. Bouton, petit homme encore plus astucieux, reste en place, s'avère être le seul à pouvoir redresser la barre et, prunus avium sur le cheese cake, fait oublier les pertes imputables à la crise des subprimes. On a eu :
Jérôme : 4.9 milliards.
Subprimes : 2 milliards.
Ca devient :
Jérôme : 7 milliards.
Subprimes : pas de ça chez nous.
Juste une histoire fantasmatique d'un trader ébouriffant... Le capitalisme financier fou n'est qu'une histoire de mecs qui déconnent. Ouf !
Sacré Jérôme...
A suivre, car tout cela reste bien brumeux.


A lire, dans le Monde 2, une enquête sur les hlm de Neuilly, par les sociologues Pinçon-Charlot. Du beau monde...

"Le monde a commencé sans l'homme, et il s'achèvera sans lui"
Lévy-Strauss

Écrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 21:58

J'adoooore Elie Cohen !



Hum.

Écrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 22:00

Ecrit par : robert Humbley | jeudi, 24 janvier 2008 21:56

Ah c'est donc vous !...

Mettez le magot au chaud.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 22:00

f, c'est quoi ce hum, en l'occurrence ?

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 22:01

http://www.elie-cohen.eu/article.php3?id_article=11

Écrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 22:20

HS//comme d'ab
(liberté liberté chérie;-))

http://www.dailymotion.com/video/x45a07_holden-ce-que-je-suis_music
(Holden - Ce Que Je Suis)
à voir chez skalpa.. un moment de pure poésie

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 22:25

Ecrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 22:20

En effet...

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 22:28

Alors les joyeux drilles ?
La prison c'est le sketch du jour?
Et demain c'est quoi?

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 22:46

Mais demain c'est ravioli of course cher odm qui vient à pas menus faire sa pub..., un petit tour et puis s'en va ;-)

Alors, vous n'illuminez plus ?

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 22:48

odm

on a un point en commun ;-))

Écrit par : agathe | jeudi, 24 janvier 2008 22:53

Trop de ténébres pour ma falote lumière.

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 22:55

Va chez laflote

Écrit par : agathe | jeudi, 24 janvier 2008 22:56

Et moi je suis prisonnier de vous, juliette....
mais pas de la matière......

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 22:58

Ok Agathe...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 22:59

f

Double lecture...

Écrit par : agathe | jeudi, 24 janvier 2008 23:01

Les Lumières ne sont pas forcément où on le croit. ;-)

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:01

Car je n'aime plus....
Et je pleure l'unité perdue de l'univers...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:02

Et tout ce fracas nous fait perdre le sens.
Le sens de l'essentiel.
Je veux le silence comme la femme veut l'enfant.

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:04

Et je pisse à la raie du pouvoir d'achat...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:05

Voila ce que j'avais à dire sur le sujet du jour...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:06

Ach l'Amûûûr ! Mais n'est-il point au ciel ?

Avez-vous lu le papier de Debray dans le Monde sur Sarko, le pape, les Emirats, etc. ?

J'ai lu qq part qu'aujourd'hui dans les manifs les gens criaient : "moins de Carla, plus de pouvoir d'achat"

Ils n'ont vraiment rien compris ! On leur a pourtant expliqué que l'élite préparait leur bonheur sur terre (et même peut-être au ciel) et que regarder Carla ça remplace un hot-dog, non ?

Ah le populo j'vous jure...

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:08

Je vais de ce pas sur le site du vespéral quotidien,
pour me repaître de la prose sucrée de l'ami Debray...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:13

Sucrée, sucrée, "acide" serait plus juste.

Au fait pourquoi maintenez-vous que Arnaud a été pris les doigts dans le pot de confiture ?

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:20

Car ses explications sont pour le moins...., comment dire?....
....laborieuse, voila c'est ça !
Mais je l'aime bien...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:25

Vous n'aimez pas la confiture en fait, avouez!

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:27

Mais si....j'en fait de la très bonne....

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:31

encore HS//.. Pffff!!!.. pardon les villageois

Action de soutien envers les sans-papiers

"Nous dénonçons d’une part l’enfermement de personnes dont le seul crime est d’être entré en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie.
D’autre part, nous tenons à manifester notre inquiétude devant les conditions de détention elles-mêmes :
Le centre de rétention de Cornebarrieu, ville de la banlieue de Toulouse, est muni de vitres anti-chocs et entouré de grillages et de fils de fer barbelés à deux niveaux (à 20 m et 100 m du bâtiment).
La cour où peuvent s’amuser les enfants est encore doublement sécurisée à tel point que de grandes plaques métalliques ont été posées afin d’éviter tout regard extérieur.
S’agirait-il de personnes à ce point dangereuses pour nous ?
Saurons-nous trouver des solutions plus respectueuses de l’être humain et de tous ses besoins, ceux des enfants notamment ?"

euh.. j'ai supprimé le début du tract parce que c'était un appel à la prière sur la place du cap'
mais peu importe
je dénonce aussi

Écrit par : Maghnia | jeudi, 24 janvier 2008 23:32

Mais tout le tract est une prière Magnia, puisque le premier sens de ce mot est : "demande instante".

Sur ces saintes paroles d'une impie je vais voir si Morphée veut de moi. ;-)

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:36

J'arrive...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:38

dans les bras de Morphée...

Écrit par : odm | jeudi, 24 janvier 2008 23:39

Une dernière pour odm avant de fermer :

http://tinyurl.com/24odnh

Écrit par : juliette dze | jeudi, 24 janvier 2008 23:45

J'aime.....

Écrit par : odm | vendredi, 25 janvier 2008 00:14

Parceque j'ai une réputation à défendre :

Un conseil de banquier......Vous ne savez que faire de votre argent?

Voici la solution :

Faites vous tatouez un euro sur votre sexe et vous aurez le plaisir d'avoir 5 avantages :

1) Vous verrez croître vos investisements
2) Vous prendrez plaisir à toucher votre pognon
3) Vous ne verrez plus d'un mauvais oeil que votre femme dévore
vos économies
4) Vous serez le seul à décider ou le placer
5) Vous serez le seul a décider comment le protéger

Sympa non ?

Écrit par : odm | vendredi, 25 janvier 2008 00:22

Vous étes son imprésario? la nouvelle idole des français se compare avec M Ali...M Ali était un danseur sur un ring, un félin; alors que le JoWil c'est un peu balourd...
Ecrit par : Pamela de Barres | jeudi, 24 janvier 2008 17:12

Chère Pamela,
J'aurais tellement souhaité vous écrire en eyak. Malheureusement...
http://afp.google.com/article/ALeqM5hZjEomD-XWyPQ3yvqOn7aQPJ_-ag

Écrit par : Lord Nithorynque | vendredi, 25 janvier 2008 05:05

@ serval merci pour ce petit habillage d'image
bonne journée à tous et toutes,
quant à moi,
J'ai beau réfléchir, je ne vois vraiment pas comment je pourrais perdre 5 milliards d'euros!

Écrit par : skalpa | vendredi, 25 janvier 2008 07:54

Donc, l'idiot du village, c'est Jérôme. Jérôme a tenté (jusqu'à 50 milliards, parait-il), Jérôme a échoué, Jérôme sera puni. C'est l'effondrement de la bourse qui a révélé Jérôme et son petit jeu anodin. Juste une petite histoire qui coûte cher (mais, pas d'inquiétude, les comptes de la SG sont positifs). L'histoire d'un homme et de quelques défaillances techniques du système. Il (se) jouissent sans entrave, ils s'interdisent de s'interdir. Mai 68, à l'envers, c'est i am 68. Le capitalisme qui merde, c'est parce qu'il n'y a pas assez de capitalisme. Comme on le disait du communisme.

Jérôme, bientôt consultant ?
http://rue89.com/2008/01/24/societe-generale-apprendre-a-rebondir-comme-nick-leeson

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 08:45

Mai 68, à l'envers, c'est i am 68.

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 08:45

Superbe.

Écrit par : adrien (de rien ?) | vendredi, 25 janvier 2008 08:46

Stanley Cavell cause dans le poste, notamment de cinéma :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/avoixnue/fiche.php?
diffusion_id=51200

Le film du moment : "l'arbitragiste est un lampiste".

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 09:30

C'est pas de chance, c'est le hasard, c'est la vie...
J'entendais récemment le gigantesque Phillipe Tesson dire que Sarkozy, avec sa politique, dans ce moment de crise, "n'a pas de chance".


"Les pertes de 4,9 milliards d'euros annoncés jeudi par la Société générale et imputées à un unique trader sont de manière certaine sans rapport avec les crédits à risque américains, a répété vendredi le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer. Il se dit certain que les pertes sont liés à certains produits financiers sans rapports avec les "subprimes", mais en revanche il explique que l'enquête devra dire si le trader accusé, Jérôme Kerviel, a agi ou non seul, et comment il a pu contourner tous les contrôles. Rien n'est lié aux subprimes dans les opérations funestes dont il est question. "Je suis catégorique", a dit Christian Noyer sur RTL. "Nous savons très bien sur quelles opérations la perte a été faite", dit-il. Les pertes ne sont montées à la somme de 4,9 milliards qu'en raison de la chute récente des marchés, entre lundi et mercredi selon lui. "C'est le hasard, c'est pas de chance, c'est comme ça, c'est la vie", a-t-il dit."

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 09:36

La Maalox attitude :

"L'affaire de la fraude imputée par la Société générale à un trader unique n'a rien à avoir avec la crise financière internationale et ne remet pas en cause la fiabilité du système français, a déclaré vendredi en Inde Nicolas Sarkozy.
On ne peut pas assimiler le problème interne à la Société générale, qui est la conséquence d'une fraude interne de grande ampleur, à ce qui s'est passé sur la système financier international et qui est en provenance des Etats-Unis", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à New Delhi.
Les résultats de la fraude interne à la Société générale "ne touchent pas la solidité et la fiabilité du système français", a-t-il ajouté."


Donc les 2 milliards (déclarés) imputables à la crise des subprimes n'existent plus. Ca, c'est de la chance...

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 09:43

Ecrit par : agathe | jeudi, 24 janvier 2008 22:56

Si vous n'allez pas à Laflote, Laflote viendra à vous;-)))

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 09:54

Ecrit par : f | jeudi, 24 janvier 2008 22:20

Quel prophète, cet Elie !

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 10:01

Les médias caricaturent le raporatali.
Berd alors ! dit Attali (qui est un cas rare).
Il est utile de le rappeler :
http://www.humanite.fr/1993-07-17_Articles_-Jacques-Attali-la-chute

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 10:10

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 10:10

Dans la série, nos experts ont du talent : Alain Minc

http://www.acrimed.org/article1473.html

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 10:20

Nouvelle tendance, l'expertface. Cela consiste à se mettre en scène avec une pose d'expert qui fait la fierté de la France dans le monde et même en France.
http://www.20minutes.fr/diaporama/275
J'ai choisi Jacques Marseille dans la position du fonctionnaire pensant l'inutilité du fonctionnaire. Abyssal. La photo d'origine (avec, à l'instar de Bruni, vraie/fausse exhibition de l'alliance) :
http://www.renseignementeconomique.net/IMG/jacques_marseille-198x331.jpg
Envoyez vos meilleurs montages !

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 11:00

"Ma liberté de penser" Florent pagny !

Non ? désolé :-/

Écrit par : Larim | vendredi, 25 janvier 2008 11:01

Heu, Federer...

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 11:01

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 10:10

A propos du rapport Attali, des extraits finalement non conservés dans la mouture finale sont publiés en exclusivité chez play-list ;)

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 25 janvier 2008 11:04

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 11:00

J. Marseille s'est fait récemment rentrer dedans lors d'un colloque de mutualités où il avait fait des déclarations selon lesquelles tout fonctionnaire qui se respecte devrait arriver tous les jours avec le sourire au travail.

Certains lui ont fait remarquer que tous n'avaient pas sa paye de professeur d'université. Ils auraient pu ajouter "de cumulard de surcroît" car il est connu pour son affairisme et les manuels scolaires qu'il supervise sont une mane importante sans parler du reste.

Écrit par : juliette dze | vendredi, 25 janvier 2008 14:10

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 11:00

Bon j'essaie de participer à expertface.

Une fois que l'on a fait l'image (plutôt mal que bien), enregistrée en Jpeg, comment on l'a fait parvenir ?

Titre
Elie Cohen s'accroche comme une moule au CNRS.

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 14:13

Voici donc que Jérôme devient maintenant le responsable des tourments de la bourse :
http://www.20minutes.fr/article/208691/Economie-La-presse-internationale-s-emballe-autour-du-genie-de-la-fraude.php

De nouveaux arguments rutilants pour NS :
Le pouvoir d'achat en berne ? La faute à Jérôme.
L'inflation ? Jérôme.
Le déficit record du commerce extérieur ? Pfiou, Jérôme.
Objectifs de reconduites à la frontière pas atteints : Bon, Jérôme, t'es lourd !
Les municipales, enjeu national ou non : Hein, Jérôme ?
Cacophonie autour du vrai/faux plan banlieue : Tu crains vegra, Jérôme.
Suicide chez Renault, dans la police : Jérôme, t'es déprimant.
SDF morts de froid : Jérôme, méchant !

Jérôme, un produit français.

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 14:15

http://www.flickr.com/
ou au taulier, comme on dit...

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 14:25

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 14:15

Sans oublier que pour le réchauffement climatique, le Jérôme, il n'y est pas pour rien !

Écrit par : juliette dze | vendredi, 25 janvier 2008 14:45

Pour preuve, cette conclusion du GIEC :

«L'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du XX° siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée des gaz à effet de serre émis par Jérôme».

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 14:49

Qu'est-ce que je disais ! :-))

@ + tard

Écrit par : juliette dze | vendredi, 25 janvier 2008 14:55

Selon I. B., une amie proche de Cécilia, celle-ci aurait quitté Sarkozy pour un certain Jérôme K.

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 14:58

Merci f.

Elie Cohen s'accroche comme une moule au CNRS

http://www.flickr.com/photos/ href="mailto:23133974@N05">23133974@N05/2218059487/

Pierre Giacometti quitte Ipsos pour devenir top model

http://www.flickr.com/photos/ href="mailto:23133974@N05">23133974@N05/2218059479/

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 15:00

Il vaudrait mieux passer les liens ici :
http://tinyurl.com/

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 15:05

#@&&******¤¤¤¤¤&&&&!!!!!!!!

Bon dans la galerie villagedesnrv

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 15:07

On fait pas son Jérôme, on reste zen.

http://tinyurl.com/23x5sd

http://tinyurl.com/2zjeka

Écrit par : nefisto | vendredi, 25 janvier 2008 15:15

Très beau et fort texte de Max Dorra dans la rubrique "point de vue" du Monde, en accès libre, sur la question de la "lutte des classes" et des mille et un processus de dissimulation de son efficace dans la société française, avec une réflexion sur la place et le rôle de la gauche dans une démocratie :

Point de vue
Le pouvoir et le mensonge, par Max Dorra
LE MONDE | 25.01.08 | 14h31

Écrit par : inf-off | vendredi, 25 janvier 2008 15:51

Grève(s) des soins...
Jusqu'où ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20080125.OBS7185/greves_des_soins__sarkozy_interpelle.html?idfx=RSS_notr

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 17:00

Lu sur le blog Biffures

"Attali est le seul homme à avoir cent idées par jour, mais je suis le seul à savoir quelle est la bonne."

François Mitterrand

Écrit par : nef | vendredi, 25 janvier 2008 17:16

Ecrit par : nef | vendredi, 25 janvier 2008 17:16

Excellent !

Par ailleurs, le "Rapport Attali", en tout cas le peu que j'en ai lu, est assez curieux... Pour ne parler que de ce qui y est écrit à propos des logiciels "open source" entre autres... Il me semble qu'il va totalement à contre-courant de ce qui est prôné actuellement en France à ce sujet...
De même pour ce qui concerne le téléchargement, qui va à l'encontre du "rapport Olivennes"...
Me trompe-je ?

PS : si le Lord passe par là, quelques bollywooderies l'attendent chez nous ;)

Écrit par : adrien (de rien) | vendredi, 25 janvier 2008 17:28

Reprise succinte de l'enquête du Monde 2 sur les "hlm" de Neuilly :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/306143.FR.php

Conseil municipal de Neuilly : 45 membres. Opposition : 2 PS et un vert.

Écrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 17:30

Les municipales, enjeu national ou non : Hein, Jérôme ?

Ecrit par : f | vendredi, 25 janvier 2008 14:15


mouarf !!!!

http://tinyurl.com/2mrz4a

Écrit par : nef | vendredi, 25 janvier 2008 17:35

témoignage

6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remporte la présidentielle.
Romain, 29 ans, manifeste sa déception.
Il est arrêté un pavé à la main.
Et condamné à quatre mois de prison ferme.
Carnet de bord depuis Fleury-Mérogis

http://prison.blogs.liberation.fr/
(16 mai 2007..22 novembre 2007)

Écrit par : Maghnia | vendredi, 25 janvier 2008 19:40

HS//
http://www.youtube.com/watch?v=fs1J-NBq_NY

Écrit par : Maghnia | vendredi, 25 janvier 2008 20:40

re-HS//
http://www.youtube.com/watch?v=QtMeapV1skI&feature=related
et bonne nuit le village et ses habitants

Écrit par : Maghnia | vendredi, 25 janvier 2008 20:50

Le taulier a la grippe, ses co-gestionnaires aussi ? Tout le monde il est mal foutu : pas d'images de vikande ?

Encore un coup du Jérôme...

Écrit par : juliette dze | samedi, 26 janvier 2008 09:45

Jérôme.. c'est le taulier..
il n'a pas la grippe.. il est grippé.. euh ripé.. euh râpé
bon.. je ne sais plus..
;-))))

Écrit par : Magh | samedi, 26 janvier 2008 10:11

 
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