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mardi, 22 janvier 2008

Changer d'air


 

Pendant que notre président vocalise le grand air de la politique de civilisation devant un public qui l'applaudit à tout rompre, un prix nobel de chimie, qui lui ne parle pas en l'air, apprend à qui veut bien l'entendre, que notre planète est entrée dans une nouvelle ère : l'anthropocène.

Par ce néologisme, l'espèce humaine se découvre être devenue, depuis deux siècles et l'avènement de la société industrielle, une « force géophysique planétaire ».

1bf6d371501fb636cace6e7d9e29d217.jpgSoudain, les variations de voix tonitruantes de notre président vont decrescendo, finissent dans des tremolos pathétiques.
Mais il ne faut pas être injuste, énormément de faits, de personnages deviennent dérisoires face à l'annonce de cette nouvelle ère qui se profile apocalyptique.

Quelle partition merveilleuse, l'humanité a t'elle été capable de jouer pendant l'ère précédente qui justifierait que nous essayions de nous sauver de notre capacité à adapter la planète à nos trop nombreux besoins, à nos trop nombreux conflits ?

Quelle oeuvre d'art, quelle musique, quelle littérature, quelle philosophie, quel témoignage d'amour, ou de solidarité, en somme quelle trace de civilisation ou même quel son humain sera capable de nous survivre ?

Doit-on espèrer de la capacité des gouvernements du monde entier à gérer cette crise écologique, en tout cas mieux que les autres crises mondiales, qui ont bouleversé l'humanité ?
La science va t'elle apporter des solutions aux problèmes que ses progrès ont entrainés.
Combien d'année nous faudra t'il pour polluer nos sols comme nous l'avons fait de l'atmosphère et de la mer ? Combien de millions de tonnes de CO2, de déchets radioactifs ou chimiques enfouirons-nous pour retarder l'échéance ?

Même si rien ne se perd et rien ne se créée, tout casse.

Promettre des solutions pour demain, tout autant que contempler avec nostalgie le passé, sont deux refrains dépassés, car c'est toujours le présent.

En conséquence, c'est maintenant qu'il faut changer d'air.


Nef

http://www.dailymotion.com/video/xi48q_le-coma-des-mortel...

 

Commentaires

nef, si tu veux mettre une vidéo dans le billet, il faut que tu le fasses par l'éditeur html ;)))

play-list, des spécialistes.

Écrit par : adrien (de rien) | mardi, 22 janvier 2008 14:07

Ya comme un défaut sur le lien final qui ne fonctionne pas.

Utiliser TinyUrl en cas de longue adresse est bien pratique.

:-)

+ tard sur le fond.

Écrit par : juliette dze | mardi, 22 janvier 2008 14:11

Merci, mais pourquoi il a remplace la musique par la vidéo ?

Écrit par : nef | mardi, 22 janvier 2008 14:15

Le court terme, vitesse de déplacement de la modernité, toute à ses réformes sans se soucier des suites (n'envisage-t-on pas de supprimer le principe de précaution ?), a pour modérateur cette forme d'espoir qui ne tient à rien d'autre qu'à la vie elle-même et qui postule que rien de définitif ne peut arriver à l'humanité. Un espoir sur la longue durée, en somme. Et qui nous dédouane de nos égarements du temps présent. "Plus tard, on saura régler le problème", peut-on penser, entraînés comme nous sommes à voir la solution de tous nos maux dans la recherche et la technologie : le progrès comme religion, non pas transcendante, non, mais bien ancré dans notre quotidien et qui promet de le rendre plus agréable. Demain, on rase gratis.

En attendant, on se livre à tous les excès qu'une bande de 6 milliards de gamins est capable de faire dans une cour de récré vaste comme la planète et qui n'a jamais connue de maître d'école.

Écrit par : off | mardi, 22 janvier 2008 14:23

"Besoin d'air" ; un livre de Laurence Parisot.
Un besoin, pas un changement.

Nous sommes vraiment dans le présent (qui dure 3 secondes, comme chacun le sait). L'idée est de constamment repousser le futur. Il ne s'agit pas d'aller vers un nouveau moment, "réhumanisé", mais seulement de repousser l'échéance.

Donc, du Latour :
http://www.bruno-latour.fr/presse/presse_art/023-MONOGEISME-LIBE.html

Écrit par : f | mardi, 22 janvier 2008 15:05

Au sujet du smic, la droite française chante faux. Elle ne connaît ni l'air ni la chanson de l'hymne au salaire minimum que l'on entonne en Europe. Elle s'apprête ainsi, après les municipales, à faire en sorte que la croissance annuelle du smic demeure inférieure à l'inflation. Et une cargaison de travailleurs qui n'auront plus que l'air qu'ils respirent comme seul bien. Ah il est frais, le "travailler plus..." !

Le Monde :

Carte blanche
Smic : la France à contre-courant

Une série d'ouvrages sur les bas salaires en Europe va être publiée dans quelques jours par la prestigieuse Russell Sage Foundation, basée à New York. Les volumes consacrés au Royaume-Uni et à l'Allemagne décrivent un chassé-croisé frappant pour la dernière décennie.

Outre-Rhin, malgré l'absence de salaire minimum, le modèle social a longtemps été caractérisé par des salaires élevés. Mais, depuis la seconde moitié des années 1990, il s'effrite : la part des travailleurs à bas salaires a augmenté de 25 %. Les secteurs concernés, comme les services aux particuliers, sont pourtant protégés de la concurrence internationale. Le développement de mini-jobs mal payés et la pression sur les rémunérations touchent particulièrement les femmes. En Grande-Bretagne, dans le même temps, l'introduction en 1999 d'un salaire minimum, aujourd'hui supérieur au smic français, a participé d'une baisse de 10 % de la part des bas salaires dans l'emploi. Les femmes en sont cette fois les grandes bénéficiaires. Le salaire minimum britannique a pourtant suscité d'importantes craintes lors de sa création par Tony Blair. La plupart des experts avaient la conviction qu'un salaire minimum ne pouvait que jouer contre l'emploi ; leurs homologues français ont aujourd'hui la même vision pour le smic. Simple conviction, car les travaux empiriques sont sophistiqués mais fragiles. Aux Etats-Unis, le débat scientifique sur l'impact délétère du salaire minimum reste d'ailleurs ouvert. Le patronat américain est également divisé : le PDG de Wal-Mart, par exemple, s'offre le luxe de soutenir les propositions démocrates d'une augmentation du salaire minimum fédéral.

Au Royaume-Uni, le salaire minimum est fixé sur proposition (systématiquement suivie) d'une " commission bas salaire " composée de six responsables patronaux et syndicaux (ne représentant pas leurs organisations), de deux universitaires et d'un président. Neuf ans après, les effets du salaire minimum britannique sur l'emploi sont indécelables, malgré les efforts des chercheurs ! Cette expérience a convaincu une Allemagne pourtant réfractaire à cet outil. L'introduction de minima salariaux est désormais au coeur de la stratégie antidumping social et de moralisation du capitalisme moderne de la grande coalition d'Angela Merkel. Elle en a déjà instauré un de plus de 1 500 euros dans le secteur postal à l'Ouest. D'autres branches vont suivre. Pour le Parti social-démocrate, le mouvement vers un salaire minimum interprofessionnel est lancé.

Paradoxalement, le gouvernement Fillon va inscrire la France dans une trajectoire inverse : une fragilisation du smic. Créé en 1970, le smic avait vocation à faire profiter chacun des fruits de la croissance. Il augmente annuellement au minimum de l'inflation plus la moitié du gain d'un ouvrier. Mais, contrairement à une idée reçue, il n'est pas particulièrement généreux. Malgré les coups de pouce et la convergence des smic 35 heures par le haut, le pouvoir d'achat net d'une heure de travail au smic n'a progressé en vingt-cinq ans que de 20 %. Ce qui est en deçà des gains de productivité résultant d'organisations du travail de plus en plus exigeantes.

Pourtant, l'évolution du smic est désormais une urgence politique. L'inflation dépasse 2,5 %. Les tensions persistantes sur les matières premières, la saturation de l'effet déflationniste des importations asiatiques et les politiques gouvernementales (des franchises médicales à la taxe sur le poisson) risquent de la maintenir durablement à un tel niveau. Avec cette hausse des prix - même modeste -, le smic pourrait croître mécaniquement de 3,2 % en nominal chaque année, le portant à... 1 500 euros pour 35 heures en 2012. Sans réforme, Nicolas Sarkozy réaliserait la promesse de campagne du PS ! Il doit donc assurer sa propre proposition : remettre en cause la mécanique du smic, pour revenir à un salaire minimum non automatiquement indexé sur la croissance. Le Conseil d'orientation de l'emploi a été saisi pour avis sur les projets gouvernementaux. Ils devraient se traduire en loi après les municipales. Le projet prévoit qu'une commission d'experts indépendante émettra tous les ans des recommandations publiques sur la hausse du salaire minimum..., ce qui est en fait bien inquiétant pour les millions de smicards. Séparément, les partenaires sociaux au sein de la commission nationale de la négociation collective continueront de donner leur avis. La décision finale reviendra au gouvernement.

Le plan politique pour rassurer les salariés est aussi en forme. L'Etat conditionnerait l'octroi des allégements de charges sociales à une négociation salariale au sein de l'entreprise. Cette mesure risque d'être un leurre : son contrôle sera difficile ; les salariés n'ont souvent que peu de pouvoir de négociation, notamment dans les petites entreprises où les syndicats sont absents ; enfin, comme pour l'octroi des heures supplémentaires ou des jours de RTT payés, l'employeur n'aura aucune obligation d'augmenter les salaires à l'issue de la négociation.

Les syndicats sont désorientés par le maelström des réformes sociales ou les diversions comme la suppression de toute référence pour le temps de travail. Mais le plus navrant reste l'attitude des socialistes : ils semblent avoir jeté aux oubliettes l'idée phare d'un smic à 1 500 euros alors qu'elle est plus que jamais réaliste. Preuve que le défaitisme social dépasse les clivages politiques.

Philippe Askenazy

Philippe Askenazy

est directeur

de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris.

© Le Monde

Écrit par : inf-off | mardi, 22 janvier 2008 16:03

Ecrit par : f | mardi, 22 janvier 2008 15:05

Merci f pour l'article.

Écrit par : nef | mardi, 22 janvier 2008 17:55

On peut voir que d'après Crutzen "Cet âge a, selon lui, débuté autour de 1800, avec l’avènement de la société industrielle".

Deux siècles déjà...

On ne s'en sortira pas sans reconsidérer le rapport entre nous et la nature comme tente d'en promouvoir l'idée Bruno Latour (sa dernière contribution au débat sur le pincipe de précaution est très claire : http://tinyurl.com/yv8w38),

et d'une autre façon quand Philippe Descola, anthropologue, pose la question "A qui appartient la nature ?" : http://tinyurl.com/27v3jl

Le problème est que les élites qui nous gouvernent préfèrent aller s'amuser à Disneyland ou compter leurs bénéfices.

Il y a comme un manque de relations entre la partie la plus avancée de la pensée et le politique (que les Lumières avaient réussi à rapprocher, mais c'était il y a bien longtemps...).

Ressortir Morin c'est bien gentil mais bon... Depuis on a un peu bougé tout de même. Qu'il devienne à la mode maintenant seulement en dit long sur le décalage entre science et politique.

Nef, merci de m'avoir fait connaître Bernard Lamarche-Vadel en même temps que ce billet intéressant.

Écrit par : juliette dze | mardi, 22 janvier 2008 18:20

nef..

"Quelle oeuvre d'art, quelle musique, quelle littérature, quelle philosophie, quel témoignage d'amour, ou de solidarité, en somme quelle trace de civilisation ou même quel son humain sera capable de nous survivre ?"

l'air.. l'eau.. le sol.. le son..
ce n’est rien à côté de ces pics de pollution .. que nous subissons.. chaque instants.. et qui occasionnent des troubles respiratoires.. sans précédents..

du sarkko-cécilia.. du sarkkko-jogging.. du sarkkko-pape.. du sarkkko-pêcheurs.. du sarkkko-banlieues.. du sarkkko-bruni.. du sarkkko-disney.. du sarkkko-pipi.. du sarkkko-caca
le monde.. le figaro.. le parisien.. libération.. la télé.. 20minutes..l’express..
ma voisine.. mon curé.. mon confrère.. mon rabbin.. mon boulanger.. mon imam.. mon cousin..

le soir.. je rêve de changer d'air.. mais je crains d'en avoir pour quelques heures encore à suffoquer..

alors je me dis que .. ce n'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, mais je préférerais ne pas être là quand ça arrivera..
c’est naze.. je sais.. mais c'est woody allen.. il ne sait pas être sérieux.. moi à peine.
..
merci pour ton texte

Écrit par : Maghnia | mardi, 22 janvier 2008 18:23

adoption pour les parents homosexuels ..
le bout du tunnel pour certains
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080122/tts-europe-droitshomme-france-adoption-h-c1b2fc3_1.html

bonne soirée les villageois

Écrit par : Maghnia | mardi, 22 janvier 2008 19:50

En passant, rapidement, de la lecture.
Sciences, politique, écologie, cosmopolitiques...
Stengers :
http://multitudes.samizdat.net/_Stengers-Isabelle_.html

Écrit par : f | mardi, 22 janvier 2008 22:40

"Quotas d'immigrés", réforme de la constitution...
http://www.20minutes.fr/article/207877/France-Une-remise-en-cause-des-valeurs-sur-lesquelles-repose-la-societe-francaise-depuis-1789.php
Et si le pouvoir choisissait la voie référendaire...
Imaginons la hauteur du débat national, l'ambiance.
Il en serait capable...

Écrit par : f | mardi, 22 janvier 2008 23:40

c'est woody allen.. il ne sait pas être sérieux.. moi à peine.
Ecrit par : Maghnia | mardi, 22 janvier 2008 18:23

http://elogedelamour-riendespecial.blogspot.com/

Écrit par : Lord Nithorynque | mercredi, 23 janvier 2008 00:25

Merci nef. À propos de l'illustration musicale : quelle drôle d'association tout de même, entre le Tom Waits belge et le barde suisse tant décrié par Fulcanelli.

Écrit par : Music for the masses | mercredi, 23 janvier 2008 00:27

foudroyant .. vertigineux

http://www.dailymotion.com/playlist/x3oa7_Opinion_Publique_france-gall/video/xeyi8_france-gall-jai-besoin-de-vous_music

Écrit par : aérolithe | mercredi, 23 janvier 2008 07:30

envie de changer d'air
vous savez comment faire!

Écrit par : skalpa | mercredi, 23 janvier 2008 07:50

Ecrit par : Music for the masses | mercredi, 23 janvier 2008 00:27

Pas trouvé Mélanie Safka. Finalement, cette version m'a amusée.


Merci à tous pour vos commentaires et lectures proposées.

Écrit par : nef | mercredi, 23 janvier 2008 09:35

nef..
puisque votre billet parle de pollution .. :

http://www.youtube.com/watch?v=HLxfimWa1cc
(des propos polluants)
peut-être la fin du cauchemard pour certains
http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article15519
(merci l'europe)

nécessité pour un enfant d'un père (viril comme sarkkko) et d'une mère douce et tendre (comme Sainte Marie.. toujours vierge)!!!!

doit-on condamner tous les veuf(ve)s.. les divorcé(e)s.. les mères/pères célibataires qui décident d'élever leurs enfants seuls ou aura-t-on un(e) conjoint(e) "commis(e) d'office" pour éviter la famille d'accueil à ses enfants?

affaire à suivre (de près)

Écrit par : Maghnia | mercredi, 23 janvier 2008 12:30

A suivre de près....le billet de maitre eolas

http://www.maitre-eolas.fr/2008/01/23/847-la-france-condamnee-pour-avoir-refuse-l-agrement-en-vue-de-l-adoption-a-une-personne-homosexuelle

Écrit par : nef | mercredi, 23 janvier 2008 14:05

Pour hâter le changement d'air... :

Les 935 mensonges de l'administration Bush
Une étude indépendante a comptabilisé les fausses déclarations du président américain et de son équipe sur l'Irak entre 2001 et 2003.
Lefigaro.fr

Quand c'est qu'on fait la même chose pour NS ?

Écrit par : juliette dze | mercredi, 23 janvier 2008 17:30

Quand c'est qu'on fait la même chose pour NS ?

Ecrit par : juliette dze | mercredi, 23 janvier 2008 17:30

Tout ce qu'on peut espérer, c'est que ça mette moins de temps !
En attendant, des nouvelles de Christian Estrosi chez play-list !

Bonne soirée !

Écrit par : adrien (de rien) | mercredi, 23 janvier 2008 17:55

Ecrit par : juliette dze | mercredi, 23 janvier 2008 17:30

J'ai eu le même reflexe.
On pourrait créer un inventaire.
Je participe quand tu veux.

Écrit par : nef | mercredi, 23 janvier 2008 18:15

Jean Quattremer met en musique le projet de Bruxelles sur le climat.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/01/lunion-leader-m.html?cid=98245034#comments

Écrit par : nef | mercredi, 23 janvier 2008 18:30

Les prochains "nous", nef, auront la lourde tâche d'assumer ou de muter ;-))

Écrit par : agathe | mercredi, 23 janvier 2008 19:39

Ecrit par : agathe | mercredi, 23 janvier 2008 19:39

muter ?

On peut pas être à la fois un mouton et un mutin ;-))

Écrit par : Serval | mercredi, 23 janvier 2008 19:45

Excellente note et d'ailleurs, j'ai beaucoup aimé quand Quitterie Delmas a fustigé sur ITélé, ce soir, la contradiction d'un Sarkozy qui dit approuver les conclusions de l'économiste Stiglitz et le même Sarkozy qui applaudit l'option productiviste développée par le rapport Attali. Incohérence, alors qu'il faut des choix courageux pour la planète.

Écrit par : Hervé Torchet | mercredi, 23 janvier 2008 20:31

Ecrit par : agathe | mercredi, 23 janvier 2008 19:39

Nous cela ne peut être que maintenant.
Il faut oublier le temps des conséquences, il est déjà là.
La mutation des esprits ne peut être que maintenant.

Clic nef.

Écrit par : nef | jeudi, 24 janvier 2008 09:50

 
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