Avertir le modérateur

« Soldite aiguë | Page d'accueil | Les grenouilles roses »

jeudi, 03 janvier 2008

Les petites humeurs font les grands mouvements




Pendant que notre président continue de brader (euh, plutôt de se livrer au pillage bête et mal 60f2ef36026a423276bb00bab4f83283.gifcompris?)  des penseurs de gauche pour habiller sa vitrine politique résolument vide de concept, je ne peux m'empêcher d'avoir un mouvement d'humeur.
 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-995200,0.html


Est-ce que j'ai arrêté de m'alimenter ?
Est-ce que je met le feu aux poubelles ?
Est-ce que je refuse de regagner ma cellule ?
Parce que cela semble être les nouvelles manifestations d'un "mouvement d'humeur". En tout cas selon la définition de la Préfecture de Police de Paris, au sujet des « événements » dans les centres de rétention des étrangers non régularisés.  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080102.OBS2946/manifestation_de_solidarite_devant_le_centre_de_retenti.html

N'avoir ni humeur ni honneur, se dit d'une personne que les affronts ne touchent plus et qui a perdu tout sentiment d'honneur.

Pour ce qui concerne les humeurs, l'année 2007 avec les nouvelles lois sur l'immigration et les quotas et maintenant l'année 2008 et ses fichiers, l'honneur de la France aura été abondamment empuanti.


Ces humeurs fétides, ne nous obligent-elles pas à nous mettre en mouvement ?
Pour ceux qui ont un mouvement d'humeur, et envie de retrouver humeur et honneur, cliquez sur le lien ci-dessous.
.
.
.
Nef
Avec la collaboration du Village

Commentaires

Eh bien, les humeurs mettent certains en mouvement!
(pardon s'il y a doublon avec un des liens, je n'ai pas tout ouvert).
Voici ce que j'ai reçu de la CIP IDF.
Avis à ceux qui sont libres demain!

MARCHE SUR LE CRA DE VINCENNES

Les sans-papiers font une marche sur le centre de rétention de Vincennes pour la libération de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention.

JEUDI 3 JANVIER 2008 A 16H00
et
SAMEDI 5 JANVIER 2008 A 15H00
Départ à Porte Dorée / Musée de l'Immigration
Métro Porte Dorée (Ligne 8)



DANS LES CENTRES DE RETENTIONS, LA RÉVOLTE A COMMENCÉ


Le 15 décembre une révolte a commencé au centre de rétention du Mesnil-Amelot : cahiers de doléances, revendications écrites sur les vêtements, refus d'entrer dans les chambres, grève de la faim… Elle s'est étendue au centre de rétention de Vincennes où de nombreux sans-papiers ont rejoint la grève de la faim et refusé de rentrer dans leurs chambres. La répression n'a pas tardé. 150 CRS sont entrés dans le centre de rétention pour les réprimer. On compte trois blessés parmi les grévistes. La police a refusé d'appeler le Samu. Certaines personnes ont été isolés. Mais les grévistes ont exprimé leur détermination à ne pas céder.


En cette fin d'année, les préfets ont reçu le message d'accélérer les rafles pour atteindre le chiffre de 25000 expulsions fixé par le ministère de Hortefeux. Le harcèlement quotidien des sans-papiers s'est encore accentué. Les arrestations ont lieu partout : lors de démarches administratives, dans les préfectures, les commissariats, devant des consulats, les écoles, au travail, dans la rue, le métro, aux domiciles…


À Rennes, à Bordeaux, à Paris et un peu partout en France et en Europe, ces derniers mois ont vu de fortes mobilisations contre les centres de rétention.

Donnons de l'ampleur à ce mouvement.

Soutenons la révolte des sans papiers.


Agissons maintenant pour la fermeture de tous les centres de rétentions.


LA RÉVOLTE A COMMENCÉ…



Premiers signataires : 9ème Collectif des Sans-Papiers, Sierra Maestra, Collectif des Sans Papiers de Montreuil, Coordination des intermittents et précaires d'IDF

Écrit par : valdo lydeker | jeudi, 03 janvier 2008 06:05

hum l'humeur vagabonde...

Écrit par : skalpa | jeudi, 03 janvier 2008 06:10

Yep valdo
étendons la lutte!!!!

Écrit par : skalpa | jeudi, 03 janvier 2008 08:35

De quelle(s) pratique(s) la politique (politicienne) est-elle le nom ? Très certainement, celle-ci s'inspire des pratiques du marketing et de sa curieuse conception du "concept", réduit au mot, à la marque. Ainsi la "valeur travail", les "jurys citoyens", le "travailler plus...", la "pensée unique", maintenant la "politique de civilisation".

Tout se passe comme s'il fallait trouver des mots et des expressions qui claquent, qui se retiennent bien, et semblent s'autosuffire et ne réclament aucun développement.

Le paradoxe est que pour être compris du plus grand nombre, ces termes ne souffrent pas d'élaborations supplémentaires, toujours trop longues et ardues pour les formats audiovisuels.

A partir de là, on comprend pourquoi la politique est condamnée à être ce marché voire cette foire d'empoigne où l'on s'étripe autour de notions vagues, nécessairement mal définies, mais objets de fortes crispations et de convictions aussi absolues que creuses.

D'où ce constat également d'un décrochage entre le discours dans lequel la politique se met en scène pour les médias et les pratiques réelles mais tues, car souvent peu glorieuses, qui se réalisent en son nom et se mettent hors débat public.

D'où l'insatisfaction d'un certain public qu'aucune marchandise n'est susceptible de venir combler.

Écrit par : off | jeudi, 03 janvier 2008 09:23

Mes voeux tardifs à tous les NRV, ici et ailleurs !
Bonne année de lutte, de réflexion, de création...

A bientôt !

Écrit par : adrien (de rien) | jeudi, 03 janvier 2008 09:46

A propos des sans papiers et de la lutte assez exemplaire de RSF, je voudrais tout de même introduire une réflexion qui, depuis qu'elle m'a été faite, m'interroge.

Une amie me dit, alors que j'évoque une manifestation de RSF, qu'on a tort de se focaliser sur les sans papiers car cela se fait au détriment des "avec papiers" qui depuis des années rament pour avoir leur place dans la société française. Que ça les tire vers le bas, que ça renforce les associations dévalorisantes les concernant.

Et finalement, ça servirait surtout à une frange de la gauche à se donner bonne conscience : certains ont leurs pauvres, d'autres leur sans-papiers, tout le monde est content et le racisme, la ségrégation spatiale et sociale souvent connectés avec les origines "ethniques", sont ainsi évacués du débat.

Sa réaction est-elle si fausse ? Je n'en suis pas sûre réflexion faite.

Je ne crois pas qu'il soit de bonne politique d'opposer les pauvres entre eux et les luttes progressistes entre elles. Cependant, celles pour les sans papier mettent le doigt, sans le vouloir, sur l'absence de la gauche sur la question plus vaste de la justice sociale incluant le droit au logement et la fin des zones de relégation.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 11:42

C'est juste Juliette.
Seulement, c'est aussi une notion d'urgence...
Et au delà du sort fait aux sans papiers, il y a surtout de quoi dénoncer une hypocrisie dont la société française s'est fort b ien accomodée (combien de travail au noir? de logements au noir?) , jussqu' à ce que son racisme foncier préfére s ne drainer que les "cerveaux" africains et laisser les basses besognes aux travailleurs de l'Est, plutôt qu'aux sans-papiers les assurant déjà...

Écrit par : Valdo | jeudi, 03 janvier 2008 11:48

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 11:42

Il n'y a pas que dans ce domaine, que la politique du PS est déficitaire;-)))

Il n'en reste pas moins que ce que tu évoques c'est une graduation dans l'altérité des autres membres de l'espèce humaine, une forme dissimulée de nationalisme. Préférons les français dits de "souche", puis les français depuis une génération, puis les étrangers avec papiers et en bas de l'échelle nationale, les sans papiers considérés comme le lumpen, et pour lesquels l'incarcération seraient envisageable, acceptable et dans des conditions totalement contraires au droit. De sans-papier, famille, enfant deviennent alors des sans-droit, des délinquants.

J'estime que la dégradation d'une de ces "classes" n'entraînent absolument pas l'amélioration de la "classe" située dans l'échelon social juste au-dessus.
Ce genre de théorie découle en droite ligne de la pensée nationale-socialiste (reprise dans les discours de Le Pen avec la préférence nationale). On ne se pose pas la question de savoir pourquoi dans notre société, la politique sociale, de logement ou d'emploi est problématique, mais on désigne de fait des coupables, les immigrés trop nombreux.

Si on part du principe que l'intégration des immigrés avec papier serait facilitée par l'expulsion des sans-papier, il est logique de continuer ce raisonnement en "triant" les immigrés qui auraient en France une intégration facilitée selon leur bagage intellectuel, selon leur religion, selon leur couleur. Et puis de reléguer les jeunes beurs ou blacks, français de seconde génération, dans des quartiers (version française des ghettos) afin d'assurer une vie meilleure aux français de vieille souche, de concentrer les moyens sur eux afin d'améliorer la qualité de vie des classes moyennes. Et enfin, de privilégier, les français les plus riches en concentrant un peu plus les richesses sur leurs têtes. Il est intéressant de voir que le gouvernement actuel à travers toutes les lois votées depuis cet été n'a fait qu'appliquer ce programme qui peut paraître de prime abord simpliste. Le paquet fiscal plutôt que les lois sur les quartiers d'Amara, l'immigration choisie plutôt que l'intégration des immigrés avec papiers ou la régularisation de ceux qui avaient famille en France et emploi et qui pour beaucoup c'étaient plutôt bien intégrés.

Pour finir quelques liens et une citation de Deleuze (Urbain n'étant pas là j'en profite)

« C’est d’abord une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? c’est un peu comme une « adresse postale ». Partir de soi, la rue où l’on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin. On commence par soi et dans la mesure où on est privilégié et où on est dans un pays riche, on se dit « Comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers et que cela ne va pas durer. Oulala la Chine …comment faire pour que l’Europe dure encore, etcetera. Etre de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir d’abord le pourtour des choses. Le monde, le continent, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception, percevoir d’abord l’horizon. Ce n’est pas par générosité, ni par morale, c’est une question d’adresse postale. Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est souvent que les problèmes du tiers monde, sont plus proches de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perception. Pas de belle âme. C’est ça d’abord être de gauche pour moi».

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/12/on-est-confront.html

http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/008-12714-309-11-45-901-20071107STO12713-2007-05-11-2007/default_fr.htm

Écrit par : nef | jeudi, 03 janvier 2008 15:40

Nef, c'est tirer le propos que je rapportais d'un côté où il n'allait pas je crois. Et il est à replacer dans un contexte d'atonie de la lutte politique dans laquelle il n'y a que la défense des sans papier qui domine.

De plus, certains de leurs défenseurs sont aussi dans une logique de hiérarchie des luttes, que vous dénoncez à juste titre : de même qu'auparavant les OS étaient devenus le sel de la terre, les sans papier le seraient à leur tour, pour certains.

On ne peut éviter l'interpellation par rapport à une gauche radicale/libertaire qui elle même trie entre ceux qui ne mériteraient pas d'être défendus (les ouvriers qualifiés, les salariés à statut, les employés) et les plus pauvres des pauvres que secrète notre société : sans domicile, sans papier, prostituées à deux sous, etc., qui, eux, mériteraient de l'être.

Opposer le lumpen prolétariat au prolétariat est une vieille recette des dominants, recouvrir les origines sociales des origines "ethniques" en est une autre. Etfaire peur aux couches moyennes avec ceux qualifiés de marginaux est toujours payant électoralement.

Mais de leur côté les luttes progressistes ont trop tendance, à mon goût, à se segmenter et à ignorer les contradictions internes (l'hétérogénéité est partout et les problèmes de discrimination ne se limitent pas à l'appartenance sociale non plus, par exemple).

Segmentation selon des chapelles qui préservent leurs adeptes et leurs "béneficiaires" comme Arpagon sa cassette.

Ce qui manque est tout de même un projet global car défendre les sans papier est sans fin si dans le même temps on n'agit pas pour une plus grande égalité dans les rapports entre pays riches et pauvres, et si partout le détournement des richesses au profit d'une petite minorité, ne cesse pas.

La lutte pour les sans papier n'est pas une fin en soi. Je le dis d'autant plus tranquillement que, en la matière, je n'ai de leçon à recevoir de personne.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 18:20

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 18:20

Je ne donne pas de leçon.

Le projet global, la citation de Deleuze l'aborde à mon avis.

Les mouvements de gauche hiérarchisent les luttes, bien sûr.

Et toute lutte est sans fin, ceux qui ont cru avoir abattu le facisme en ont été pour leurs frais. Cela reste une pensée dominante et montante dans nos sociétés où les inégalités se creusent et vont s'accentuer avec l'épuisement de certaines ressources, les tentations de protectionnisme et de repli sur soi des sociétés vont progresser.

Gagner la lutte, surement non, mais peut-on abdiquer face à de telles méthodes ?
Certains y verront une façon de se donner bonne conscience, mais on le dit de toutes façons, pour toutes les luttes, pour tous les écrits, pour tous les coups de gueules et pour toutes les actions et les découragements face au système restent grands, par moment.

Écrit par : nef | jeudi, 03 janvier 2008 18:41

Ecrit par : nef | jeudi, 03 janvier 2008 18:41

Certes...

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 18:47

Dans leMonde.fr un chat intéressant avec Morin sur la "politique de civilisation" et ce qu'il entend par là.

J'ai l'impression que cela va revenir comme un boomerang vers Sarkozy à moins qu'il ne devienne un président de gauche, mais alors va falloir modifier les critères de notation des ministres :-))

Tiens, voilà un bon sujet : comment les citoyens sont remplacés par des consultants pour évaluer l'action des ministres et comment le modèle managérial fait son entrée en fanfare dans la politique.

Il y aura peut-être un effet positif à cette aberration : les ministres vont vivre la pression de l'évaluation individuelle, ses effets négatifs sur le travail, sur les solidarités, le stress que cela provoque, etc. et cela les rendra peut-être un peu plus modestes et prudents dans la promotion de telles pratiques qui ne sont pas pour rien dans la vague de suicides au travail qu'on peut observer depuis quelques temps.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 19:01

Ben ouais,
Le problème des institutions...
Au lieu de lire tous ces pathétiques appels à l'organisations d'un référendum pour la validation du mini traité du mini président , tous les troubadours de gauche seraient plus inspirés de militer pour la suppression de l’élection de Président au suffrage universel.
Yen a un peu marre de se tromper de combat.

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 19:49

Mais la gauche mécréante n'a aucun avenir...
La preuve !

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 19:53

La « rétention de sûreté », telle quelle apparaît dans le projet de loi du 28 novembre 2007 est un «changement profond d’orientation de notre justice. [...]
Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire
voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale.
On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires. »

(Le Monde, La prison après la peine, 27 novembre 2007).

Écrit par : Robert Badinter via la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 20:31

Subject: Appel contre la rétention de sûreté : merci pour votre signature

Bonjour,
Merci encore pour votre mobilisation contre ce nouveau projet de loi liberticide.
La pétition contre le projet de loi instaurant une rétention de sûreté sur présomption de dangerosité continue son chemin.
Une trentaine d'organisations et plus de 500 personnes l'ont signé. La pétition peut être désormais signer en ligne sur le site :
www.contrelaretentiondesurete.fr.
Les signataires y ont été publiées et vous pouvez y consulter quelques documents sur le sujet.

Nous souhaitons diffuser au maximum cet appel le plus rapidement possible, le texte devant être étudié par l'Assemblée Nationale dès le 8 janvier (mardi prochain). La procédure d'urgence a été déclarée ; il n'y aura donc qu'une seule lecture devant chaque chambre. Cependant, le Sénat semble être prêt à amender largement le texte et à provoquer la réunion d'une commission mixte paritaire. Ainsi, la mobilisation doit rester forte de la part des organisations, des parlementaires et des membres de la Société civile qui souhaite s'opposer à ce type de projet de société.

N'hésitez donc pas à diffuser largement le site :
www.contrelaretentiondesurete.fr dans vos réseaux et auprès de vos proches.
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Le GENEPI, le SNEPAP-FSU et le Syndicat de la Magistrature.

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 20:33

j'ai oublié de vous saluer ..

pour rester dans le ton de l'autre jour .. mais un peu plus visuel..
http://www.youtube.com/watch?v=7MOuDuHeago

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 20:40

fourmi rouge?

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 20:44

qu'ils disent..
tendance noir pour le drapeau.. mais chhhhht!

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 20:55

C'est une fourmi cro-onde plutôt...

Bon je vais de ce pas signer la pétition pour me faire pardonner un aussi piètre jeu de mot, cela vaudre tous les pater et tous les ave cher odm...

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 21:00

La fourmi, merci pour la vidéo ;-))

Écrit par : Serval | jeudi, 03 janvier 2008 21:20

Il n'est, chère Juliette, aucunement question de quelques supliques divines dans cette affaire.
Simplement hiérarchiser les problèmes et s'attaquer à l'essentiel.
juste analyser les causes pour mieux les combattre.
Mais les passions l'emportent trop souvent.
Et le buzz c'est tellement fun.

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 21:31

"hiérarchiser les problèmes et s'attaquer à l'essentiel."

Je suis d'accord, je taquinais juste.

Ceci dit, difficile de se mettre d'accord sur quelles sont les bonnes priorités.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 21:36

allez.. aucun rapport avec les squatters de ce blog;-)..
simplement parce que c'est magnifique..
http://www.youtube.com/watch?v=HG_UbpS9J98
(respect Monsieur Brel!)

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 21:40

Chère Juliette, il faut parfois pour avancer, montrer aux autres que nous avons quelques certitudes.

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 21:40

C'est tout le problème de la gauche mécréante, l'absence de certitudes....

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 21:41

Ben moi je trouve qu'il y a plutôt trop de certitudes que pas assez ; elles empêchent de penser autrement : on retombe toujours dans les mêmes travers.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 21:51

odm
en tous cas la droite ne semble pas avoir ce genre de problème .. l'autre n'en manque pas de certitude :
"Nicolas Sarkozy ne veut plus de chômeurs longue durée. Pour son premier Conseil des ministres, le Président a demandé à son gouvernement un "calendrier" pour réfléchir à la mise en place de "sanctions" à l’encontre des demandeurs d’emploi qui refuseraient "deux offres acceptables".
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/301557.FR.php

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 22:00

Ecrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 22:00

Ah ben en voilà un qui a des certitudes !

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 22:01

Dans la suite de la petite fourmi, pour odm : http://fr.youtube.com/watch?v=jmPP-eCSy04&feature=related

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 22:20

Se détacher des vieilles dialectiques, des mêmes impasses, fabriquer de nouvelles certitudes, non négociables.
Les certitudes sont effectivement du côté que l'on sait, rien de mystérieux. C'est quasi-newtonien. Le bon vieux mimétisme.
Construire, fabriquer des attachements, voir à nouveau, inverser la pente...
C'est tout de même un peu plus bandant que de gagner une année d'ennui tous les dix ans.

Écrit par : f | jeudi, 03 janvier 2008 22:20

"C'est tout de même un peu plus bandant"

Ben, si vous le dites... ;-))

Mais votre propos, précédent cette affirmation finale, est un peu ambigu ou je ne sais plus lire.

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 22:23

Allez dormez bien les villageois .. l'autre veille à tout
http://www.youtube.com/watch?v=iu-Hd8zWOuk&feature=related

Écrit par : la fourmi | jeudi, 03 janvier 2008 22:25

pensiez vous, chère juliette, que de me balancer ce fossile de Brel suffirait à tarir ma soif de certitudes?
Chacun ses idoles.
Les votres sont surranées, pour sûr.
Voila bien une réponse de gauchiste mécréante.....
Tellement attendue...

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 22:35

Cher f,
Votre complexitude est touchante.

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 22:37

Et toujours ces référence au monde disparu.....

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 22:37

Votre modernité m'affole odm, vraiment, et pour ce qui est des mondes disparus vous avez l'air de vous y connaître un peu mieux que moi ;-)

Excellent le marchand de sommeil par ces temps de débat enragé sur le travail au noir et sur le tabec :-))

Je vais me plonger dans "La Route" suite à ces échanges instructifs :-)))

http://www.rue89.com/2008/01/03/cormac-mccarthy-en-route-vers-lapocalypse

Écrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 22:50

bONNE NUIT LES PETITS;;;
ICI/
http://deb.blogg.org/

Écrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 23:00

Tiens, voilà un bon sujet : comment les citoyens sont remplacés par des consultants pour évaluer l'action des ministres et comment le modèle managérial fait son entrée en fanfare dans la politique.

Il y aura peut-être un effet positif à cette aberration : les ministres vont vivre la pression de l'évaluation individuelle, ses effets négatifs sur le travail, sur les solidarités, le stress que cela provoque, etc. et cela les rendra peut-être un peu plus modestes et prudents dans la promotion de telles pratiques qui ne sont pas pour rien dans la vague de suicides au travail qu'on peut observer depuis quelques temps.

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 03 janvier 2008 19:01


Pas certain qu'il y ait là matière à rigoler. L'entrée du modèle managérial dans la gestion publique n'est pas tout à fait nouvelle. Elle se fait ici dans sa forme la plus achevée : les indicateurs. La ministre de la culture sera jugée sur le nombre d'entrées dans les salles de cinéma ; Horetfeux, sur le nombre de personnes qu'elle aura bouté hors des frontières. Le cynisme le dispute au ridicule. Si le premier est jugé sur l'action (zélée) de ses services (qui ne sont pas vraiment les siens, puisqu'il s'agit en grande partie de la police et de la justice), la seconde sera elle évaluée sur une situation qui n'est pas de son ressort.

Le plus inquiétant, c'est que cette idée stupide qui soumet l'évaluation de l'action d'un agent à une batterie d'indicateurs met l'accent sur la mesure plutôt que sur l'action, sa nature et la manière dont elle est réalisée. Hortefeux par exemple pourra ainsi se prévaloir de ses "bons" chiffres de reconduite à la frontière.

Et comme cette mesure est chiffrée, elle en paraît "objective", de même que les conséquences qu'elle entraînera pour l'agent (ici le ou la ministre) en question. Ce qui légitime ce genre d'outil pour l'évaluation de l'activité de l'ensemble des personnes exerçant une activité. Sans rien dire du qualitatif.

Écrit par : off | jeudi, 03 janvier 2008 23:04

Chère Juliette, il faut parfois pour avancer, montrer aux autres que nous avons quelques certitudes.

Ecrit par : odm | jeudi, 03 janvier 2008 21:40


Là où la certitude s'installe comme un désert, soleil trop intense et le mouvement de l'idée cesse et le ruissellement d'une eau se tarit. Et c'est une mort légère, aimable et apaisant ce dernier souffle libérateur

Écrit par : phets | jeudi, 03 janvier 2008 23:10

Bravo pour ce post et la qualité des commentaires. J'avoue que j'ai été très déçu par les débuts de ce blog, et donc ravi de revenir sur ma déception !

L'observation de Juliette dze sur l'instrumentalisation des sans-papiers par l'extrême-gauche mérite approfondissement, surtout pour ceux d'entre nous qui fréquentons des étrangers avec et sans papiers et qui sommes bien placés pour savoir qu'ils n'ont rien de différent, de plus "romantique" ou "révolutionnaire", que le beauf franchouillard de base. Avec comme dans toutes les populations d'heureuses exceptions.

Bonne année à tous.

Écrit par : Armand | vendredi, 04 janvier 2008 05:07

Les nouveaux sites d'information en quête d'argent frais
[ 04/01/08 ] (www.lesechos.fr)


Créés l'an dernier, les journaux en ligne Rue89 et Bakchich cherchent des fonds pour poursuivre l'aventure en 2008. Le projet MediaPart d'Edwy Plenel espère trouver encore 1 million d'euros avant son lancement en mars.

Ils se sont lancés l'an dernier. Souvent avec des « bouts de chandelle », mais aussi avec une ferme volonté de diffuser une information différente de celle des journaux papier. En quelques mois, les sites Rue89 ou Bakchich ont acquis une certaine notoriété. Grâce aux scoops divulgués (par exemple, le non-vote de Cécilia Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, dévoilé par Rue89), mais aussi à une liberté de ton qui leur confère une image d'indépendance. Dispensés des charges d'impression et de distribution qui pèsent dans les comptes d'exploitation de la presse papier, ces journaux en ligne reposent sur des coûts de fonctionnement réduits. Au risque de couvrir un champ éditorial plus restreint.

Créé en mai 2007 par des anciens de « Libération », le site Rue89 a donné le coup d'envoi à ce nouveau journalisme sur le Web. Pour démarrer le projet, 100.000 euros ont été mobilisés. Mais dès le mois de juillet, une nouvelle levée de fonds, d'un montant de 280.000 euros, a eu lieu. Gratuit pour l'internaute, le site mise notamment sur la publicité pour se financer, mais aussi sur des services annexes. L'équipe a ainsi bâti le site littéraire du « Nouvel Observateur ». « A terme, on vise un équilibre de 70-30 entre les ressources publicitaires et celles provenant des prestations de services », indiquait, en décembre, à la conférence médias des « Echos », l'un des fondateurs, Pierre Haski. Avec plus de 500.000 visiteurs uniques par mois déclarés fin 2007, Rue89 a équilibré ses comptes d'exploitation deux mois de suite en novembre et décembre derniers. Pour pérenniser son modèle, il cherche néanmoins à lever entre 1,5 et 2 millions d'euros supplémentaires, de préférence auprès « d'investisseurs citoyens motivés par le projet et l'indépendance du site ».
Infos exclusives, pub et gratuité

Le site Bakchich, fondé par d'anciens journalistes du quinzomadaire panafricain « Gri-Gri », rejoint par Nicolas Beau, ex du « Canard enchaîné », se définit volontiers comme une « entreprise bénévole ». Même s'il emploie 4 salariés permanents et rémunère une trentaine de pigistes. Au coeur de la ligne éditoriale, l'actualité internationale, la politique, et un ton satirique. Comme les autres sites, Bakchich cherche surtout des informations exclusives. Jusque-là, le modèle économique a été plutôt artisanal - « presque artificiel » -, mais depuis novembre dernier, le site a renforcé son offre, avec une version PDF, commercialisée 1 euro le numéro et 35 euros pour un abonnement à l'année. Fin 2007, le formule avait séduit 600 abonnés. L'objectif est d'en attirer de 4.000 à 5.000 à la fin de cette année. La montée en puissance du nombre de clics ne suffit pas à attirer la publicité sur le site. Les annonceurs sont, pour l'instant, drainés par Google. D'où des recettes publicitaires « maigrelettes ». Pour passer à la vitesse supérieure, Bakchich n'exclut pas un partenariat. Par exemple, la création d'une régie publicitaire commune avec Rue89. Fin 2007, le site couvrait à peine un quart de ses charges. « La viabilité du site ne peut s'envisager que si nous parvenons à lever des fonds d'ici au mois de mars », admet Nicolas Beau. Entre 1 et 2 millions d'euros seraient nécessaires. Mais il faudra attendre au moins deux ou trois ans pour que le modèle soit équilibré.

La difficulté pour ces journaux en ligne à trouver un modèle économique ne décourage pas les initiatives. Pierre-Louis Rozynes (ex de « Livres Hebdo ») et Stéphane Demazure (fondateur de l'agence Conception éditoriale), soutenus par des investisseurs privés, ont ainsi lancé le site d'information alternatif Desourcesure, qui propose sa propre hiérarchie de l'information avec des articles, des vidéos, etc. Cinq journalistes y travaillent à temps plein, ainsi qu'un webmaster. Le site espère monétiser son audience (400.000 visiteurs uniques en décembre) auprès des annonceurs à partir de 2008.
Edwy Plenel : le modèle payant

De son côté, l'ancien directeur de la rédaction du « Monde » Edwy Plenel va lancer en mars le site MediaPart. Pour se différencier des sites d'informations en continu des grands quotidiens, ce dernier se concentrera sur l'« actualité lourde », en investissant des champs d'informations abandonnés. Parallèlement, MediaPart jouera la carte de l'hypertextualité (renvoi à d'autres sources d'information) et des services personnalisés. A la mi-décembre, le projet avait déjà réuni 3,2 millions d'euros. Mais l'objectif est de mobiliser 1 million d'euros supplémentaires avant le lancement. A la différence des sites déjà existants, le modèle de MediaPart sera payant : l'internaute acquittera un abonnement mensuel de 9 euros par mois (5 euros pour les jeunes et les chômeurs). Pour atteindre le point mort, entre 65.000 et 75.000 abonnés seront nécessaires. Pour Edwy Plenel, la contribution des lecteurs, gage d'indépendance, devra permettre d'éviter, autant que possible, un financement par la publicité.
NATHALIE SILBERT

Écrit par : Armand | vendredi, 04 janvier 2008 05:20

Salutations à Armand, toujours aussi matinal.
Pour ceux que les caucuses iowans intéressent, sachez qu'à l'heure actuelle la quasi-totalité des bulletins de vote sont dépouillés, et que côté démocrate Barack a cassé la baraque : Obama arrive en tête avec 38% des votes et devance John Edwards (30%). Hillary Clinton a pris un rude coup sur la tête, puisqu'elle n'arrive qu'en troisième position. Rien n'est encore perdu mais elle a tout intérêt à remporter le primary vote du New Hampshire si elle ne veut pas se faire distancer.
Côté républicain, parmi les candidats dont on ne sait quel est le pire ou le plus grotesque, c'est selon, Mike Huckabee (l'ex-obèse musicien) l'emporte avec 34% des votes, contre 25% à Mitt Romney (l'ex-organisateur des J.O. de Salt Lake City) et 13% à Fred Dalton Thompson (l'ex-acteur de séries télé).
http://www.washingtonpost.com/?reload=true

Écrit par : Lord Nithorynque | vendredi, 04 janvier 2008 05:50

En complément :
La presse US critique l'intérêt porté au caucus dans l'Iowa (dans la signature)

Écrit par : Lord Nithorynque | vendredi, 04 janvier 2008 05:54

A noter que Giuliani a fait l'impasse et est, avec 3 % des voix, devancé par Ron Paul.

Écrit par : f | vendredi, 04 janvier 2008 07:27

Ecrit par : Lord Nithorynque | vendredi, 04 janvier 2008 05:50

Yes !

Écrit par : nef | vendredi, 04 janvier 2008 10:23

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu